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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 14:02

«C’est à la fin de la foire que l’on fait les comptes» dit l’adage. Depuis dimanche dernier 10 février, les lampions se sont éteints sur la 29è édition de la Coupe d’Afrique des nations de football.

Au moment où le Nigéria jubile, les Ivoiriens, eux, s’interrogent sur l’avenir de leur équipe nationale. Et une question fondamentale se pose avec acuité : Augustin Sidy Diallo doit-il continuer à diriger le football ivoirien après deux échecs successifs en Coupe d’ Afrique des nations ?


En tout cas le débat fait rage en ce moment dans le milieu du sport après l’élimination en quarts de finale des Eléphants. Les avis sont naturellement partagés, mais la tendance est au départ de Sidy Diallo. Premier responsable du football ivoirien sa responsabilité administrative est quasi établie. C’est d’ailleurs à juste titre qu’il dit «assumer la défaite».


Après la débâcle des Eléphants en Afrique du sud, le président de la Fif apparaît aux yeux de l'opinion comme un looser. Dans un pays qui se veut sérieux, comme la Côte d’Ivoire, où il a réussi en si peu de temps, à faire l’unanimité contre sa méthode de gestion, Sidy Diallo devrait rendre le tablier.


Car, si l’on comptabilise les méprises dont il s’est rendu coupable depuis son arrivée à la tête de la Fif à ce jour, on ne peut redouter de ce qu’avant la fin de son mandat, le football ivoirien soit complètement en lambeau comme il l’a été sous Dieng Ousseynou en 2002. C’est lui Sidy Diallo qui, au terme de la Can 2012, où les Eléphants avaient été finalistes sans encaisser le moindre but, a limogé Zahoui François pour imposer aux Ivoiriens un aspirant entraîneur de football. Un signal éloquent de son manque d’ambition pour le football ivoirien.


A l’époque, nous comparions Sabri Lamouchi à un élève pilote, qui a certes son brevet de  pilotage, mais qui n’a à son actif aucune minute de vol. Qui ne s’entraine que sur des simulateurs de vols et, qui est bombardé sur les commandes d’un Airbus A 320 ou d’un Boeing.

 

Erreur de casting

 

Nous prévenions que le crash était inévitable parce que l’erreur de casting était saisissante. Seuls Sidy Diallo et son ministre des sports d’alors, Légré Philippe ne voyaient pas les choses sous cet œil. Légré Philippe s’était permis de dire que «c’est avec Lamouchi que la Côte d’Ivoire va remporter la Can». Logiquement, il devrait être là, à l’heure du bilan, aux côtés de Sidy Diallo pour rendre compte aux Ivoiriens qui ne décolèrent pas de la débâcle sud africaine.

 

Un autre fait que les Ivoiriens s’expliquent difficilement est que depuis son élection, Sidy Diallo n’a animé aucune conférence de presse donnant l’impression de dissimuler derrière ce silence ses insuffisances. Il a toujours laissé cette tâche à Sory Diabaté, son premier vice-président, comme si c’est ce dernier qui avait été élu. Quel est ce président qui fuit la presse comme la peste ? Dans la tête de Sidy Diallo un président de fédération de football, c’est celui qu’on voit sur les stades d’entraînement de son équipe se substituer aux ramasseurs de balle et à l’intendant, dans le car transportant les joueurs ou qui empêche la presse d’avoir accès à l’hôtel des joueurs...

 

Il faut avoir le courage de le dire, Sidy Diallo ne mérite pas de diriger la Fédération ivoirienne de football. Il n’a ni la carrure ni la compétence nécessaires pour le faire. Il vient de le démontrer en reconduisant à la tête du onze national ivoirien, cet entraîneur qui n’a pu aller au-delà des quarts de finale, prétextant que l’échec des Eléphants en Afrique du sud ne lui incombe pas. Il n’y a pas qu’à l’équipe nationale où les choses ne tournent pas rond. Au plan local, les présidents de club n’ont de cesse de critiquer la gestion de Sidy Diallo qui, selon eux, manque de professionnalisme à tous les niveaux. «Il a trop de lacunes» soulignait un président de club qui a requis l'anonymat.

 

Les promesses de campagne, notamment, la convocation des meilleurs joueurs du championnat national en équipe nationale A, l’instauration d’un cadre permanent de discussion… sont restées  jusqu’à ce jour lettre morte. Les présidents de club dans leur majorité n’ont pas apprécié le fait que la Fif de Sidy Diallo lâche Jacques Anouma dans sa conquête de la présidence de la Caf. «Pour brouiller les pistes, Sidy a nommé Anouma membre d’honneur de la Fif avant de lui planter le couteau dans le dos» fait remarquer l’un d’eux. Ils sont nombreux à reconnaitre qu’ils se sont trompés dans leur choix porté sur Sidy Diallo. Que faire aujourd’hui pour sauver le football ivoirien ? Les présidents de club sont très attendus sur la question.

 

COULIBALY Vamara

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