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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 21:19

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui paye cette campagne ? Combien coûte-elle ?
Campagne d’affichage contre la corruption: l’exemple doit venir d’en haut

Depuis bientôt deux semaines, les rues de la capitale ivoirienne ont vu apparaître des affiches publicitaires fustigeant les ravages de la corruption. La corruption, quel mal insidieux, il faut la combattre. Le gouvernement ivoirien vient donc de lancer une vaste campagne de lutte contre la corruption. Elle va coûter la modique somme de 81 milliards de fcfa (rien que çà) au contribuable ivoirien.

On serait tenté de féliciter le gouvernement pour tant d’engagement a lutter contre ce fléau. D’autant plus que le classement 2012 de l’Indice de Perception de la Corruption publié par Transparency International classe le pays au 130ème rang sur 180 pays avec un score de 29 sur 100. Il y a donc urgence a agir. Sauf que certains semblent ne pas se sentir concerne par cette campagne.

Ainsi, dans sa dernière parution le mensuel d’informations La Lettre du Continent révèle : le DG de la poste de Côte d’Ivoire, Mamadou Konaté, a attribué début juillet à son neveu et patron de N-Micro service bureautique (Nmdb), Youssouf Nabi Touré, le marché de rénovation des postes de Tafiré, Kong et Diawala, trois villes du nord du pays. Ce contrat, attribué de gré à gré, avoisinerait 80 millions fcfa. Youssouf Nabi Touré, qui ne possède pas de société de Btp à son nom, est le fournisseur exclusif de La Poste ivoirienne. Il préside également la Fondation Nabintou Cissé – la mère d’Alassane Ouattara. Dans la foulée, Mamadou Konaté a attribué à sa belle-sœur, Coulibaly Adjara-Sery, DG de la Société ivoirienne de travaux, d’études, de réalisation et de maintenance (Siterm), la rénovation de quatre autres bureaux de poste des villes de M’Bengué, Niellé, Dikodougou et Sinématiali (nord).

En somme, l’Etat lui même tout en faisant cette campagne, laisse perdurer des pratiques de mauvaise gouvernance au sein même du gouvernement.Cette campagne s’adresse a qui alors finalement? Il ne sert a rien de dire aux citoyens que la corruption est mauvaise si au gouvernement même c’est la chose la mieux partagée. L’exemple doit venir d’en haut. Sinon dépenser des centaines de millions d’argent public juste pour polluer le paysage urbain avec des campagnes anti-corruption ne sert strictement a rien. Pour boucler la boucle, la promotion de cette campagne a été confiée à une agence de communication dans des conditions de totale opacité.

Vous avez dit corruption ?

Une campagne choc pour lutter contre la corruption en Côte d’Ivoire

« J’ai détourné des marchés publics, ça a ruiné ma région », voici le genre de message que les habitants d’Abidjan découvrent sur d’immenses affiches depuis trois semaines.

La campagne contre les ravages de la corruption a été révélée au fur et à mesure pour attiser la curiosité des passants, qui ne voyaient au début que les phrases choc en rouge sur un fond noir.

Les affichages doivent durer deux mois et seront suivis d’une « phase de rééducation et de sanction » explique le gouvernement. Des spots en noir et blanc passent également sur la télévision publique et un numéro vert a été mis en place pour dénoncer les cas de corruption.

La campagne, qui a pour slogan « Corruption, tous coupables, tous victimes », fait partie du Plan national de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, un plan sur cinq ans qui devrait coûter 81 milliards de francs CFA (soit 12 millions d’euros) au gouvernement ivoirien.

Mais déjà certains blogueurs s’interrogent sur les destinataires de ces affiches diffusées dans les rues d’Abidjan. « Il ne sert à rien de dire aux citoyens que la corruption est mauvaise, si au sein du gouvernement même c’est la chose la mieux partagée. L’exemple doit venir d’en haut « explique le Mondoblogueur Chroniques de Babi…lone. Il signale, au passage, que les conditions d’attribution de cette campagne à une agence de communication privée n’ont pas été particulièrement transparentes.

La Côte d’Ivoire est classée 130ème sur 176 au classement 2012 de Transparency International.

Avec France24

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:52

Le Pdci-Rda, le Rdr et l’Udpci, trois partis significatifs de Côte d’Ivoire sont à la recherche de la cohésion entre les filles et fils, après le décès de leurs leaders respectifs. Après le décès ou assassinat des différents fondateurs des partis politiques, Pdci-Rda, Rdr, Udpci, des divisions souvent empruntes de déclarations déplacées sont monnaie courante. La Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), mis en place à Paris, en 2005 suite aux accords de Linas-Marcoussis de janvier 2003 est en train d’accoucher d’une souris.

En somme, Félix Houphouët-Boigny pour le Pdci-Rda, le Général Robert Guéï pour l’Udpci et Djéni Kobena pour le Rdr ont été enterrés avec leurs partis politiques respectifs.

Le Pdci-Rda, un difficile héritage En portant sur les fonts baptismaux le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) en 1946, au bord du fleuve Niger, à Bamako, le père fondateur, feu Félix Houphouët-Boigny voulait rassembler les filles et fils de la sous-région et particulièrement les Ivoiriens. Grâce à son idéologie de paix et d’amour, il est parvenu à porter haut les flambeaux de ce parti qui comporte le Rassemblement démocratique africain (Rda), en mot le couplet (Pdci-Rda). Très sage et écouté par ses pairs, il va laisser le parti intact à son successeur, le Président Aimé Henri Konan Bédié, après son décès le 7 décembre 1993. L’héritage sera lourd et le fardeau difficile à porter.

Conséquence : le Rassemblement des républicains (Rdr) va sortir des tripes de ce parti à son 10ème Congrès organisé en 1994 à Yamoussoukro. Djéni Kobéna va créer le Rdr et le porter sur les fonts baptismaux, le 13 octobre 1993. Ce sera le premier parti politique. Il sera suivi, en 1999 par l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci), en février 2001 par le Général Robert Guéï.

La division était une fois de plus consommée. Il aura fallu la guerre du 19 septembre 2002 et surtout l’accord de Linas-Marcoussis pour voir le Pdci-Rda, le Rdr et l’Udpci créer une plate-forme dite Rhdp en plus du Mfa d’Anaky Kobenan. On retiendra que l’héritage à été difficile à gérer pour Aimé Henri Konan Bédié et la saignée à été difficile à arrêter. A la veille du 12ème Congrès, les tensions restent encore vives et les avis diversement partagées. Le Pdci-Rda pourra-t-il ramener toutes les filles et fils à la maison commune sous Aimé Henri Konan Bédié ? C’est ici que la Sphinx de Daoukro est très attendu, avant de léguer l’héritage de feu Houphouët-Boigny.

L’Udpci, le parti le plus combattu

Créée en février 2001, l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci), va connaître beaucoup de problèmes en son sein, après l’assassinant encore non élucidé de son fondateur, le Général Robert Guéï aux premières heures de la rebellion du 19 septembre 2002. D’abord le retrait des 14 députés à l’hémicycle sous l’ère Gbagbo. Puis le départ des noms et non des moindres de certains leaders, Paul Akoto Yao, Bleu Lainé, Kaé Eric, pour ne citer que ceux-là. Comme si l’assassinat du Général père fondateur du parti dit aussi arc-en-ciel ne suffisait pas, le premier Secrétaire général de l’Udpci, Dr Balla Kéïta sera à son tour assassiné dans des conditions encore floues, à Ouagadougou (Burkina-Faso) en août 2002. A ce triste tableau, le nouveau président de l’Udpci, Dr Albert Toikeusse Mabri, qui a été élu lors du premier Congrès extraordinaire de ce parti, en avril 2005, verra son parti se vider. Outre ce départ en cascade de certains cadres et élus, il sera confronté au problème de cotisation de ses militants. Le fossé de la séparation sera grand quand, par presse interposée, lui et son rival politique, Siki Blon Blaise seront exposés à la place publique par les journaux.

Le second va même aller plus loin pour créer l’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire-Vision Robert Guéï (Udpci-Vrg). Le bateau arc-en-ciel va tanguer, mais ne coulera pas. Lentement mais sûrement, Albert Toikeusse Mabri va donner un nouveau souffle à ce parti avec dix députés et cinq maires. Trop d’eau a coulé sous le pont et l’heure est à l’union véritable comme l’indique le sigle de ce parti aux couleurs arc-en-ciel. Parviendra-t-il à recoller les morceaux pour une cohésion au sein de ce parti que le Général Robert Guéï lui a légué ? En tout cas, les choses ne sont pas encore au beau fixe. Et ce, suite au propos du président du Comité de remobilisation et de cohésion au sein du parti arc-en-ciel, Tia Koné. Son intervention dans les colonnes d’un confrère achève de convaincre qu’il y a anguille sous roche. Il éprouve des difficultés pour mener à bien sa mission. «Il nous a été confiés, par le président du parti, la responsabilité de diriger un comité de remobilisation et de cohésion créé au sein de notre parti. Les raisons de la création de ce comité sont évidentes, après les crises multiformes que notre pays a connues, puisqu’une certaine torpeur s’est introduite dans nos rangs. Ce comité a été voulu pour un arsenal de cohésion et d’actions, mais les hommes chargés de mener ces actions ont été choisis au hasard, de sorte qu’à l’œuvre, les choses ne se sont pas passées le plus facilement du monde, parce que très souvent, la plupart des membres ont brillé par leur absence à nos réunions«, soutient Tia Koné qui a défini la liste des personnes à contacter pour ramener la cohésion au sein de son parti. Il s’agit entre autres de Siki Blon Blaise, Noutoua Youdé Célestin et Jean Gnédéa. «J’ai demandé au président Mabri d’accepter la levée de toutes les sanctions qui ont été prises pour que la famille se retrouve, mais je n’ai pas encore eu de réponse (…) Nous avons amorcé des contacts, mais ces derniers moments, il y a de la suspicion (…) Au prétexte de ma collaboration avec Siki Blon Blaise, l’adversaire de notre président, une cabale a été montée en disant que Tia Koné n’a pas pu se libérer de ses amitiés. Ne suis-je pas président du comité de remobilisation et de cohésion ? N’ai-je pas mission d’aller vers tous ceux qui ont appartenu à l’Udpci et de faire en sorte qu’ils reviennent au bercail ? N’est-il pas de ma mission de faire en sorte que la concorde et la fraternité reviennent dans nos rangs ? Ma mission est difficile, mais elle n’est pas impossible«, révèle l’ex-président de la Cour suprême.

La réunion du Bureau politique, qui entend faire le point devant le Bureau politique du 3 août 2013, s’annonce comme une rencontre de vérité. Le président de l’Udpci porte sur ses frêles épaules la responsabilité d’user le «bon ton» afin que toutes les filles et fils du parti du Général Robert Guéï retrouvent «la maison commune». Le parviendra-t-il ? Il est trop tôt pour l’affirmer ou l’infirmer, quand on sait que l’Udpci, c’est «40% de l’électorat ivoirien» selon les dirigeants de ce parti.

Le Rdr, maître de la situation

De sa naissance, le 13 octobre 1994, à sa prise du pouvoir d’Etat en 2011, le Rassemblement des républicains (Rdr), a bu du calice jusqu’à la lie. Au pouvoir d’Etat à la faveur de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, le parti de feu Djéni Kobena a aussi traversé une crise de confiance. L’on assisté à un départ de certains cadres, même si certains d’entre eux sont revenus, sans tambour battant. On peut citer, entre autres, Jacqueline Lohès Oble, Jean-Jacques Béchio, Guéhi Patrice, Zémogo Fofana. Si certains sont revenus au parti à la «case», Jacqueline Lohès Oble et Jean-Jacques Béchio n’ont pas manifesté le désir de «rentrer dans la République«. Pis, il y a un courant qui traverse le parti que dirige de main de maître, Alassane Ouattara, dont le Secrétaire général par intérim est Amadou Soumahoro. Si l’ex-parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (Fpi), a tout fait pour diviser tous les partis de l’opposition d’alors afin de mieux régner, le Rdr a pu tenir la barre haute. Ce parti a su traduire en acte son slogan «Vivre ensemble«, en interne.

Le parti à la «Case« est actuellement maître de la situation en Côte d’Ivoire et aspire à son maintien pour un deuxième mandat, même s’il est trop pour le dire. L’entente parfaite entre Alassane Ouattara et le Président du Pdci-Rda ? Henri Konan Bédié, pourra-t-elle faciliter le retour de ce parti au Pdci-Rda ? Houphouët-Boigny doit se tourner et se retourner dans son caveau à cause de son parti dont les filles et fils sont divisés.

Sériba Koné

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:43

Quel accueil douchant pour le Phoenix de Daoukro ! Après deux mois et deux jours en France, et à deux semaines du conclave préparatif du 12e Congrès du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, président du parti, a foulé le sol natal dans l’humiliation.

Certes l’allié le plus sûr d’Alassane Ouattara, dans le Rhdp, a été accueilli à l’Aéroport Félix Houphouët-Boigny par une foule de partisans enthousiastes.

Mais le scandale est ailleurs. Le jeune audacieux, Kouadio Konan Bertin dit Kkb, président national de la jeunesse du parti, qu’il avait négligemment qualifié de «soldat perdu» , est en train de tout «démolir» autour de lui.

Ce, avec une intelligence époustouflante. En effet, 25 députés Pdci, avec à leur tête, la non moins audacieuse Ouégnin Yasmine, député de Cocody, ont produit une déclaration de ralliement aux thèses de Kkb, candidat déclaré contre Bédié à la tête du parti. Le «soldat perdu» ne dort donc pas. Comme une force-liquide agissant par capillarité, il envahit et annexe les cellules du corps, pour se rendre maître des lieux. non seulement Kkb est candidat à la présidence du Pdci, mais il s’oppose énergiquement, et à l’appui des textes, à la candidature illégale de Bédié qui annonçait dans Jeune Afrique , il y a un mois : «Je ne vous donnerai pas la date (Ndr, de mon départ à la retraite). Aussi longtemps que je serai en bonne santé, je serai attaché à la bonne conduite des affaires du parti et à rendre service à mon pays».

Mais les 25 parlementaires qui viennent de prendre position, se montrent très sérieux, prévenant que si Bédié s’entête à se présenter au Congrès malgré sa forclusion, le Pdci risque d’être traduit devant les tribunaux : «Le Pdci est (…) une personne morale. A ce titre, il peut être assigné devant le juge des référés par n’importe lequel de ses militants voire n’importe quel citoyen ivoirien constatant ou considérant que le parti a violé ses propres statuts».

La position suivante de Yasmine Ouégnin et ses camarades fait écho à celle de Kkb sur le sujet : «Le constat que nous faisons aujourd’hui est que le président du parti, âgé de plus de 75 ans, ne peut plus prétendre à un renouvellement de ses fonctions, les statuts actuels situant cruellement l’âge du candidat à la présidence entre 40 et 75 ans (article 35). L’acte que viennent de poser ainsi les députés pro-Kkb, devrait refroidir les partisans zélés de Bédié, prêts à faire du 12e Congrès, un «référendum pour ou contre sa candidature» .

Entre autres, Kobénan Kouassi Adjoumani (député), Kamagaté Brahima (Secrétaire général de la Jpdci), qui le poussent dans le dos, à une candidature qui le décrédibilise plus qu’elle ne l’honore. Ce dernier avait promis : «Nous allons tout faire pour que Bédié soit candidat au Congrès. Nous allons également nous battre pour qu’il soit élu» . Quant à Adjoumani, il déclarait (In le nouveau Réveil du 16 juillet 2013), sur la base de la dictature et non des textes : «La candidature de Kkb peut être rejetée», «avant lui, Fologo et Fadiga ont essayé, ils ont échoué». Mais le camp de Kkb a aussi en mémoire tous ces faits malheureux, c’est pourquoi ils frappent plus fort, en brandissant le spectre de la justice, de la loi.

Laisser les divergences d’opinion s’exprimer au sein du parti

25 députés qui s’écartent officiellement de Bédié. Le coup est dur. Parce que la dynamique va croissant. Et personne ne sait qui ou combien d’autres élus et cadres les suivront dans le camp du désormais adulte Kkb. Récemment, Bédié a cédé en laissant cet adversaire tenir sa conférence de presse au siège du parti, au moment où peu de personnes pouvaient parier sur cette ouverture tout de même bien inspirée.

Aujourd’hui, non seulement 25 parlementaires soutiennent Kouadio Konan Bertin dans la défense des textes de leur parti, mais leur ton vise à décourager les faucons prêts à broyer, à la déloyale, tous ceux qui veulent exprimer leurs différences dans leur appareil politique. Qui veut empêcher Kkb d’aller au pré-congrès ou conclave de Yamoussoukro ? «Ses» députés mettent en gardent : «Partout où se tiennent des activités intéressant la préparation du congrès, toutes les personnes dont il vient d’être mention doivent en principe être les bienvenues, y compris celles dont les opinions dérangent», dit la décla - ration qui compare le parti à un corps vivant qui se nourrit, respire, bouge et se fortifie par l’ex - pression de vues divergentes de ses membres. Elle poursuit en ces termes : «Cela signifie que, contrairement aux rumeurs dont la presse s’est fait parfois l’écho ces jours-ci, les assises préparatoires du 12e congrès qu’on annonce pour cette mi-août à Yamoussoukro, ne doivent normalement être fermées à aucune des personnes citées ci-dessus»

Et ces personnes sont le président du parti, le secrétaire général, le Conseil politique, le Bureau politique, le Grand conseil, les secrétaires généraux de section et les délégués régionaux. Or, Kkb est au moins membre du Bureau politique. Pourquoi devrait-il donc être interdit au conclave ? Parce qu’il rappelle à Bédié les statuts de leur parti commun ? Parce qu’il s’est porté candidat à la présidence du parti? Yasmine Ouégnin et ses amis, on le voit, veulent étouffer l’imposture de l’homme qui veut mourir au pouvoir, mais qui n’a eu de pouvoir, après celui qu’il a laissé filer entre ses doigts en 1999, que la présidence du pauvre Pdci-Rda.

Cette lettre ouverte est l’occasion pour ces militants intello, d’analyser à froid, l’alliance entre le Pdci et le Rdr et de pointer sans concession ses faiblesses. «L’alliance avec le Rdr au sein du Rhdp n’a pas davantage rapproché les deux partis lors de la désignation des têtes de listes, à la veille des échéances électorales. L’alliance n’a en effet fonctionné qu’au Sud de la Côte d’Ivoire, dans les bastions Pdci, pas une seule fois au Nord, dans les bas - tions Rdr. Cette situation doit- elle continuer ?»

Quel égoïsme ! Et les questions du genre, embarrassantes et même déstabilisatrices pour Bédié dont on sait l’aliénation à Ouattara et au Rdr, il y en a eu d’autres dans cette lettre publique. Le choix d’un candidat Pdci à l’élection présidentielle de 2015, sujet non à l’ordre du jour chez Bédié, préoccupe les députés de Kkb : «Notre parti doit-il vraiment, à cette échéance, se priver de cette dynamique qu’un scrutin de ce niveau insuffle toujours à une formation politique?» Persuadés que le parti, «orphelin d’un chef tourné vers le futur, risque de s’exposer à la tragédie d’une décapitation» , ces élus se désolidarisent de l’actuel président de leur parti, engagé à soutenir Alassane Ouattara aux présidentielles 2015.

Le disant, on se rend compte que ce «chef tourné vers le futur» tant recherché, la Coordination des députés que dirige le député de Cocody l’a trouvé, en la personne de Kouadio Kouassi Bertin (Kkb).

Quel est l’avantage d’avancer avec lui ? «Le choix qui se présente actuellement devant nous, c’est de faire du Pdci-Rda de demain, un astre qui brille au firmament ou une étoile au fond d’un trou.» Qui représente le firmament et qui le trou ? Qui représente la vitalité et qui la fatigue de l’âge ? A chacun d’apprécier.

Pour nous, le constat est clair : tout s’écroule autour d’Henri Konan Bédié. Il éviterait l’humiliation en s’abstenant de présenter sa candidature à sa propre succession.

Germain Séhoué

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le « Sphinx » de Daoukro a certainement été visité par l’Ange de la sagesse. C’était pourtant un choix cornélien qu’il devrait opérer : Entre affronter en duel « son fils K.K.B » sur le ring du 12 ème congrès le 3 octobre 2013, au risque pour lui d’être mis K.O, et s’enfermer dans son « cocon » de président insubmersible, la raison a fini par l’emporter.

Henri Konan  Bédié, selon des sources de première  main, a décidé d’engager des négociations avec le «  soldat perdu ». «  Mais, dans un premier temps,  ces négociations  ne seront pas directes. Elles se feront par procuration », soutient notre source.

Le médiateur de l’ancien chef de l’Etat (1993-1999), n’est autre  que   Camille Alliali, vice-président très influent  au sein du parti sexagénaire.  Originaire de Toumodi dans le centre du pays, le choix de Camille Alliali, figure emblématique de l’ex-parti au pouvoir,  est loin d’être fortuit, si l’on veut mettre dans la balance,  une  dimension plutôt  ethnique, voire tribale. Il est donc l’homme le mieux indiqué pour rapprocher les deux  Konan.

L’ancien Vice-président de l'Assemblée nationale ivoirienne pour la première législature (1959-1960), Camille Alliali «  a déjà pris langue avec K.K.B à qui il a fait part de la volonté de Bédié de laver le linge en famille » selon notre source. K.K.B n’a pas craché sur l’offre de Bédié, assure  notre source. 

La rencontre  «  devrait avoir lieu à Kankro, village de Camille Alliali » ou à «  son domicile à Abidjan » la semaine prochaine. Notre source avance la date du jeudi 15 août 2013.   «  K.K.B a donné son accord de principe » pour rencontrer, Camille Alliali à la seule «  condition », avons- nous appris, que la rencontre se fasse  «  en présence de la presse ».

Le président de la Jpdci veut aussi  obtenir l’aval de « ses troupes » dont certains, exige-t-il «  doivent prendre part à la  rencontre ».  K.K.B  qui garde de son passé syndicaliste, le sens tactique, la feinte et l’esquive, pour garder  l’avantage,  a également  exigé « que la teneur des propositions de Bédié lui soit communiquée », plaçant le médiateur devant un vrai dilemme.

L’enjeu de ce congrès est tel que K.K.B  qui semble tenir, aujourd’hui, le bon bout, avec le soutien massif qu’il vient d’obtenir de la part d’une trentaine député, manœuvre habilement.  Un membre du secrétariat général du parti, avec qui nous eu un entretien téléphonique le mercredi  31 juillet 2013,  a confirmé  les négociations entre Bédié et son « fils », devenu, son poils à gratter. «  Nous avons engagé de larges négociations avec tout le monde, y compris avec Charles Konan Banny. Nous devons absolument aller  à ce congrès en rangs serrés.

Le Pdci n’a pas besoin de ce spectacle honteux  et déshonorant », a-t-il soutenu. Le report du conclave de Daoukro  «  pour une question de commodité » s’inscrit dans la dynamique  des négociations sollicitées  par le «  prince Nambè ».  Mais, cette  opération de négociation s’avère  délicate dans la mesure où ils sont nombreux au sein du Pdci aujourd’hui  les ambitieux aux dents si longues  qui veulent «  mettre Bédié à la retraite »…

Partagé entre son sens du devoir  à la tête du Pdci, sa  trop grande proximité avec  le chef de l’Etat Alassane Ouattara, la position centrale du Pdci au Rhdp  et son honneur d’ancien chef de l’Etat, Henri Konan Bédié joue la carte de l'apaisement. Il semble avoir pris la mesure du danger et compris qu’il n’est point dans son intérêt de continuer à faire l’autruche.

Ses propos tenus, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny, à son retour de France le mardi 30 juillet 2013,  situent clairement sur  son état d’esprit, quant à la nécessité de mettre fin à cette inutile   belligérance qui fragilise, de plus en plus son parti. «  Non, il n’y aura pas de scission au Pdci-Rda…Si ce sont les ambitions qui s’expriment, cela est tout à fait normal dans un parti démocratique. Mais à ma connaissance, je n’ai pas eu le sentiment que quelqu’un se dirigeait  vers une scission du parti. Donc, l’unité du parti est  toujours assurée, je ne vois pas de quoi il faut s’inquiéter… Des remous, il faut en connaître  la nature. Ces remous s’inscrivent dans la nature des choses  dans la mesure  où nous allons bientôt à un congrès très important. Donc les agitations, les remous, les houles, tout cela participe du mouvement », avait-il dit.

On le voit, Bédié a fini par comprendre  qu’il n’a aucun intérêt à hausser le ton, car, ce n’est pas avec du vinaigre qu’on attrape les mouches…….

  Armand B. DEPEYLA

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:23

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Le Monde.fr avec AFP

D’après une étude américaine publiée jeudi dans le revue Science, la chaleur attise les comportement belliqueux. Un tel lien pourrait même avoir des conséquences désastreuses si le réchauffement climatique de la Terre se poursuivait, mettent en garde les chercheurs des universités de Berkeley et de Princeton, à l’origine de ces travaux.

« Nous pensons que les effets (que nous avons recensés) sont suffisamment importants pour que nous les prenions au sérieux et que nous nous demandions si ce que nous faisons ou pas aujourd’hui peut avoir une influence sur le degré de violence du monde de nos enfants demain », indique Solomon Hsiang, principal auteur de l’étude.

Pour aboutir à cette conclusion, les scientifiques ont mené une « méta-étude » portant sur une soixantaine d’analyses posant la même question dans les disciplines les plus diverses, comme l’archéologie, la climatologie, les sciences politiques ou l’économie. L’une d’elles par exemple relève que les violences d’ordre criminel – agressions, meurtres, viols, violences domestiques… – sont plus fréquentes quand la température est plus élevée. « Les preuves amassées montrent que les êtres humains sur le globe se montrent peu capables de faire face à l’exposition à des températures plus chaudes », pointe dans un communiqué Marshall Burke, coauteur de ces travaux.

Les raisons d’un tel phénomène restent assez vagues. Plusieurs théories existent, relèvent les chercheurs. L’une d’elles fait le lien entre des récoltes moins bonnes à cause d’une sécheresse et une propension plus grande des hommes à prendre les armes pour s’assurer un moyen de subsistance. La chaleur pourrait aussi avoir des effets physiologiques et entraîner des réactions violentes.

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:20

Abidjan, 01 août (AIP) – Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Bruno Koné, a affirmé, jeudi, que la Côte d’Ivoire pratique les tarifs les plus bas de la sous-région en matière de télécommunication.

Le ministre des PTIC qui présentait, jeudi, le bilan et les perspectives des activités de son département, a révélé qu’au côté des opérateurs privés, deux nouveaux câbles sous-marins en fibre optique (qui s’ajoutent à SAT3, construit en 2002/2003) permettent de renforcer la desserte du pays à partir de l’international, de faciliter l’accès aux nœuds Internet mondiaux, et de favoriser la concurrence et la baisse du coût de la bande passante internationale.

« C’est ainsi que depuis le début de cette année 2013, nous avons pu observer une baisse du coût de l’internet de l‘ordre de 40% », a indiqué le ministre qui a assuré que cette baisse devrait normalement se poursuivre, en raison notamment des économies d’échelle liées à l’accroissement du nombre d’abonnés et au développement des usages.

« Les tarifs sont libres », a rappelé M. Koné qui a précisé que son département s’engage à faire en sorte que la concurrence se fasse de manière transparente. « Tout consommateur qui se sent lésé peut s’adresser directement à l’ARTCI », a fait savoir le ministre, soulignant que des canaux seront mis à la disposition du public. « C’est un jugement en première instance » a-t-il prévenu.

Le secteur de la téléphonie représente 6% à 7% du produit intérieur brut (PIB), soit une contribution de 300 à 400 milliards de FCFA au budget de l’Etat. Ce sont 5.000 emplois directs et 200.000 à 250.000 emplois indirects qui sont générés par le secteur.

(Aip)

kkf/kkp/cmas

20,5 millions de cartes SIM actives en Côte d’Ivoire

Abidjan, 01 août (AIP) – Le secteur de la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire compte près de 20,5 millions de cartes SIM et de terminaux actifs, à la date du 20 juillet 2013, d’après les derniers chiffres de l’opération d’identification des abonnés initiée par l’Etat de Côte d’Ivoire.

« Les problématiques de sécurité de notre cyberespace ont été adressées avec détermination au cours des deux dernières années », a relevé le ministre de la Poste et des TIC, Bruno Koné, indiquant que l’identification de tous les utilisateurs des terminaux d’accès aux réseaux de télécommunication était le premier jalon.

Le ministre des PTIC qui faisait, jeudi, le point des activités de son département des 24 derniers mois, a précisé qu’en tenant compte des 20 à 30% des multi puces, l’on dénombre 16 millions de personnes abonnées.

Selon le ministre, la loi sur les transactions électroniques dont le commerce électronique, la loi sur la protection des données à caractère personnel, et la loi sur la cyber sécurité permettent d’assurer le développement du commerce et la création de valeurs, mais également de sécuriser aussi bien les réseaux que la vie privée des personnes utilisatrices de services TIC.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette dernière loi, de nouveaux organes de gouvernance sectorielle, aux missions clairement conformes aux enjeux, ont été mis en place au cours du premier trimestre, à savoir l’ARTCI, l’ANSUT et l’AIGF, a souligné le ministre.

Bruno Koné a exprimé son optimisme de voir la Côte d’Ivoire monter, dans les 12 prochains mois, au rang des pays sûrs.

Il a, par ailleurs, révélé que des sanctions allant des amendes de cinq millions à 100 millions FCFA et des peines d’emprisonnement de deux ans à 20 ans sont requis pour les cyberdélinquants.

(Aip)

kkf/kkp/cmas

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:16

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André Silver Konan: Voici pourquoi je soutiens l’initiative des chefs de Gagnoa

Libre Opinion

Pourquoi je soutiens l’initiative de nos chefs de Gagnoa ? Eh bien parce que ma conviction la plus profonde est que pour lancer le processus de règlement d’un conflit qui oppose deux parties, il faut nécessairement une partie diligente.

Cette partie diligente n’est pas nécessairement celle qui a tort ou celle qui est en position de force, c’est celle qui éprouve davantage le besoin d’aller à l’apaisement. Nos chefs de Gagnoa ont choisi d’être la partie diligente et il est irresponsable de les soupçonner de trahison, de les infantiliser ou de chercher à les humilier (cf certains articles lus dans la presse).

La diplomatie coutumière qu’évoquent les chefs bété n’est rien d’autre que ce que la sagesse baoulé appelle l’awalé de l’intelligence. L’awalé de l’intelligence ou l’art de manœuvrer avec tact et diplomatie pour parvenir subtilement et mine de rien, à ses fins.

Mais au fait que recherchent nos chefs de Gagnoa ?

La libération de nos frères et sœurs emprisonnés, à tort ou à raison, pour des faits réels ou supposés, en rapport avec la politique, au premier rang desquels le plus illustre de tous : Laurent Gbagbo. Ils veulent plus de sécurité dans nos villes, villages et campements où nous nous sentons en insécurité avec des dozos aux accoutrements inhabituels brandissant avec la fierté du vainqueur, la fleur au bout d’un calibre 12 artisanal. Ainsi que ce sentiment d’envahissement qui nous tenaille chaque fois que nous croisons un soldat qui nous parle dans une langue que nous ne comprenons pas.

Nos chefs veulent que dans les administrations publiques et les chancelleries, nos pères et nos mères qui y travaillent ne soient pas vus seulement comme des espions au service du FPI, mais comme des Ivoiriens qui veulent tout naturellement apporter leur pierre à l’édification de notre Nation.
 

Nos chefs de Gagnoa qui ont pris l’initiative d’aller à la rencontre des autorités (qu’on aime ces dernières ou pas, qu’on les accepte ou non, ce sont elles qui dirigent le pays et nous n’y pouvons rien) ne sont ni corvéables ni malléables. Ils ont choisi d’être la partie diligente car il en est d’un pays comme d’un foyer. Quand un conflit éclate dans un couple, tant que l’un des deux époux ne choisit pas d’être la partie diligente, donc de faire le pas, en toute humilité, vers l’autre, le couple court vers le divorce.

Nos chefs de Gagnoa, en réalité, enfoncent une porte déjà largement ouverte par un certain Laurent Gbagbo en 2007, quand alors que les accords (Lomé, Marcoussis, Accra, Pretoria) étaient piétinés aussi bien par son camp que celui des ex-rebelles, il a choisi en toute responsabilité, d’être la partie diligente. La suite est connue : accord de Ouagadougou, gouvernement de cohabitation avec la rébellion au contrôle à la Primature.

Etre la partie diligente dans un conflit n’a rien de honteux, ni de félon, bien au contraire. Etre la partie diligente dans un conflit est un acte de courage, d’humilité et de sagesse. Ceux qui ne l’ont pas compris ou refusent de l’admettre, n’ont rien appris de la vie et de ses froides réalités.

Mais il ne faut pas s’y méprendre. Au-delà du symbole que représente cette initiative, d’autres actions plus vigoureuses doivent être prises pour établir un dialogue vrai, sincère, inclusif. Le dialogue n’est pas une faiblesse, c’est, comme le disait le sage de Yamoussoukro, « l’arme des forts ».

André Silver Konan
Journaliste-écrivain

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:06

Installé en septembre 2011, la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) est à un mois de la fin de son mandat. La CDVR a-t-elle atteint ses objectifs ? Où en est-on avec le processus de réconciliation nationale ? Pour en parler, nous avons rencontré M. Marchal Balou. Dans cet entretien, il nous fait le point de la situation.

Le Patriote : Dans un mois, la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation finit son mandat. Peut-on dire qu’elle a atteint ces objectifs ?

Marchal Balou : La Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation a atteint ses objectifs. Pour juger son action, il faut se référer à la mission qui lui a été assignée. A ce niveau, il faut dire que nous sommes sur la bonne voie. Car le travail abattu jusqu’ici nous rapproche du terme opérationnel que nous nous sommes assignés eu égard à l’ordonnance qui crée la CDVR. Et cette loi donne pour missions à la CDVR de rechercher les causes de la fracture sociale et de faire des recommandations au Président de la République. Elle demande aussi de faire la lumière sur les graves crises que le pays a connues, d’identifier les victimes et de proposer des réparations à leur profit; de retrouver les coupables des violations des droits de l’homme révélés par les victimes et confirmés par les enquêtes (celles déjà faites par d’autres Commissions et celles conduites par la CDVR) ; organiser une sorte de catharsis en permettant aux victimes et aux auteurs de s’exprimer devant la Commission et la Nation, les premiers relatant les préjudices subis et accordant pardon aux seconds qui auront reconnu leurs méfaits et manifesté leur repenti. Enfin, le rapport de la CDVR devra contenir une proposition de « médication » sous la forme de recommandations qui, appliquées devraient garantir la non répétition des douloureux événements que le pays a connus, et garantir une cohésion sociale retrouvée.

LP : Qu’est-ce qui a été fait jusqu’ici concrètement ?

MB : Beaucoup de choses ont été faites. Mais il faut rappeler d’abord la CDVR n’a pas eu le temps de préparation nécessaire comme cela a été le cas partout où ce genre de commissions a été installée. En Afrique du Sud, par exemple, la Commission Vérité et Réconciliation a bénéficié de près de deux ans de travail préparatoire avant le démarrage effectif de ses travaux. Ici, la CDVR devait en même temps effectuer sa mise en place, réfléchir à sa méthodologie et à son plan d’actions stratégique, la déclinaison de ce plan en opérationnel et lancer ses activités. C’est la raison pour laquelle il y a eu dans un premier temps la phase de sensibilisation, la phase de deuil des violences qui était une façon d’exorciser toute la violence qui a eu cours sur le sol ivoirien à travers les rituels selon les coutumes, les religions. De sorte à tourner définitivement le dos aux violences. Après ces étapes, nous sommes passés aux consultations nationales et à la mise en place des commissions locales pour agir dans la proximité des populations. Ces consultations ont permis de répondre à quelques questions sur lesquelles l’ordonnance qui crée la Commission n’est pas précise, notamment sur la question de la compétence temporelle de la CDVR, sur quelle période de l’histoire de la Côte d’Ivoire devraient porter les travaux de la Commission, la période de prise en compte des crises et des victimes, etc. Pendant les consultations, les Ivoiriens nous ont dit de remonter jusqu’en 1990, date des premières crises. Il y a eu ensuite les créations des commissions thématiques telles que la commission heuristique. Cette commission, vous vous rappelez, a organisé récemment un colloque à Yamoussoukro sur les causes profondes des crises qu’a connues notre pays. Vous avez vu qu’à la fin de ce colloque, des recommandations ont été faites pour compléter les recommandations à soumettre à l’Exécutif sur les questions importantes qui ne sont pas étrangères à la rupture du consensus dans le pays, à savoir celles liées au Foncier, à la Citoyenneté et à la Démocratie, à la Sécurité et à la Justice, au Genre, à la Jeunesse, la Formation et l’Education, à la Communication, etc.

LP : Où en est-on ce moment avec le processus ?

MB : Nous allons bientôt démarrer les phases opérationnelles. A savoir le dialogue communautaire, les rencontres dans les différents villages, au sein des communautés et avec les leaders d’opinion. C’est après cela que la phase d’auditions des victimes aura lieu. Plusieurs centres d’écoute vont être indiqués aux populations, en particulier aux victimes et aux témoins, pour prendre leurs dépositions. Cette phase va être accompagnée d’enquêtes pour confirmer ou infirmer les allégations des victimes. Aussitôt après, nous allons démarrer les phases d’audiences publiques que tout le monde attend et qui seront médiatisées. Je sais que c’est ce que les Ivoiriens attendent, car ils l’ont déjà vu sous d’autres cieux. Parce qu’aussi ce sont les phases visibles des activités d’une commission Vérité et Réconciliation. Bien entendu, tout ce que nous avons fait avant participait de la préparation de ces phases visibles et à la réflexion sur les causes.

LP : Les audiences publiques auront lieu quand ?

MB : Nous devons pouvoir aborder cette phase d’ici la fin de l’année, ou au premier trimestre de l’année prochaine.

LP : Vous parlez de fin d’année, d’année prochaine, alors que le mandat de la CDVR finit en septembre…

MB : Moi, je ne veux pas parler de date limite. Car des voix plus autorisées pourront le faire. Je me contente de parler des activités à mener par la CDVR. Si les autorités estiment que ce qu’il nous reste à faire est pertinent et important pour atteindre les objectifs fixés, il y aura des décisions à prendre. Pour ma part, je vous informe des activités inscrites au programme de la CDVR selon son Plan d’Actions.

LP : Que répondez-vous à ceux qui disent que la CDVR a échoué?

MB : Chacun peut faire le commentaire qu’il veut. Mais avant de juger, il faut connaitre les missions qui sont assignées à la Commission. Les attentes sont tellement grandes que chacun veut voir les choses vite évoluer. Les textes disent en gros que la CDVR doit créer les conditions de la réconciliation nationale. Vous convenez avec moi que la réconciliation ne se décrète pas et ne se fait pas en un seul jour. J’ai expliqué plus haut les missions de la Commission. Quand on a compris cela, on peut mieux juger de son action. Ceux qui disent qu’on a échoué, parce que des prisonniers pro-Gbagbo sont encore détenus, des frères sont encore en exil, le FPI n’est pas encore entré dans le gouvernement, etc. se méprennent sur les missions de la CDVR. Ce n’est pas cela le rôle de la CDVR. Une fois que l’on aura compris cela, on saura que la CDVR n’a pas échoué. Cependant toutes ces préoccupations, des uns et des autres sont aussi celles de la CDVR, parce que participant d’un climat apaisé propice à une réconciliation profonde.

LP : Mais, à un mois du mandat l’on constate que beaucoup encore reste à faire, quels sont les obstacles qui vous empêchent de tenir dans le temps ?

MB : Le principal obstacle a été une question de timing. La phase de préparation qui devait précéder la mise en place de la Commission a été une phase qui a beaucoup joué sur le calendrier de la Commission. Le deuxième obstacle est dû au fait que la Commission a été créée en pleine période de belligérance, les uns et les autres ne réalisant pas encore l’impératif nécessité d’un tel processus. Et le troisième obstacle est un problème de trésorerie. Les voix plus autorisées vous le diront. Mais pour ma part, je peux dire que la mobilisation des ressources ne s’est pas toujours faite à temps pour financer les activités de la CDVR. Et cela entraine forcément des retards. Nous savons très bien que le problème ne concerne pas seulement la CDVR, l’Etat est confronté à des difficultés financières et ce doit être une véritable alchimie que de pouvoir permettre à tous les ministères et à toutes les institutions de respecter leurs engagements dans les délais. Mais puisque les attentes au niveau de la réconciliation nationale sont énormes, les activités de la Commission sont forcément sous les feux des projecteurs.

LP : A un mois de la fin du mandat du Commission, pensez-vous avoir remplir votre mission ?

MB : Il nous reste encore quelques étapes pour boucler notre mission. Le but final de la CVDR est, après avoir établi le diagnostic, de proposer les remèdes adéquats au Gouvernement. Pendant ce temps, il faut s’occuper des victimes dont il faut pouvoir obtenir le pardon, à travers les étapes expliquées plus haut.
Pour terminer, je souhaite que ce type de mécanisme (tel que la CDVR) ne s’installe pas dans la durée. Parce que tant qu’ils existent, cela signifie que le pays n’est pas encore dans la normalité. Ma prière est que nous sortions le plus vite possible des mécanismes transitionnels, sortir de la situation d’exception dans laquelle se trouve notre pays ; ma prière est que les filles et les fils de la Côte d’Ivoire se retrouvent pour poursuivre la construction de la nation ivoirienne telle que rêvée par nos pères fondateurs.

JCC

Le Patriote

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:03

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ABIDJAN (Xinhua) – Le Front populaire ivoirien ( FPI) de l’ex-président Laurent Gbagbo demande une « commission d’enquête internationale » sur la mutinerie qui a fait dans la nuit du 23 au 24 juillet officiellement trois morts parmi les détenus de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

Dans un communiqué jeudi, le FPI demande une « commission d’enquête internationale » sur ce qu’il considère comme des  » massacres ».

Selon le FPI, cette enquête internationale devrait permettre d’identifier « les vraies causes, les vraies circonstances et le vrai chiffre sur les victimes ».

Dans la nuit du 23 au 24 juillet, une intervention de l’armée suite à une rixe entre des gardes pénitentiaires et un détenu de la Maca a fait, selon des sources pénitentiaires concordantes, trois morts et de nombreux blessés parmi les détenus.

Le bilan est d’ »au moins 50 morts et plusieurs blessés graves dont deux dans un état très préoccupant », selon le FPI qui cite des « prisonniers qui ont contribué à ramasser les corps ».

 Le vrai bilan reste à déterminer », estime le principal parti d’opposition en Côte d’Ivoire qui qualifie de « prétextes » les raisons avancées par les autorités pénitentiaires pour justifier l’intervention de l’armée.

Pour le FPI, dans la nuit du 23 au 24 juillet, il n’y a eu ni « tentative d’évasion » ni affrontement entre « détenus armés » et surveillants pénitentiaires.

L’armée a tiré « sans sommation » sur une foule de prisonniers après qu’un caïd de la prison a refusé d’être transféré dans une autre prison, créant une émeute au cours de laquelle des prisonniers « en panique » se sont rués dans la cour et retrouvés face-à-face avec des éléments de l’armée, croit savoir le FPI.

« Les Ivoiriens ne croient plus aux prétextes et aux chiffres de victimes souvent annoncés avant le décompte pour servir d’écran de fumé aux intensions génocidaires du régime », affirme le FPI.

Le gouvernement ivoirien n’a fait aucune déclaration officielle après les événements de la Maca, la plus grande prison civile de Côte d’Ivoire qui compte quelque 5 000 pensionnaires pour moins de 2 000 places disponibles.

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:00

juge

Le déploiement d’une force d’élite dans les régions de la Côte d’Ivoire afin de lutter contre les bandes armées qui y opèrent de façon récurrente a débuté de manière effective, a appris Xinhua jeudi de source sécuritaire.

Selon des autorités sécuritaires, la ville de Yamoussoukro (centre) , capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire, a été choisie pour abriter la première étape du déploiement qui devrait se poursuivre dans le reste du territoire.

A en croire le coordonateur du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) le commissaire divisionnaire de police Youssouf Kouyaté, cette unité spéciale est prête à intervenir pour pacifier les zones qui sont la cible des individus armés appelés « coupeurs de route ».

« Les autorités hiérarchiques ont souhaité que nous nous déployions à l’intérieur du pays dans un avenir très proche pour nous attaquer à ce fléau », a précisé le commissaire Kouyaté.

L’officier s’est par ailleurs réjoui de ce que par l’action de cette force d’élite, l’on est parvenu à une réduction du grand banditisme et une suppression des barrages sauvages à Abidjan.

« La criminalité est passée du double au simple aujourd’hui. Nous sommes à une moyenne de deux braquages de véhicules par jour à Abidjan contre sept, 15 voir 20 par jour par le passé », a-t-il indiqué.

La Côte d’Ivoire sort de manière progressive d’une crise post- électorale aiguë qui a secoué le pays cinq mois durant, faisant au moins 3 000 morts.

La crise a accentué la circulation et la prolifération illicite d’armes qui ont occasionné l’insécurité dans plusieurs régions dont notamment le nord, l’ouest, le centre et le sud du pays.

Les individus puissamment armés communément appelés « coupeurs de route » tendent des embuscades sur des routes et les attaques perpétrées par ceux-ci ont déjà fait plusieurs morts.

Plusieurs convois officiels ont même été attaqués par des inconnus lourdement armés, faisant un mort parmi les gendarmes qui assuraient l’une des escortes.

Face aux actions récurrentes de ces bandes armées, les autorités ont tiré la sonnette d’alarme et tentent de prendre des mesures vigoureuses.

Xinhua

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