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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 21:55

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour la deuxième journée de sa tournée entamée mardi à Azaguié, le président du FPI était le mercredi 11 septembre 2013 à Arrah où il a animé un meeting."Quand tu forces pour prendre quelque chose qui ne t'appartient pas, tu as toujours des difficultés. Quand tu forces pour prendre un fauteuil qui ne t'appartient pas, tu ne peux t'y asseoir, parce qu'il brûle comme le piment", a critiqué Affi N'guessan, faisant allusion aux voyages du chef de l'Etat hors de la Côte d'Ivoire.

Devant ses parents, amis, connaissances et les populations d'Arrah, Affi N'guessan a rendu publiquement hommage au roi d'Arrah, Nanan Téhua II, l'un des premiers à avoir cherché à le rencontrer quand il était, selon lui, "en mission" à Bouna. "Quand j'étais en mission à Bouna, Nanan Téhua II est venu et a essayé de me rencontrer. Il s'est rendu à Bondoukou pour voir Nanan Bibi II, un chef Koulango. Il lui a fait savoir que ce n'était pas possible d'aller à Bouna à cette période. Nanan Téhua a alors envoyé un émissaire auprès du Bouna Massa pour lui dire ceci: "Je te confie mon fils Affi. Protège-le, veille à ce que rien ne lui arrive". Je voudrais donc dire merci au roi d'Arrah pour tout ce qu'il a fait pour moi", a révélé le président du FPI.

Pour Affi N'guessan, la Côte d'Ivoire est actuellement malade, elle n'est pas en paix parce que Laurent Gbagbo et certains de ses fils sont quelque part. "Gbagbo sur qui on compte est quelque part, il y a des exilés au Togo, au Bénin et au Ghana. S'ils ne reviennent pas, la Côte d'Ivoire ne sera pas en paix", a-t-il prévenu avant d'appeler les Ivoiriens à la réconciliation.

"La réconciliation ne doit pas se faire dans le désordre. Elle est obligatoire, parce que nous souffrons tous. Le cacao qui était à 1000 FCFA sous Gbagbo, à combien est-il acheté aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'on peut acheter sur les marchés avec 1000 FCFA ? C'est à cause de tout cela qu'il faut que nous allions à la réconciliation pour que nos camarades reviennent et que la Côte d'Ivoire se porte mieux. Même si nous devons bénéficier du pardon national, il faut que tous ceux qui sont impliqués dans la crise que nous avons vécue s'expliquent", a souligné Affi N'guessan. Pour l'étape d'Arrah, Affi N'guessan a salué la présence de Solange Bindé, l'épouse de Blé Goudé, Yao Yao Jules, ancien député à l'Assemblée nationale et Zéréhoué Yoro Edouard, lui aussi ancien député.

Olivier Dion, envoyé spécial

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 21:42

L’arrestation du chef de guerre Frci, Amandé Ouréimi, au mois de mai dernier, n’a pas du tout mis fin au pillage des ressources naturelles de la forêt du Mont péko.

La situation dans cette zone va même de mal en pis. Selon des sources crédibles les hommes du seigneur de guerre ont abattu avant-hier mercredi, un éléphant en pleine forêt classée. Mais, ces mêmes sources soutiennent que ce n’est pas la première fois qu’ils s’illustrent de cette façon.

Nos sources révèlent également que dans le mois de mai, deux autres éléphants ont été tués par ces clandestins. Portant ainsi à trois, le nombre d’éléphant tués sur les 6 que regorgerait cette réserve. « Ce sont des éléphants de forêt, c’est une espèce rare » fait remarquer notre source. Qui a révélé que c’est dans un campement appelé Belleville que la bête a été tuée le mercredi 10 septembre.

Par ailleurs, dans la zone contrôlée par les hommes d’Amandé Ouréimi, l’exploitation illégale de la forêt a repris de plus belle. Nos sources soutiennent que de nouvelles plantations sont visibles dans le patrimoine de l’état ainsi que de nouvelles portions de terres qui sont en train d’être nettoyées.

« De nouveaux plants de cacao et d’hévéas sont en train de sortir de terre dans le parc », indique un interlocuteur joint hier par téléphone. L’ultimatum lancé par le pouvoir Ouattara aux hommes d’Amandé de libérer cette réserve naturelle expire à la fin de ce mois de septembre.

Mais, comme on peut le constater, les hommes du chef de guerre burkinabé toujours présents et plus actifs dans la région de Bangolo continuent non seulement de régner en maître, mais ils continuent de défier le régime en place.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:34

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Les délégués départementaux et communaux Pdci d’Adiaké sont formels. Il faut soutenir le président Bédié et le chef de l’Etat, Alassane Ouattara. C’était samedi, lors du pré-congrès éclaté de leur parti à la maison du Pdci d’Adiaké.

Après avoir pris connaissance des quatre points devant sanctionner le précongrès (le Pdci, l’Etat, l’alliance et la candidature du Pdci en 2015), ils ont analysé tous les problèmes qui minent le Pdci-Rda et la Côte d’Ivoire. Jugeant positif le bilan à mi-parcours du Rhdp, les congressistes ont par acclamation approuvé la gestion du pouvoir d’Etat par le président Ouattara. A l’unanimité, ils ont décidé de soutenir la candidature du président Bédié en le plébiscitant au 12e Congrès, et surtout de soutenir Alassane Ouattara en 2015.

Selon eux, on ne change pas une équipe qui travaille bien pour ses concitoyens et qui gagne par la présence des investisseurs. Toutefois, des griefs ont été relevés. Notamment, le découpage électoral, les projets du Pdci non réalisés au sein du Rhdp, le partage du gâteau, mal géré par le président Ouattara.

Ce qui a frustré quantité de cadres du Pdci. S’agissant de l’alliance entre le Pdci et le Rdr, Bernard Ehui dira : « L’alliance Pdci-Rdr du 18 mai 2005 a sauvé la Côte d’Ivoire d’un tyran. En votre nom, le Rhdp, Bédié et Alassane Ouattara ont enduré des souffrances. Je salue votre maturité et votre esprit de clairvoyance du fait que vous soutenez les présidents Bédié et Ouattara. Nous avons tous reconnu que le bilan du Rhdp est positif, tout comme celui du président de la République. Et j’insiste pour dire que son bilan en deux ans est largement positif pour la Côte d’Ivoire. Et sauver la Côte d’Ivoire, c’est soutenir Bédié et son frère ».

Face au thème du congrès « Le Pdci-Rda, face aux défis : Renouveau, Rajeunissement, Renaissance », d’importantes réformes ont été proposées tant au niveau du parti qu’au niveau de la politique nationale.

Dali Edison

L’Expression

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:28

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Justin Koné Katinan a eu gain de cause : l’ancien ministre du Budget de Laurent Gbagbo, qui fut aussi son porte-parole, ne sera pas extradé vers la Côte d’Ivoire comme le réclamait Abidjan. La justice ghanéenne a estimé que la demande d’extradition reposait sur des motivations politiques. Accusé de braquage de banques et d’avoir emporté plusieurs centaines de milliards de francs CFA, l’ancien ministre clame son innocence et affirme vouloir continuer à se battre pour obtenir la libération de l’ancien président Gbagbo détenu depuis plus de deux ans à la Haye par la CPI.

Par RFI

Mon bonheur est restreint et il ne serait total que si le président Laurent Gbagbo retrouve sa liberté…

 

On me poursuit pour braquage ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte ! Je n’ai pas détourné d’argent et encore moins braqué ! […] Nous sommes poursuivis pour notre opinion politique.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:23

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Xinhua

 

ABIDJAN – Un système d’escorte militaire a été mis en oeuvre dans le nord de la Côte d’Ivoire en vue de freiner les attaques de plus en plus fréquentes des bandes armées sur les routes, a appris Xinhua samedi de source sécuritaire.

Selon des officiers, il s’agit d’une mesure visant à protéger les automobilistes, en majorité les camions et autobus de transport en commun qui arrivent dans la soirée dans la zone, contre les individus armés appelés communément coupeurs de route qui écument les tronçons.

Ces convois sécurisés par les forces de l’ordre permettent aux engins et à leurs occupants d’arriver à bon port car les individus armés sont dissuadés, a-t-il ajouté. Les militaires et gendarmes exhortent ainsi les usagers des routes de la région à se soumettre à la discipline sécuritaire.

Le phénomène des bandes armées incontrôlées a refait surface des derniers jours au nord du pays où plusieurs véhicules et même des convois officiels ont été la cible d’attaques qui ont fait plusieurs morts. Face à la situation, les autorités sécuritaires multiplient les mesures pour stopper les nuisances des « coupeurs de route ».

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:22

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Par Vincent Depaul

Faut-il craindre Monsieur Guikahué ? Politicien de premier ordre, il fait souvent des choix qui surprennent, dans le style des FESCISTES. Dernier en date : il avait convoqué une réunion du Secrétariat Général et il décide de destituer le Secrétaire Général Djédjé Mady, ce qui, en soit, est un vrai coup d’Etat. Le Président Bédié ne doit cautionner ce geste, même si son Secrétaire Général est candidat contre lui. « le congrès est souverain, il décide, mais en attendant, je peux me substituer au congrès en renversant Djédjé Mady, qui est élu par le 11ème congrès ». Guikahué dit une chose et fait une autre. Ce qui est tout simplement RI-DI-CU-LE tout ça !!!

En suite c’est la JPDCI qui suit l’exemple tracé par Guikahué en renversant KKB qui lui est élu par un congrès et après ce sont des militants de France qui emboîtent les pas pour destituer Madame Léontine Howa, de la Délégation PDCI-RDA de France. Une femme qui a donné toute sa vie pour le PDCI-RDA dans l’hexagone de suivre la dance des putschistes.

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Monsieur Maurice Kacou Guikahué est en train de se comporter comme s’il invitait certains militants du PDCI-RDA à le suivre sur cette ligne illégale pour montrer au Président Bédié qu’il est en train de le soutenir. Ce comportement du Secrétaire Général adjoint chargé de la mobilisation, Responsable de l’organisation pratique du 12ème congrès et maintenant Secrétaire Général par intérim (autoproclamé) est désastreux et je suis surpris qu’à l’intérieur du comité d’organisation du 12ème congrès, personne ne dit un seul mot sur ce mauvais exemple que Monsieur Guikahué est en train de montrer.

Devant de tels faits, les sages du PDCI-RDA abdiquent, se taisent comme s’ils cautionnent de tels comportements .

C’est une indication pour montrer aux militants que Monsieur Maurice Kacou Guikahué ne respecte pas le congrès qu’il dit pourtant être souverain : alors quand on sait que c’est le 11ème congrès (souverain) qui a élu Djédjé Mady, sur proposition du Président Bédié. Personne ne peut destituer le Secrétaire Général , même le Président Bédié, ne peut le faire. C’est le congrès seul, qui est souverain qui pourra le faire, comme le disent les textes qui régissent le parti. En destituant Djédjé Mady, par voie de presse, Guikahué devient automatiquement un putschiste, une histoire de fescistes.

Guikahué est en train d’aller trop loin dans ce jeu illégale et le Président Bédié risque de se retrouver bien malgré lui pris au piège dans la toile d’araignée que l’autoproclamé Secrétaire Général du PDCI-RDA est en train de tisser. Pour le moment personne au PDCI-RDA ne fait cas, pourtant tout le monde entier voit venir Guikahué qui se croit promu meilleur militant du PDCI-RDA par le Président Bédié. Il s’attribue les grades de Général alors que KKB est dégradé au rang de soldat perdu. Politiquement c’est un mauvais exemple que Monsieur Guikahué est en train de donner au monde entier, et au niveau du parti cela ne doit pas servir de jurisprudence. Il est en train de piéger le Président Bédié sur le front interne au parti et l’isoler sur plan national.

Il est temps de tirer une leçon des actes illégaux que Monsieur Guikahué est en train de poser. Les sages du parti ne peuvent dormir sur leurs deux oreilles devant de tels actes. Quels exemples Monsieur Guikahué est en train de donner aux militants, même s’il veut montrer qu’il le fait en tant que le premier allié du Président Bédié. Ne montrons pas aux Ivoiriens et au monde entier de mauvais exemples. Au PDCI-RDA les putschistes et les Fescistes ne doivent pas avoir de beaux jours devant eux.

Opinion par Vincent Depaul

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:17

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De la question de la vice-présidence de la République

 

Le débat sur la vice-présidence en Côte d’Ivoire n’est pas nouveau. C’est un débat qui avait commencé sous Houphouët-Boigny. Inscrite dans la constitution un moment, la vice-présidence n’a pas eu le temps d’être actée avant d’être supprimée.

Le débat était revenu dans les journaux, lorsque des agitateurs d’idées s’interrogeaient sur le sort et l’avenir de Guillaume Soro, après la Primature. Quand l’ex-SG des Forces nouvelles s’est installé au perchoir, l’on n’a plus entendu parler de cela publiquement.

Cependant en privé, la question de la vice-présidence de la République a recommencé à être abordée, à partir de Novembre 2012 à la suite de l’éviction du Premier ministre Ahoussou Jeannot de la Primature. Estimant que Duncan n’était pas un militant cacique du Pdci et ne répondait pas à l’équation baoulé, principal électorat du Pdci, des stratèges ont remis sur la table la question de la vice-présidence de la République, en estimant que seul un ticket Ouattara avec un candidat Pdci comme vice-président peut faire avaler la pilule d’une éventuelle non-candidature au sein du vieux parti.

Bien entendu, le président Bédié qui ne sera pas en course pour la présidentielle, ne peut être concerné par la vice-présidence de la République. Que ce soit Yamoussoukro, et sa délégation qui ait fait cette proposition mérite une attention particulière. L’Intelligent d’Abidjan, avait déjà en son temps, fait état de la question de la vice-présidence dans la gestion des rapports entre le Rdr et le Pdci au sein du Rhdp.

CK

L’Intelligent d’Abidjan

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:13

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Le Rassemblement des Houphouétistes pour la Paix et la Paix (Rhdp), la coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire est “une grande désillusion“, a indiqué samedi Anaky Kobena, l’un de ses membres fondateurs.

“Le Rhdp a été une grande désillusion car il y a eu soit mauvaise foi, soit de l’imposture“, a déclaré Anaky Kobena lors de la rentrée politique de son parti, le Mouvement des Forces de l’Avenir (Mfa) samedi à Abidjan.

“Pour nous c’était quelque chose d’important. Le but n’était pas de faire chuter un individu mais penser l’avenir de la Côte d’Ivoire“, a ajouté M. Anaky.

La coalition du Rhdp, a été créée en 2005 sous l’impulsion du leader du Mfa. Elle comprend également l’Union pour la Démocratie et la Paix (Udpci), le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et le Rassemblement des Républicains (Rdr). Les deux derniers étant les plus importantes formations de la coalition.

C’est sous la bannière Rhdp et son programme de gouvernement commun qu’Alassane Dramane Ouattara (Rdr) a accédé au pouvoir, après une présidentielle qui s’est soldée par une crise post-électorale ayant fait plus de 3.000 morts.

Mais les dissensions ont depuis surgi. Anaky Kobenan reproche à ses alliés d’avoir marginalisé le Mfa dans la gestion du pouvoir, considérant que la coalition est réduite désormais au duo que forment l’ex-président Henri Konan Bédié (Pdci) et le président Alassane Ouattara.

“Le Rhdp est aujourd’hui un montre à deux têtes, ce sont deux individus qui à leur manière, dans le noir, prennent des décisions“, les “partis politiques (membres) ne sont plus associés à la gestion du pouvoir“, a déploré M. Anaky, appelant à une nouvelle alliance de partis politiques.

“Si le Rhdp initial a été dévoyé, les partis politiques doivent œuvrer pour mettre en place une nouvelle grande alliance“, a-t-il dit.

Cet appel intervient dans un contexte politique ivoirien marqué par des divisions internes au sein du Pdci et le retour sur l’échiquier du Front Populaire Ivoirien (Fpi, parti de Laurent Gbagbo) dont les principaux cadres ont été libérés de prison.

Le Fpi se fondant sur les violences qui ont marqué les élections locales entre le Rdr et le Pdci, avait invité l’ex-parti unique à un “Rassemblement pour la patrie“. “L’attitude du Rdr à l’égard du Pdci et les mésententes qui en ont résulté pour les candidatures à ces scrutins locaux, révèlent bien que le Pdci tend vers une marginalisation“, avait lancé le Miaka Oureto, président par intérim du Fpi.

A deux ans des prochaines élections présidentielles, le paysage politique ivoirien pourrait être recomposé. “Pour 2015, si une nouvelle alliance arrive à se constituer, mon candidat sera le candidat de cette alliance“, a par ailleurs indiqué Anaky Kobena.

JOT Par Jorès TAH-BI
alerte-info.net

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:08

Pour les néophytes, l’engagement politique peut paraître complètement irrationnel, voire incompréhensible et même suicidaire. Pour certains, notamment en Afrique, cet engagement répond le plus souvent à un besoin d’enrichissement facile et rapide, au détriment des convictions. La réalité est plus nuancée et complexe. Sans sous-estimer les avidités d’enrichissement sur les deniers publics, il y a néanmoins de réels engagements politiques par conviction.

En Cote d’Ivoire, les exemples sont nombreux. On peut citer Houphouët-Boigny et ses compagnons de lutte pour l’indépendance de notre pays. C’est le cas aussi pour Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Henriette Diabaté, Hortense Aka-Anghui, Zadi Kessi Marcel, Guillaume Soro, Blé Goudé, Mamadou Koulibaly et bien d’autres. La principale difficulté en politique, c’est comment exister, se faire remarquer pour pouvoir gravir les échelons jusqu’aux postes de hautes responsabilités.

Se créer une légitimité dans l’adversité politique

Lorsqu’on débute en politique ou qu’on n’est pas connu et qu’on a de très grandes ambitions, il faut trouver le moyens de combler ce déficit afin d’avoir une réelle visibilité pour exister politiquement. Ce phénomène n’est pas nouveau. Avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, il change de forme et s’accentue davantage. En Côte d’Ivoire, le rapport de force historique entre le président Houphouët et l’opposant Laurent Gbagbo exprime bien cette réalité. Qu’on le veuille ou non, le président Gbagbo tient sa légitimité de son affrontement politique et idéologique avec le père de la nation ivoirienne. Oser défier l’autorité et la légitimité du président Houphouët était un acte politique très fort qui a de fait positionné Laurent Gbagbo comme un acteur de premier ordre dans le champ politique ivoirien.

A la mort du vieux, la bataille légitime pour sa succession, entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara a également permis de faire connaître davantage l’actuel chef de l’Etat ivoirien. Cet affrontement politique a donc favorisé une très grande médiatisation de l’opposant Ouattara tant sur le plan national qu’international. Ce rapport de force lui a aussi permis de se faire connaitre encore plus dans son actuel bastion politique, où il était un haut cadre parmi tant d’autres, en dépit de sa qualité de premier ministre. Cette visibilité politique involontaire avait donc renforcé sa stature et sa légitimité en tant qu’acteur politique majeur ivoirien.

La défiance de l’autorité et l’affrontement politique pour exister

Aujourd’hui, il est de plus en plus évident que pour exister politiquement, il faut trouver les moyens de se forger une personnalité d’acteur incontournable, de manière à se construire une légitimité, par ses actes et une communication intensive. C’est ce qu’avait compris Guillaume Soro en 2002 en prenant, à la surprise générale, la tête de la rébellion dont il n’est pas à l’origine. Il savait que cela allait lui donner une formidable opportunité pour faire une entrée fracassante mais déterminante dans le cercle fermé des principaux acteurs politiques ivoiriens. Sa confrontation meurtrière avec son ancien mentor, Laurent Gbagbo, l’a naturellement positionné comme un acteur incontournable dans le système politique ivoirien.

Sur ce modèle, Blé Goudé s’est lui aussi construit une existence politique dans son rapport de force avec Soro et l’opposant Alassane Ouattara. Aujourd’hui, c’est autour de Konan K. Bertin (KKB), président des jeunes du PDCI-RDA de défier publiquement le président de son parti par un plan de communication international très brutal. En annonçant dès maintenant sa candidature à la Présidence du PDCI-RDA, après avoir ouvert les hostilités contre les présidents Bédié et Ouattara, KKB sait désormais qu’il vient de franchir la ligne rouge qui doit marquer soit son ascension ou sa mort politique. C’est un risque assumé, mais qui comporte beaucoup d’incertitudes, parce qu’il sait aussi qu’il n’a pas les moyens financiers, humains et politiques d’atteindre son objectif, face aux « crocodiles » de son parti qui dorment toujours les yeux ouverts.

Macaire DAGRY
macairedagry@yahoo.fr

 
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:03

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Financialafrik.com

Blaise-Compaoré

Dans la nuit du 30 au 31 août, Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, de retour d’un séjour estival qui l’a conduit du Maroc au Portugal du 17 au 26 août, a fait l’objet d’une tentative d’assassinat. L’attaque survient le jour même où le comité de suivi des réformes politiques devait rendre son rapport sur les réformes politiques, dont la création du Sénat et, pourquoi pas, la levée du verrou institutionnel de la limitation des mandats présidentiels.

L’auteur du forfait, exécuté durant les échanges de tir, est un ancien soldat du régiment de la sécurité présidentielle, mécontent d’avoir été radié de l’armée. Il serait parvenu à s’introduire dans le palais de Koysam avec une relative facilité, attaquant un poste de contrôle à la kalachnikov et tentant de mettre le feu au dépôt d’armes.

Plusieurs explosions et coups feu ont été entendus à Ouagadougou, la capitale. Une partie de la ville a été privée d’électricité, poussant les burkinabés à spéculer sur les circonstances réelles de l’ attaque. A-t-elle été menée par un seul individu comme le clame le président Blaise Compaoré lui même, apparu très détendu devant les objectifs des caméras. L’homme fort du pays a annoncé avoir donné ordre aux militaires de faire un communiqué expliquant ce qui s’était passé.

De son côté, le parquet a ouvert une enquête et a diffusé un communiqué repris par la télévision nationale et la presse. La thèse d’une “main étrangère” est privilégiée : “Dans les documents découverts sur l’ex-soldat, on a trouvé un billet de sortie de la prison délivré par l’administration pénitentiaire d’un pays voisin”, déclare le substitut du procureur.

Contexte politique lourd

Pour le moins cette attaque met définitivement fin aux vacances gouvernementales. La rentrée est bien entamée dans un pays où le débat politique est plus que jamais polarisé. L’attaque survient le jour même où le comité de suivi des réformes politiques devait rendre son rapport sur les réformes politiques votées par l’assemblée le 21 mai et qui portent sur la création du Sénat, préalable vers la levée du verrou constitutionnel de l’article 37 relatif à la limitation des mandats présidentiels. Le vote de ce texte a été dénoncé par l’opposition qui a organisé d’importantes protestations, notamment le 28 juillet 2013. Selon la constitution actuelle, le président Compaoré devrait quitter le pouvoir au terme de son deuxième mandat en 2015.

Aussi, les différentes réformes politiques proposées revêtiraient aux yeux d’une partie de l’opposition et de la société civile le but de proroger le bail du locataire du palais de Koysam?

La procédure de désignation et d’élection des membres du sénat (le président nommant directement 29 sur 89 sénateurs) laisse supposer que cette instance sera favorable au président contrairement à l’actuelle assemblée. Pour lever l’article 37, un vote du congrès (parlement + sénat), moins périlleux qu’un référendum populaire, est nécessaire. Celui-ci disposera -t-il d’une majorité qualifiée?

Face à la forte mobilisation de l’ opposition, la présidence a émis un communiqué le lundi 12 août, suspendant la mise en place de cette chambre. Le communiqué présidentiel est explicite: “Au regard des controverses et préoccupations relatives à la création du Sénat qui traversent les différentes composantes de la société burkinabè, le chef de l’État a demandé au Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, de convoquer le comité de suivi et d’évaluation des reformes politiques. (…) Un rapport d’étape circonstancié sur le processus d’opérationnalisation du Sénat avec des recommandations et propositions“.

Blaise Compaoré dit ne pas vouloir utiliser le sénat

Si beaucoup de ses opposants dont Zéphirin Diabré l’accusent de vouloir modifier la constitution, le président Blaise Compaoré est d’avis contraire.

Arrivé au pouvoir en octobre 1987, le président Blaise Compaoré fait face depuis deux ans à une série de contestations sociales et politiques et à de fréquentes mutineries de soldats. Une éventuelle déstabilisation du Burkina Faso fera sauter le verrou entre le Sahel chaud et le Sahel humide.

Adama Wade

 

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