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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 22:12

Tout comme la CRS, la BAE et le Demir, le Centre de Commandement des Opérations de Sécurité (CECOS), unité d`élite de la Gendarmerie et de la Police nationale, dirigée par le commandant Guiai Bi Poin, a été dissout par les nouvelles autorités de Côte d’Ivoire.

 

Cette force spécialisée dans les opérations de contre-terrorisme et de combat urbain, créée par décret n° 2005-245 du samedi 02 juillet 2005, a fait le bonheur des Abidjanais, même si elle a été, à un moment donné, accusée de certains dérapages dans son fonctionnement. Les nouveaux dirigeants reprocheraient à ces unités d’avoir dévoyé leur mission de départ, en commettant des répressions sur les populations civiles, pendant la crise postélectorale.

 

Ces répressions commises pour consolider le pouvoir de l’ex Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, a pesé négativement dans la balance. Dans un contexte de réconciliation nationale, les autorités auraient choisi de les effacer de la mémoire collective. Les policiers et les gendarmes qui composent ces unités devraient être redéployés dans le Nord, le Sud et l’Ouest du pays.

 

Selon nos sources, une nouvelle force spéciale, dont la dénomination reste à déterminer, sera créée en lieu et place de ces unités. Elle devrait être dirigée par le Colonel-Major Doumbia Lacina, ancien Commandant du 1er bataillon. La création de cette force spéciale est attendue de pied ferme par les populations abidjanaises qui font face, en ce moment à des agressions commises par les malfrats.

 

La sécurité des populations civiles reste encore précaire, en dépit des interventions rapides qu’opèrent les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, en cas de braquages et de vols à mains armées. Le banditisme s’est tellement développé en cette période de sortie de crise que, la police nationale ne peut, à elle seule, sécuriser la ville d’Abidjan.

 

D’ailleurs, l’on constate que les patrouilles des FRCI dans les rues d’Abidjan ne sont pas fréquentes, du fait du démarrage de l’encasernement des ex-combattants. Du côté des policiers, même si certains n’ont pas encore repris le service, ceux qui l’ont fait sont confrontés à des problèmes d’équipement en matériels roulants. Ce qui fait que les patrouilles dans les rues d’Abidjan sont encore peu visibles. 

ADAYE KOUAKOU

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 22:09

Le prochain dauphin du Président Ouattara serait-il l’actuel Premier ministre ? Tout porte à le croire, à l’analyse de certains indices qui sont déjà perceptibles. Sur le prochain point de chute de Soro Guillaume après la Primature, les spéculations vont bon train.

 

Vraisemblablement, la plus probable, c’est que le Premier ministre pourrait enfiler le costume de député dans la future Assemblée Nationale. Mieux, il lorgnerait même la Présidence de cette Institution pour, dit-on, rester dans les arcanes du pouvoir aux fins de mieux affûter ses armes pour ses ambitions politiques futures. L’information se murmure tout bas dans l’entourage du Chef de la Primature. Les Forces Nouvelles, mouvement de Soro Guillaume, s’activeraient pour cette nouvelle orientation politique de leur champion.

 

Au sein du Rhdp et particulièrement du Rdr, on ne boude pas non plus cette option de Soro. C’est même le vœu de plusieurs militants du Rassemblement Des Républicains qui souhaitent que le Premier ministre reste la deuxième personnalité de l’Etat et qu’il prenne la Direction du RDR. On ne le dira jamais assez, les FN ont pris une part active dans l’instauration de la démocratie en Côte d’Ivoire. C’est grâce à leur courage et abnégation que les Ivoiriens ont triomphé de la dictature de Laurent Gbagbo. Ce qui a certainement soigné l’image de l’ex-rébellion et l’a positionnée sur l’échiquier de la politique nationale.

 

Les futures élections législatives sont d’un grand enjeu. Elles permettront, non seulement, au nouveau Président de la République d’asseoir son pouvoir avec le nombre de députés de sa formation politique à l’hémicycle, mais surtout de trouver un nouveau dauphin qui soit l’un de ses proches. Dans ce cas de figure, la personne la mieux indiquée, selon plusieurs sources et sur qui les militants du Rdr parient pour prendre les commandes de la Présidence de l’Assemblée Nationale, c’est bien Guillaume Soro.

 

Formellement, le mouvement du Premier ministre n’est pas encore un parti politique. Mais, cela ne signifie pas que les Forces Nouvelles n’auront pas leur mot à dire au cours des Législatives prochaines. « La formalisation de FN en parti politique est simplement une question de procédure et en temps opportun, cela sera fait », confie un membre de ce mouvement basé au Nord de la Côte d’Ivoire. Et cette source précise d’ailleurs que des challengers des FN seront dans la course pour les Législatives. Les voix autorisées se gardent de lever le lièvre sur l’ambition politique des Forces Nouvelles pour les prochaines élections générales. Mais au sein des différentes composantes de cette entité, on ne se tait pas sur la question. « (…) Nous travaillons pour l’instant avec notre leader Soro Guillaume pour rétablir la sécurité sur l’étendue du territoire. Cependant, au moment opportun, si notre patron nous donne un mot d’ordre, nous le respecterons à la lettre », a lancé Koné Issouf, Président national de la jeunesse des Forces Nouvelles (JFNCI).

BAKASSIEN

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 22:06

Dix standardistes, cinq hommes et cinq femmes, employés à la présidence de la République du temps de l`ancien président Laurent Gbagbo, ont été mis au chômage par les nouveaux locataires du palais du Plateau. L`information, que nous détenons d`une source bien introduite à la présidence de la République, indique que c`est le jeudi 23 juin 2011 qu`il a été signifié aux dix standardistes de l`ancien régime de plier bagage pour quitter les lieux.

 

Sept d`entre eux (trois femmes et quatre hommes), travaillaient à la résidence présidentielle de Cocody quand les trois autres( 2 femmes et 1homme) étaient, eux, au palais du Plateau. Ceux qui travaillaient à la résidence présidentielle y sont restés jusqu`à la chute, le 11 avril 2011, du président Gbagbo. Après l`accession au pouvoir du président Alassane Ouattara, les sept standardistes de la résidence présidentielle de Cocody ont rejoint leurs collègues du palais du plateau pour se mettre à la disposition des nouveaux maîtres des lieux.

 

Le commandant du Groupe de sécurité présidentiel (GSPR), Diomandé Vagondo, les a même reçus et échangé avec eux, question de les connaître. Après cette réunion de travail avec le patron de la sécurité du président Ouattara, les dix standardistes étaient loin de penser qu`ils seraient mis dehors les jours qui allaient suivre. Mais voilà que le jeudi 23 juin 2011, un des chefs standardistes, un adjudant qui se prénommerait Pascal, a réuni les dix personnes pour leur dire qu`il mettait momentanément fin à leur boulot à la présidence de la République. L`adjudant a fait savoir, selon notre source, qu`il était porteur d`un message du commandant GSPR aux standardistes, leur demandant de regagner leurs domiciles respectifs sans pour autant donner de motifs réels à cette décision.

 

Toutefois, il a été signifié aux standardistes qu`au moment opportun, on leur ferait appel. Parmi ces standardistes vidés du palais du plateau, se trouve une non- voyante, nous a-t-on confié. Peinés par le sort qui leur est réservé, ces ex-employés de la présidence de la République ont fait part de leur situation à M. Aouléli, leur chef à la résidence de Cocody. Ce dernier a saisi le colonel Zéyaï, chef du service personnel du palais du Plateau. Aux dernières nouvelles, les dix standardistes vidés de la présidence vont avoir une rencontre de dernière chance, ce lundi 4 juillet 2011, avec le colonel Zéyaï de la présidence pour être définitivement situés sur leur sort. Ces standardistes, qui travaillaient à la présidence de la République depuis 2000 pour les uns et 2004 pour d`autres, ont confié à des proches qu`ils ne voudraient pas être des victimes d`une crise post-électorale qu`ils n`ont pas créée.

TRA BI Charles Lambert

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 22:02

Le procureur de la République, Kouadio Koffi Simplice, a réagi aux critiques des organisations internationales qui souhaitent une justice impartiale où tous les mis en cause, qu`ils soient proches de Ouattara ou de Gbagbo, soient arrêtés.

 

Pour lui, si pour le moment, l`opinion a l`impression que le parquet s`intéresse à une seule catégorie de personnes, « c`est pour des raisons d`organisation de travail et surtout pour une logique dans la conduite des investigations ». Visiblement agacé par ces critiques, le procureur a invité les organisations internationales à faire un retour dans le passé. « Pendant des semaines, des gens lançaient des appels à la haine, à la xénophobie. Ils commettaient toutes sortes d`atrocités dans la ville d`Abidjan et sur certaines parties du territoire national. Une armée arrive, elle met fin à ces violences et on nous demande d`ouvrir une enquête sur ce qui s`est passé », a vigoureusement réagi le conférencier pour qui, en pareille circonstance, « le premier réflexe de l`enquêteur n`était pas de se précipiter sur celui qui est venu empêcher les autres de commettre les crimes qu`ils étaient en train de commettre, mais de chercher à savoir qui était en train de faire quoi ».

 

En ce moment précis, a-t-il déclaré, les enquêteurs pourront s`intéresser à ceux qui sont intervenus. « Et si pendant l`enquête, il s`avère que ceux qui sont les sauveurs ont outrepassé leur droit et ont commis des crimes, nul n`est au- dessus de la loi. On pourrait s`intéresser à eux », a souligné le procureur Kouadio Simplice. Qui n`a pas maqué de saluer la bravoure de Chérif Ousmane et ses soldats qui ont mis un terme, selon lui, aux atrocités commises par les mercenaires et miliciens à Yopougon. « Deux jours après que les canons se sont tus, des gens sortent avec des rapports pour dire que Ousmane Chérif a commis des massacres, il faut le poursuivre. Ils ne demandent pas qu`on poursuive ceux qui étaient en train de commettre les atrocités. Mais agissant ainsi, le parquet se met immédiatement à la place des miliciens, puisque la guerre avec les fusils est terminée », s`est exclamé le procureur pour qui une telle posture ne sera pas logique.

 

« La logique voudrait qu`on s`intéresse d`abord à ceux qui ont engendré l`intervention des autres. Ensuite comme nul n`est au-dessus de la loi, s`il s`avère qu`ils ont commis des atrocités, on s`intéresse à eux. Mais ne demandez pas au parquet de se mettre à la place des miliciens et des mercenaires pour combattre les Forces républicaines », a-t-il plaidé, et d` indiquer qu` « il y a eu une situation, nous menons les investigations et nous arriverons à la fin de l`enquête et vous pourrez dire s`il s`agit d`une justice des vainqueurs ou d`une justice des vaincus ».

Y.DOUMBIA

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 21:50

Après la Côtière, nous avons remis le couvert sur l'axe Abidjan-Odienné où le racket bat son plein. Nous avons parcouru 19 heures de route avec les « victimes ». Et notre constat leur donne raison.

Jeudi 30 juin 2011. Il est exactement 8 h quand le car de la compagnie Alliance des transports et du tourisme (ATT) que nous empruntons quitte la nouvelle gare d'Adjamé, sous une pluie battante, en direction d'Odienné. Nous espérions parcourir les 800 km qui séparent Abidjan de cette ville avant la tombée de la nuit. Habituellement, nous a-t-on appris, cette distance est parcourue en moins de dix heures de route.

 

Mais déjà, au corridor de Gesco, nous en aurons pour une heure. Deux agents, habillés d'imperméables couleur treillis, sifflent le conducteur qui obtempère mais refuse de descendre sous la pluie. « Tiens mes pièces, contrôle-les ici, je ne vais pas descendre sous la pluie », pose notre chauffeur comme préalable à l'agent, qui n'admet pas cette remarque en public. Il tient alors à ce que le chauffeur ou son apprenti descende. Mais comme ces deux derniers résistent, l'agent Frci part tout simplement avec les pièces. Au bout d'une quarantaine de minutes, les grosses gouttes cèdent à une fine pluie, le chauffeur envoie son apprenti chercher la pièce contre deux mille francs CFA. Le jeune homme court et revient moins de cinq minutes plus tard avec les documents afférents au véhicule.

Des barrages intempestifs


Passé le corridor de Gesco, nous aurons affaire juste après le pont à péage en construction, précisément aux alentours de PK38 au premier poste de peloton mobile. L'un des trois gendarmes postés là, réclame les pièces du véhicule et les scrute minutieusement. Espérait-il, y déceler une anomalie ? Toujours est-il qu'au bout de dix minutes, il remet les pièces. Il n'a rien formellement demandé et le chauffeur qui est lui-même descendu du véhicule pour le rejoindre n'a rien déboursé. Entre ce poste et le corridor de Divo, nous avons eu à franchir onze barrages dont les plus durs sont ceux de Tiassalé et de Divo où devant la base de la compagnie républicaine « Emile Boga Doudou », les Frci rackettent sans ménagement les transporteurs.

 

A ce niveau, nous avons vu un agent répondant du sobriquet « Rougeau », exiger des conducteurs la somme de 1000 FCFA avant de lever la herse. Pour lui, peu importe l'embouteillage qu'il crée à la sortie de la ville de Divo.


Mais en réalité, l'attitude de « Rougeau », n'illustrait que les prémices d'un trajet particulièrement long et désagréable du point de vue du racket.

 

Au corridor de Lakota que nous atteignons à 14 heures, un agent Frci fait passer les passagers à la caisse. Les hommes se farfouillent les poches, suivis des femmes mais aussi des vieillards à bord du car de 70 places. Personne n'est épargnée. Près de 14.000 FCFA ont été recueillis. Chacun espérait secrètement ne plus avoir à passer à la caisse. Une heure après, nous sommes au corridor de Gagnoa, les passagers ne seront pas du tout inquiétés. Mais le chauffeur lui devra débourser 2.000 FCFA pour la police et la douane et 5.000 FCFA pour les Frci, au titre d'un ticket de traverse.

Le racket au détriment du contrôle des pièces

 

Au corridor de sortie du département d'Issia, les Frci exigent à ce poste que le chauffeur prenne un laissez-passer à 3.000 FCFA. Mais ce dernier qui tient en main déjà un laissez-passer qu'il venait de payer à Gagnoa à moins de 80 km, refuse de s'exécuter. Le car est alors bloqué. Le temps passe.

 

Nous sommes obligés de nous présenter aux éléments de ce poste et chercher à comprendre le bien-fondé de ces multiples tickets de traverse. « Ah ! Vous êtes journalistes ok, ça tombe bien. Vous allez nous aider à faire comprendre aux transporteurs que nous ne sommes pas payés et que nous vivons de ces tickets. Nous n'avons pas pris les armes pour être malheureux, on est né d'une femme aussi », lance l'élément des Frci, sans gêne. Peut-être, a-t-il pensé que nous voyageons pour une autre raison que, justement, le sujet qu'il abordait si bien. « Est-ce que vous savez comment on mange et comment on se soigne pour assurer votre sécurité ? », poursuit-il avec une colère retenue. Il fallait partir, et le chauffeur n'a eu d'autres choix que de payer la taxe réclamée. 


Dès que nous reprenons la route, le chauffeur nous explique qu'un vieil homme a été rudoyé, il y a un mois à ce poste, parce qu'il avait refusé de payer 200 FCFA que lui réclamait un élément des Frci. Les passagers en colère, notamment des femmes, ont alors fait un sit-in devant ce corridor, obligeant les autorités militaires locales à intervenir. « Depuis ce jour, à ce poste, aucun Frci ne réclame un sou à personne », nous explique notre chauffeur. D'Issia à Duékoué, nous avons parcouru les 96 km sans rencontrer pratiquement de barrages. Seul un détachement du commandement supérieur y est passé faire le ménage.

 

Les barrages sauvages de Godoguhé, Guessaho, Dibobly ont dû être démantelés avant notre arrivée. Mais l'autre gros morceau, c'est bien les corridors entrée et sortie de Duékoué. Là aussi, les hommes du commandant Konda marquent leur territoire par l'imposition d'un laissez-passer qui revient à 5000 FCFA. Ce fameux ticket se prend à la rentrée. A la sortie, les transporteurs se voient encore imposé un ticket dit « sécurité » à 1000 FCFA. Renseignement pris auprès de ces éléments, les routes de Duékoué étaient le champ des coupeurs de route. « Il y avait presque chaque jour des coupeurs de route sur cet axe, mais depuis que nous sommes présents, on attend plus parler de ça. Mais en retour, il faut que les chauffeurs nous permettent de continuer d'assurer cette sécurité », explique un élément de cette zone. En effet, dès que nous avons entamé la route pour Logoualé en direction de Man, il était 20 h 30, et nous avons aperçu des éléments du commandant Konda, assurant une veille sécuritaire à la sortie du département.


De Duékoué à Logoualé, le chauffeur marque sa surprise de constater que les barrages intermédiaires ont tous été levés. Le fameux laissez-passer de 15.000 FCFA, imposé par le commandant Losséni à tous les transporteurs passant par-là, ne se paye plus à Logoualé mais au corridor d'entrée de Man. Sur ce ticket, il est mentionné : «Forces Nouvelles de Côte d'Ivoire : Laissez-passer marchandises ». Un document en désuétude et d'une nullité institutionnelle que les éléments en poste au corridor continuent de défendre, armes au poing. Toujours est-il que de Man à Odienné, le parcours est parsemé de douze autres barrages traversant les villes de Biankouma, et de Touba.


Partis d'Abidjan à 8 h le jeudi 30 juin, ce n'est que le lendemain vendredi 1er juillet à 4 h du matin que nous rentrerons dans la ville d'Odienné. Soit 19 h de route parsemée de 28 postes de racket. Aucun passager n'a été contrôlé, ni retenu à aucun poste pour aucun délit. Mais tous ont dû payer à certains postes, le « droit de passage » aux Frci. Le chauffeur qui avait également tous les documents afférents à son véhicule a payé au finish 120. 000 F CFA. Non seulement, tout le monde a eu à délier la bourse mais nous avons passé presque deux jours pour aller d'Abidjan à Odienné sur le même territoire national. Comment garantir la fluidité routière dans ces conditions ?

Alexandre Lebel Ilboudo (Envoyé spécial à Odienné)

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 21:45

L'audit de 43 entreprises para-publiques où l'Etat de Côte d'Ivoire détient des capitaux, commandité par le Président de la République, Alassane Ouattara pourrait entrainer un retour de manivelle contre certains cadres du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix ( Rhdp).

 

Il s'agit, notamment de Georges Azalé, militant de cette coalition politique et brillant technocrate, présent à la tête de la Société d'exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique ( Sodexam). Cette société d'Etat, il faut le signaler, est placée sous la tutelle du ministère des Infrastructures économiques que dirige Patrick Achi, un cadre du Pdci-Rda.

 

Il y a ensuite Kouassi Body, directeur du Laboratoire du bâtiment et des travaux publics à Abidjan ( Lbtp), militant du parti de Konan Bédié. Celui-ci avait fait mordre la poussière à Laurent Gbagbo à Oumé, lors de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010.

 

Dervain Joël, Dg de la Société ivoirienne de raffinerie (Sir), le Dg de l'Office national de l'Eau potable ( Onep), tous sympathisants du parti de Konan Bédié, seraient également dans le collimateur des auditeurs d'Alassane Ouattara.


Boiké Fofana, Dg de l'Agence de gestion des routes ( Ageroute),


Goth Philippe ( Fer),

 

Yo Tiémoko ( Cnra), réputés tous proches du Rassemblement des républicains ( Rdr).

 

Il s'agit, à travers ces audits, de révision comptable et financière, puisque l'initiative ici ne vient pas d'un juge, mais plutôt du Président de la République.

 

Le Président Ouattara veut se faire une idée précise sur les états patrimoniaux et financiers de ces sociétés d'Etat, peut-être pour remettre à flot certaines d'entre elles. Il s'agit donc de simples vérifications, d'inspection interne. Mais, ne sait-on jamais, ces audits ne manqueront pas d'avoir des caractères critiques.

 

Néanmoins, cela ne veut, en rien, signifier que les Dg des sociétés visées sont coupables de quelque malversation que ce soit. Mais, le fait que ces audits toucheront à toutes les dimensions de ces entreprises peut être un facteur d'inquiétudes pour les Dg visés. Il y aussi que s'ils sont exempts de tout reproche, au niveau de leur gestion, si l'audit venait à relever des cas de soustraction frauduleuse de deniers publics, leur responsabilité administrative pourrait être mise en avant et leur honorabilité en souffrir. Il y a donc de quoi avoir peur pour ces brillants cadres du Rhdp.

Armand B. DEPEYL

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 19:17

Passés les durs moments de la crise postélectorale, l’heure est désormais à la réconciliation avec l’éclairage sur les nombreux crimes en vue de situer les responsabilités. C’est ce qui justifie les procédures judiciaires engagées tant au plan national qu’international contre les présumés coupables de tous les crimes.

 

Plusieurs cadres de l’ex-régime sont assignés en résidence. Parmi eux, quinze personnalités ont été déjà inculpées. Selon le Parquet, elles devront répondre d’au moins 18 chefs d’accusations parmi lesquels des "infractions contre l`autorité de l`Etat, l’atteinte à sa souveraineté, la constitution de bandes armées" et pour des "infractions contre les biens, commises au préjudice de l`Etat et des institutions financières publiques ou privées.

 

Mais le fait curieux qui n’a pas manqué d’attirer l’attention de l’opinion nationale, c’est que le nom de l’ancien président du Conseil Constitutionnel, Paul Yao N`Dré, celui-là même qui a ouvert la plus grave crise de l`histoire de la Côte d’Ivoire en proclamant M. Gbagbo réélu avec 51,45% des suffrages au scrutin du 28 novembre 2010, ne figure pas sur la liste des inculpés. Simple omission ou obligation du respect du parapluie de l’immunité qui le protégerait ? Dans tous les cas, les Ivoiriens s’étonnent de savoir que Yao N’Dré qui a été un acteur de cette crise est libre de tous ses mouvements pendant que certains de ces collaborateurs sont, soit en résidence surveillée ou inculpés.

 

Invité de l’émission « Les défis de la réconciliation » de la TCI, le Garde des Sceaux, ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me Ahoussou Jeannot s’est prononcé sur tous ces sujets sensibles liés à la justice.

 

A la question de savoir pourquoi le Président du Conseil Constitutionnel, Paul Yao N’Dré, ne fait pas l’objet de poursuite judicaire, le ministre Ahoussou a expliqué ce qui suit. « Paul Yao Ndré, Président du Conseil Constitutionnel n’est pas au-dessus de la loi. Nous pouvons le poursuivre en tant que Président du Conseil Constitutionnel en demandant l’autorisation au Président de la Cour Suprême ».

 

Pourquoi la justice ivoirienne ne demande-t-elle pas cette autorisation à la Cour Suprême ? A cette préoccupation, le membre du gouvernement semble avouer son incapacité à poursuivre ‘’l’intouchable’’ Yao N’Dré: « Nous allons poursuivre Yao N’Dré sur quels critères. Donnezmoi la base sur laquelle nous pouvons le poursuivre ». Et Ahoussou Jeannot, de conclure face à l’insistance de ses interlocuteurs ; « (…) En 2000, le Président Tia Koné avait donné des résultats. Cela a entraîné des conséquences de septembre 2002. Tia Koné a-t-il été poursuivi ? (…) Mais, je voudrais vous dire que déjà ses comptes sont gelés» .Cette réponse, du reste évasive du ministre de la Justice, laisse penser que le Président du Conseil Constitutionnel n’est pas logé à la même enseigne que ses camarades de LMP-FPI. La preuve, une procédure judiciaire contre lui relève du secret d’Etat.

JERÔME N’DRI

 

COMMENTAIRE DU BLOGUEUR FOU :

 

Ahoussou Jeannot n'est pas fou : qui va condamner un faiseur de Roi ? En effet, San Yao N'dré Alassane Ouattara ne serait toujours pas  président ...Et la condamnation de Yao N'dré poserait problème !!

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 19:14

La Banque mondiale a décidé de s’engager aux côtés du ministère de l’Artisanat et de la Promotion des PME, pour la création d’emplois en Côte d’Ivoire, rapporte un communiqué dudit ministère.

Cette coopération a été affirmée jeudi au cours d’une séance de travail entre le directeur des opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, Madani Tall et le ministre de l’Artisanat et de la Promotion des PME, Sidiki Konaté.

Les échanges ont porté sur les projets urgents d’insertion des jeunes et des femmes dans le tissu économique, conformément au programme du Président de la République, Alassane Ouattara.

Le ministre a réaffirmé à ses hôtes sa détermination à innover dans les domaines de l’artisanat et des PME. « Le Président de la République m’a confié un pan essentiel de son programme qui est la création d’emplois pour les jeunes en Côte d’Ivoire », a-t-il fait observer.

Pour Madani Tall qui s’est félicité de la création d’un ministère dédié à l’Artisanat et aux PME, « ce n’est pas l’installation de deux ou trois grandes firmes qui donnera du travail aux Ivoiriens. Mais bien la création des PME-PMI, leur encadrement et un appui efficient qui permettra de résorber le nombre élevé de personnes sans emplois ».

Le directeur des opérations de la Banque mondiale a rappelé que des projets test dont ‘Technoserve’ et ‘PARE PME (programme d’appui à la redynamisation des PME)’ sont déjà en cours d’exécution en Côte d’Ivoire. Mieux, a-t-il noté, la Banque prévoit pour cette année, le lancement d’un autre projet d’appui à la création d’emplois portant sur près de 25 milliards FCFA.

Madani Tall avait à ses côtés. Lorenzo Bertolini, spécialiste-projet et développement et Emmanuel Noubissie Ngankam, chargé principal des opérations pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso et le Togo.

(AIP)

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 19:12

Le ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, Koné Nabagné Bruno a visité vendredi le Village des technologies de l’information et de la biotechnologie(VITIB) de Grand-Bassam.

Selon un communiqué du ministère, M. Koné, quoique déçu du peu de résultats obtenus jusque-là par le VITIB, a appelé à une redynamisation de ce centre de technologie qui peut être pour la Côte d’Ivoire un puissant outil de développement.

« Tout est réuni actuellement pour en faire une véritable vitrine des TIC en Côte d’Ivoire », a fait remarquer Koné Bruno, au fait des ambitions placées dans le VITIB parce qu’ayant pris part à sa création. Il a estimé qu’il faut se donner les moyens pour aller de l’avant.

Le VITIB a démarré ses activités en 2008. Il est conçu comme une zone franche spécialisée dans les technologies de l’information et de la communication et la biotechnologie dont les objectifs sont de créer des emplois, promouvoir l’exportation, réduire la fracture numérique, attirer les investissements directs, promouvoir le transfert des technologies et promouvoir la création de PME nationales performantes et promouvoir la recherche appliquée et motiver les chercheurs.

Depuis sa mise en place, une cinquantaine d’entreprises ont reçu leur agrément. Actuellement installé sur un site de 60 hectares dont 30 bâtis, le VITIB compte se développer sur une surface de 680 hectares qui ont été mis à sa disposition par l’Etat ivoirien.

(AIP)

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 19:10

Le cabinet Lomana, spécialisé dans la formation professionnelle et l’accompagnement des entreprises, organise du 27 au 30 juillet à Korhogo, un forum dénommé ‘Journées d’échange sur le relèvement poste-crise des PME/PMI (Petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries)’.

Ces journées dont l’objectif est de contribuer à la relance des activités dans la région des Savanes par le renforcement des capacités des opérateurs économiques, va rapprocher les PME/PMI des institutions financières et des structures d’encadrement.

Selon le directeur de Lomana, Coulibaly Siombin, ces journées seront marquées notamment par une foire d’exposition et une conférence débat, pour permettre aux différentes structures de présenter leurs activités et de sensibiliser les populations et les opérateurs sur le retour à la normalité.

Le forum à proprement dit sera précédé d’un diagnostic des potentialités de la région. Toutes les informations relatives à ces potentialités seront consignées dans un rapport qui sera porté à la connaissance de toutes les structures, pour les orienter dans les prises de décisions de financement.

(AIP)

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  • : Blog créé à la suite de la crise post électorale en côte d'ivoire afin de me servir d'outil de compilation d'informations de toutes provenances.
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