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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 11:47

Pascal Affi N’Guessan a sillonné la région de Bouna du 14 au 22 décembre 2013. En messager de la paix dans un pays dont certaines parties échappent encore à l’autorité de l’Etat.

« Si je ne suis pas mort à Bouna où j’ai été emprisonné plus de deux ans, c’est grâce à vos prières et bonnes intentions. Si je ne suis pas mort, c’est parce que vous n’êtes pas hostiles. Je suis venu vous dire merci.»

C’est donc par devoir de reconnaissance que le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’Guessan a réservé l’une de ses premières sorties aux départements de Bondoukou et de Bouna. Mais l’ex-pensionnaire de la prison civile de Bouna n’est pas contenté de remercier ses bienfaiteurs.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 11:32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le samedi 21 décembre, au cours d’une conférence de presse tenue à la maison de la Presse au Plateau, la Fédération nationale des confréries dozos de Côte d’Ivoire (Fenacodo-Ci) a donné son avis sur le dernier rapport de la division des droits de l’homme de l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), publié le 6 décembre dernier. Au cours de cette rencontre, un programme intégré de développement durable des dozos a été présenté. Ce programme qui s’étend sur quatre années, vise l’intégration socio-économique des dozos. « Nous allons transformer, grâce à ce programme, les dozos en opérateurs économiques et agents de développement », rassure M.Damoé, responsable de projet au sein de la Fenacodo-Ci.


« Vu le code moral très strict de la confrérie des dozos, de tels crimes ne peuvent être à l’actif d’un membre de cette confrérie », précise Sory Dosso, président de cette fédération. Par ailleurs, il a rassuré que sa confrérie est disposée à accompagner l’État à réussir le processus de réconciliation nationale en cours.

Le chef des dozos a encouragé les autorités ivoiriennes à poursuivre ces enquêtes afin que la vérité soit sue de tous. « Les résultats de ces enquêtes permettront de blanchir une fois pour toute les dozos », reste-t-il convaincu.

Pour éviter de telles accusations sur leur corporation à l’avenir, Sory Dosso invite ses collègues à se faire identifier. « Si l’on se connaissait, on répondrait mieux et juste au dernier rapport de l’Onuci », regrette le chef des dozos. Cette conférence de presse a enregistré la participation d’Eugène Nindorrera, chef de la division des droits de l’Homme à l’Onuci.

Diomandé Mémoué

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 11:27
 
 
 
 
 
 
 
 
Il s’appelait Nelson Rolihlahla Mandela. Il avait 95 ans. Il formait ainsi avec le président Emile Derlin Zinsou du Bénin, la paire des doyens parmi les anciens chefs d’Etat africains encore en vie. Depuis le dimanche 15 décembre 2013, il repose éternellement dans son village natal après une vie parfaitement accomplie. En effet, Il a successivement connu la déchéance jusqu’à y séjourner dans les sous-sols de l’Humanité, avant de connaître une gloire rarement à la portée d’un homme.
 
L’héritage colossal qu’il laisse à toute la planète terre, est une lumière qui va continuer pour longtemps encore, d’entretenir la légitime fierté d’une Afrique, que des idées préconçues et implémentées depuis plus de la moitié d’un millénaire, présentent comme un monde dépourvu d’Histoire, dont le futur est sans espérance. Le mardi 10 décembre 2013, ils étaient venus des quatre coins du monde, en leurs diverses qualités, pour lui rendre un hommage. Mais à y regarder de près, cette cérémonie d’hommage ressemblait plus à une messe œcuménique qui a réuni à la fois les anges et les démons, les uns priant pour perpétrer l’esprit du Bienheureux de cujus, et les autres pour expier de leur conscience noire, le poids énorme de leurs crimes sans fin, hérités de leur culture. Cette cérémonie traduit à elle seule, toute la tragédie du Continent noir.

En effet, au moment où les bourreaux se réunissent pour pleurer et célébrer une de leurs innombrables victimes africaines, ils tiennent encore au frais, une autre victime, comme pour rappeler que l’histoire de l’Afrique, pour eux, n’évolue guère au-delà d’un iota. Oui, il faut être particulièrement doté d’un don de doublure de personnalité, pour pleurer Mandela et célébrer son combat contre la pire des formes d’oppression, et vouer aux gémonies un certain Laurent Gbagbo. Seule l’hypocrisie humaine est capable d’un tel scénario. Pour tous les Africains, qui ont au moins une conscience d’être humain, il y a une telle similitude entre ces deux personnages que seule une cataracte bi-oculaire peut justifier qu’on ne la perçoive pas.

Les destins de ces deux personnages de l’histoire de l’Afrique pourraient faire d’eux des frères siamois à condition, que le peuple africain et singulièrement, le peuple ivoirien, se laissent inspirer par l’exemple du peuple Sud-africain.

I/ Gbagbo prolonge Mandela

Le hasard n’existe pas, nous disent certaines personnes, très à cheval sur le symbolisme dans la conduite du monde. Pour les tenants de cette hypothèse, la vie de Nelson Mandela et celle de Laurent Gbagbo leur serviront pour longtemps, de cas d’école bien intéressant.

En effet, plusieurs données de leur parchemin respectif les rapprochent à un niveau très élevé. Nous n’en retenons que les plus remarquables.

Le président Nelson Mandela est né en 1918, à la fin de la Première guerre mondiale. Le président Laurent Gbagbo est né en 1945 à la fin de la Seconde guerre mondiale. Chacune des deux naissances marque la fin d’une période de douleurs atroces pour le monde. 27 années séparent les deux naissances. 27 années, c’est exactement le nombre d’années que Mandela a passé sur le quantum ad vitam qui lui était imparti.

En 1990, Nelson Mandela est libéré de prison. Il a réussi par la lutte constante à briser les solides fondations de l’apartheid et à offrir de réelles perspectives de liberté pour son peuple. C’est également la même année où, le président Laurent, force et brise les liens du monolithisme politique en Côte d’Ivoire, élargissant les libertés individuelles prises en otage par le parti unique.

Lorsqu’en 1994, Nelson Mandela prête serment, Laurent Gbagbo a 49 ans, soit exactement l’inverse de 94, les deux derniers chiffres de l’année 1994.

Les numérologues, les cartomanciens et autres adeptes des symboles, ont de quoi nourrir leurs réflexions. Ils tireront les conclusions qui leur semblent répondre à autant de coïncidences. L’équilibre du monde ne se maintient pas uniquement par la rationalité. L’irrationalité a sa portion de jardin qu’elle cultive. Elle participe ainsi à sa façon, à la dialectique du mouvement du monde.

Il reste cependant que, le libre jugement de l’Homme, qui découle de sa perception du monde d’une part, et son entrain naturel à être maître de son destin d’autre part, lui impose la rationalité comme la source première de laquelle, il tire ses inspirations et son énergie d’action. Si les conclusions qui découlent d’un faisceau de symboles a priori sans logique apparente, peuvent être jugées péremptoires, donc subjectives, voire même émotives, celles qui procèdent d’une analyse rigoureuse des faits vécus, sont au contraire objectives. C’est leur objectivité qui donne un sens à l’Histoire. Or, bien au-delà des symboles, ils sont nombreux, les faits, qui rapprochent les vies des président Mandela et Gbagbo, de sorte que l’analyse rigoureuse de ces faits nous conduit de façon absolue vers une conclusion scientifique parce qu’objective.

Le 5 Août 1962, Mandela est arrêté par les services spéciaux de la police Sud-africaine, sur indication de la Cia. Il est jugé par un tribunal tenu entièrement par les Blancs Sud-africains, lors du procès de Rivonia et condamné pour terrorisme. C’était alors une infraction infamante à cette époque. Il faut bien garder à l’esprit que, en cette période de guerre froide, particulièrement chaude, l’idéologie communiste était rabaissée par une certaine conscience mondiale, au rang du terrorisme. L’Anc, le parti dont Mandela était l’un des animateurs-clés (il était le numéro 2), comme tous les mouvements de lutte pour l’émancipation des peuples opprimés, avait fait le choix du communisme. Quoi de plus normal. L’ordre qui opprimait était celui du capitalisme, dépourvu de toute morale, qui s’est sédimenté par couches successives d’actions de prédation contre les plus faibles. Il a commencé par l’économie féodale qui s’est par la suite, muée en économie esclavagiste, avant de prendre la peau de l’économie industrielle au 19ème siècle, puis de l’économie des services à partir de la fin du 20ème siècle.
 
C’est donc un vieil ordre, vieux de plus d’un demi-millénaire, qui a produit à certains endroits et à certaines périodes, des ordres dérivés. Ainsi, la colonisation en Afrique, la ségrégation raciale aux Etats-Unis et l’apartheid en Afrique australe (Namibie, ex Sud-Ouest Africain, le Zimbabwe, ex Rhodésie, et l’Afrique du Sud), sont les dérivés de l’ordre capitaliste. Cet ordre a ses principes, ses règles, ses codes qui sous-tendent sa logique de l’exploitation du faible par le plus fort. Cet ordre renforce sa légitimité en élaborant certaines théories qui consacrent certaines déviations à la fois morales et sociales. Le racisme en fait partie. Dans la réalité, la race blanche ayant cumulé suffisamment de capital sur plus de la moitié d’un millénaire, elle est l’unique bénéficiaire de l’ordre politique capitaliste. Toutes les autres races qui sont dépourvues de capital, constituent les races des dominés. Ainsi, de façon insidieuse, le conflit des classes sociales que Karl Marx restitue de fort belle manière, se transforme dans les rapports sociaux entre les peuples, en conflit racial. Quand une législation soutient la ségrégation raciale aux Etats-Unis sur plus d’un siècle, ou l’apartheid Sud-africain, c’est bien la légitimation de l’ordre capitalise qui se renforce, de la même façon qu’une certaine législation européenne a soutenu et justifié la traite négrière sur quatre siècles. En définitive, la prétendue supériorité d’une race sur une autre ne répond qu’à une logique purement économique. Rien d’autre que ça.

L’Anc qui combat plus d’un siècle pour faire avancer la cause des populations noires d’Afrique du Sud, fait peur à l’ordre capitaliste. Cette énorme masse de population noire, utilisée comme bête de somme dans les mines, une fois libérée, pourrait constituer une menace pour le patrimoine foncier que se partage l’élite blanche. La valorisation de ses droits pourrait avoir des incidences sur les salaires, donc sur la répartition de la richesse nationale entre la classe capitaliste et celle qui détient la force de travail. Ce sont autant de réalités qui font peur à la minorité blanche dominatrice. Pour casser ce mouvement révolutionnaire, l’instrumentalisation des concepts devient un enjeu majeur. En condamnant Mandela pour terrorisme, l’ordre mondial d’alors, que l’on nomme aujourd’hui communauté internationale, a sanctifié sa politique de ségrégation raciale.

Un siècle après, (l’Anc a célébré son centenaire en 2012), à quelques encablures du Cap, dans le Golfe de Guinée, un certain Laurent Gbagbo fait face au même ordre. Depuis l’échec de l’expédition américaine en Irak sur fond de mensonge, et l’empêtrement des troupes de l’Otan dans les montagnes afghanes, la traque des terroristes, semble ne plus faire recettes. Le 21ème siècle a engendré un nouveau concept. Les droits de l’homme et son corolaire de crimes contre l’Humanité. Tout comme naguère, le terrorisme a été le chiffon rouge agité à la face des combattants pour la liberté des peuples opprimés pour freiner leur ardeur combattante, aujourd’hui, la notion de crimes comme l’Humanité est l’épée de Damoclès, suspendue à la tête des peuples opprimés pour décourager leurs velléités d’autodétermination.
 
Ainsi, au moment où la communauté capitaliste internationale pleure l’une de leurs nombreuses victimes qu’elle a élevée au rang de légende vivante, elle se délecte des souffrances inqualifiables qu’elle inflige à une autre. Le président Laurent Gbagbo remplace le président Nelson Mandela sur l’autel du sacrifice rituel du même ordre. L’histoire pourrait donc se répéter si évidemment tous les acteurs en conviennent ainsi. Chaque sacrifice rituel met en scène trois acteurs. La victime, le sacrificateur et le public. Le public est dans bien de cas, l’expression temporelle de la conscience de la divinité à laquelle l’on adresse le sacrifice. Le consentement de cette divinité du sacrifice à elle adressée, se jauge par l’extase collective du public, qui très souvent applaudit la dextérité du sacrificateur. A contrario, le sacrifice est réputé non agréé par la divinité lorsque le public lui-même, y manifeste une certaine opposition passive ou active. Dans ce cas, le sacrificateur est conspué ou chassé, et la victime qui échappe ainsi au sacrifice, s’attire la sympathie du public. Le rapport que le public entretient avec la victime reste donc déterminant dans l’accomplissement du destin de celle-ci. Tel semble être les destins de Mandela et de Gbagbo.

II/ le peuple, comme élément déterminant dans l’accomplissement du destin de Mandela et de Gbagbo.

Si Mandela est passé du statut de victime expiatoire à celui d’un héros mondial, c’est beaucoup plus par la volonté du peuple Sud-africain que du sien, encore moins de celle de ces bourreaux. Il n’y a d’héros que parce qu’il y a un peuple qui s’identifie à lui. Le peuple Sud-africain aurait abandonné Mandela qu’il n’aurait jamais connu un si fabuleux destin. Et pourtant, les occasions n’ont pas manqué pour détourner la sympathie du peuple de Mandela.

D’abord au sein de sa formation politique, l’Anc, la place de Mandela emprisonné, a souvent alimenté le débat politique. Le leadership de Mandela n’a toujours pas fait l’unanimité. Dans bien de cas, devant l’adversité, la tentation a été grande de trouver une alternative crédible au prisonnier de l’ile de Robben. Pour les tenants de cette opinion, l’on pouvait trouver des cadres valables au sein de l’Anc pour continuer la lutte sans Mandela au nom d’une certaine « real politik ». Ils ne manquaient pas d’arguments pour soutenir leur opinion. Nelson Mandela était condamné à une peine de prison à vie, par l’un des régimes les plus violents que le monde ait rarement connus. Le sort de Mandela étant scellé, il fallait le dissocier du sort du parti.

Opposée à cette option, une seconde option défend le leadership de Mandela au sein de l’Anc. Cette option pilotée entre autre par son épouse Winnie Mandela, et des jeunes loups dont Thabo Mbeki, soutient plutôt, que le sort de l’Anc dépend finalement de celui de Mandela. C’est par la libération de Nelson Mandela que l’Anc et partant le peuple noir d’Afrique, obtiendront leur propre liberté. Pour cette opinion, le sacrifice que Mandela a consenti pour son peuple est tel, que l’un et l’autre se trouvaient unis par le même destin. Ce dernier a même refusé les propositions de libération arrangée pour rester conforme à ses convictions. Conscient de l’incidence grandiose que pourrait avoir la libération de Nelson Mandela sur la suite de la lutte, l’Anc relègue toutes les autres priorités au second rang au profit de cette libération. C’est finalement cette opinion qui prospéra de sorte que, lorsque le pouvoir Blanc affaibli, décida de négocier avec l’Anc, il fut obligé de le faire avec son prisonnier. Ce fut la plus grande victoire de l’Anc et du peuple noir Sud-africain. Elle n’a été possible que parce que portée par une morale saine.

Le peuple Sud-africain a érigé Nelson Mandela au rang des divinités, pour le remercier de son sacrifice.

Laurent Gbagbo qui hérite de Nelson Mandela se trouve dans une situation similaire par rapport au peuple ivoirien.

Pour l’honneur et la dignité de son peuple, il a souffert des dizaines de jours les bombardements de sa résidence, dans laquelle se trouvait également sa famille, dont un enfant de deux ans. Il a refusé l’exil doré que lui proposaient, les maîtres autoproclamés de ce monde, donneur d’ordre de l’assaut lancé contre lui. Pendant plus de dix ans, alors qu’il faisait face à une rébellion meurtrière, des officines de manipulation de l’opinion ont élaboré toutes sortes de mensonges pour offrir de lui au monde, une image totalement opposée à la sienne. Pour sauver son peuple, il a parcouru le monde entier à la recherche de la paix, jusqu’à supporter les pires humiliations, comme celles à lui infligées à Kleber. Jamais il n’a abandonné son peuple. Finalement, non seulement on lui refuse sa victoire électorale, mais il est déporté en Europe pour répondre de ses imaginaires crimes contre l’Humanité. Privé de son leader, le peuple ivoirien et les militants du Fpi se trouvent devant la même équation que le furent plusieurs dizaines d’années plus tôt, le peuple Sud-africain et les militants de l’Anc. Gbagbo est-il pour nous un héros, ou une victime expiatoire de sacrifice ? La réponse appartient au peuple ivoirien et aux militants du Fpi. Mais à l’évidence, tout dans le parcours de cet homme, milite en faveur de son élévation au rang des héros.

Bien avant sa naissance, il avait déjà pris rendez-vous avec le destin de son pays. Son grand-père dont il porte le nom, Koudou Gbagbo est mort au combat en s’opposant à la conquête coloniale, pendant son expansion dans la région de Gagnoa. Il est mort alors que son épouse, la grand-mère de Laurent Gbagbo, portait encore dans ses entrailles, Koudou Paul, qui engendra plus tard Laurent Gbagbo.

. Les habitants du village de Blouzon peuvent le témoigner. La mère de Laurent Gbagbo, l’octogénaire Marguerite Gado, aujourd’hui en exil au Ghana, s’est offerte en rançon pour payer la dette fiscale des siens. Elle a vécu en quasi-esclavage pour rembourser le créancier de son village, qui a avait prépayé la dette fiscale dudit village.

Laurent Gbagbo et son épouse, Simone Gbagbo, ont tout donné au peuple de Côte d’Ivoire, pour lui permettre de goûter à nouveaux aux délices de la démocratie qu’il avait perdue depuis plus d’une quarantaine d’années. Pour y parvenir, ce couple a accepté toutes les formes de souffrances. Les emprisonnements (Gbagbo Laurent est en prison pour la troisième fois et son épouse pour la deuxième fois), l’exil, les tentatives d’assassinats, ont consumé l’intégralité de leur vie.

Aujourd’hui, séparé des siens, interdit de parole, Laurent Gbagbo nous observe. Il interroge le peuple ivoirien, et surtout les militants du Fpi, son parti qu’il a créé et géré au prix de tant de sacrifices. Sommes-nous capables comme l’ont fait le peuple Sud-africain et l’Anc, d’unir notre destin au sien ? C’est le minimum que notre conscience peut nous commander. Cette exigence morale s’impose davantage aux militants et sympathisants du Fpi.

En effet, l’histoire politique de la Côte d’Ivoire est riche d’exemples qui doivent diriger notre jugement.

Depuis 1994, les militants du Rdr ont fait bloc autour de leur mentor, le soutenant en période de tempêtes ou pendant les beaux temps, l’accompagnant dans tous les mauvais coups comme les bons coups, sans calcul, avec les yeux rivés sur l’objectif qu’ils s’étaient fixés. On peut décrier et condamner leurs méthodes et les moyens utilisés pour arriver à leurs fins, mais nul ne peut les prendre à défaut sur leur absolue loyauté vis-à-vis de celui qui a incarné leurs espérances.

Après 1999, les militants du Pdci qui ont connu quelques moments de flottements, se sont regroupés autour de leur leader, pour lui éviter une deuxième humiliation, après celle qui a suivi le coup d’Etat, qui lui avait coûté le pouvoir d’Etat.

Si ces deux personnalités qui ont une histoire très courte avec la Côte d’Ivoire, ont bénéficié d’autant de solidarité sans calcul de la part des leurs, à forte raison, combien il impose aux militants du Fpi de rester unis sans calcul, à Laurent Gbagbo, qui continue d’incarner l’espérance de tout un continent.

Le président du Fpi, le Premier ministre Pascal Affi Nguessan, continue de mobiliser la Côte d’Ivoire autour du président Laurent Gbagbo, dont il fait du retour, la condition première de la tenue des états généraux de la République, qu’il a, avec une responsabilité consommée, conçus pour sauver la Côte d’Ivoire. Dans sa brillante conférence du 3 décembre dernier, il a rappelé le devoir de solidarité et de loyauté que chaque militant doit au président Laurent Gbagbo, fondateur du Fpi. Cette solidarité érige en priorité première, quasi-exclusive, le combat pour la libération et le retour du président Laurent Gbagbo.

Quelques jours avant lui, celui qui incarne la conscience du parti, le président Sangaré Abou Drahamane, avait rappelé la même exigence à la fois politique et morale, de la loyauté sans limite ni feinte que nous devons manifester au président Laurent Gbagbo. Ce sont les seules armes dont nous disposons pour contraindre l’ordre qui maintien notre héros en captivité, à le libérer.

Les deux premiers responsables de notre parti ayant indiqué le chemin, il ne nous reste plus, à nous autres militants, qu’à prendre les positions avancées, afin de mobiliser à notre suite, le peuple de Côte d’Ivoire, et d’Afrique, dans le combat pour la libération du président Laurent Gbagbo.

Pour ce faire, il nous faut concentrer notre énergie, et focaliser toute notre attention sur le seul but, la cause essentielle de notre douleur et de notre humiliation : l’emprisonnement illégal de notre héros. Vouloir régler un problème par ses conséquences tout en occultant la cause, n’est que poursuite de vent. Les Ivoiriens sont en prison et en exil parce que leur héros est en prison. Obtenons d’abord sa libération et les conséquences s’estomperont d’elles-mêmes.

Nelson Mandela a été la lumière africaine qui a illuminé toute la face de notre Humanité, grâce à la volonté du peuple Sud-africain, qui est allé chercher cette lumière dans les décombres de l’histoire de l’Afrique du Sud, là où, un ordre dépourvu de toute morale et méprisant, l’avait enfouie. De son vivant, il a passé le flambeau à Laurent Gbagbo qui le tient fermement. Il ne reste plus qu’au peuple ivoirien et africain d’assumer sa part d’héritage pour garder cette lumière africaine toujours allumée sur l’Humanité. Parce que c’est le devoir de l’Afrique de continuer de garder la morale dans un monde en profonde déconfiture. Le peuple de Côte d’Ivoire en a conscience. C’est pourquoi, il réclame toujours le retour du président Laurent Gbagbo, son héros. Toute autre offre qui lui est faite n’est que diversion. Et elle ne peut prospérer.

Le Ministre Justin Koné Katinan
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 11:22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La délégation du FPI conduite par le professeur Sébastien Dano Djédjé est rentrée, hier à Abidjan, après un séjour au Tchad, à l’invitation du parti du président Idriss Deby.

Le Fpi faisait partie des invités du Mouvement patriotique du salut (Mps), le parti du président Idriss Deby, au pouvoir au Tchad, qui célébrait le 23ème anniversaire de la fête de la liberté et de la démocratie qui s’est déroulée à Kpongô dans la région de Mayokevie, à la frontière avec le Cameroun. La délégation du Fpi composée du ministre Dano Djédjé (chef de délégation) et de Tchéidé Jean-Gervais (secrétaire national) est revenue hier à Abidjan avec de bonnes nouvelles pour son parti.

Selon l’ancien ministre de la Réconciliation nationale, Pr Dano Djédjé, le séjour était chaleureux et a jeté les bases d’une collaboration entre le Fpi et le Mps dans le cadre de la lutte pour la liberté et la démocratie en Afrique. «C’est le Mouvement patriotique du salut (Mps) du Tchad, parti créé par le président Idriss Deby qui nous a invités à son 23ème anniversaire de la fête de la liberté et de la démocratie. Donc nous avons répondu à cette invitation. Nous avons été très bien accueillis. Tout le temps que nous avons passé au Tchad, les camarades nous ont entourés de leur affection, de leur amitié, de leur chaleur. Ils ont une très haute idée du Front populaire ivoirien et partagent nos convictions. Ils sont engagés dans la consolidation de la démocratie et de la liberté», a-t-il confié à la presse.

Le ministre Dano Djédjé s’est dit satisfait des échanges avec les responsables du Mps. «Nous sommes revenus enrichis de beaucoup de choses. Nous sommes revenus revigorés par le comportement de nos camarades qui, comme je l’indiquais, ont une haute idée du Fpi. Ils ont souhaité que nous collaborions dans le cadre de la recherche de la liberté et de la démocratie. Que nous continuons d’échanger. Nous avons profité du séjour pour rencontrer leur comité permanent des membres fondateurs (Cpf). Ils nous ont reçus. Nous avons échangé. Nous avons appris beaucoup d’eux. Ils ont appris beaucoup de nous. Nous pensons que l’avenir nous réservera ce qu’il nous réservera. Nous sommes revenus vraiment confiants. Ce qu’on peut dire aussi, c’est que le Tchad est un pays en chantier sur le plan de la démocratie et de la liberté».


Les émissaires du Fpi disent réserver à la direction de leur parti, la primeur du contenu des échanges qu’ils ont eus avec leurs hôtes. Le chef de la délégation a exprimé sa gratitude et ses remerciements fraternels au président Idriss Deby ainsi qu’à la direction du Mps.


La délégation du FPI a été accueillie à son retour du Tchad par le secrétaire général du parti, Akoun Laurent, entouré de quelques collaborateurs dont le secrétaire national de la Jfpi, Justin Koua.

Jean Khalil Sella

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 11:20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remaniement ministériel Tout est fin prêt Bédié choisit ses hommes

C’est calé. Il y aura un remaniement ministériel en début d’année prochaine. Henri Konan Bédié a choisi ses hommes, avant d’aller célébrer la nativité du Christ à Daoukro.


Le président de la République, Alassane Ouattara va donner des instructions à son Premier ministre, Daniel Kablan Duncan pour une recomposition de l’équipe gouvernementale dans les prochains jours. Des ministres ne passeront pas le nouvel an au Palais. Depuis plusieurs semaines, dans la plus grande discrétion, le ministre Ibrahim Téné Ouattara recevait les Curriculum Vitae des ministrables.

Chaque formation politique de l’alliance Rhdp a été priée de faire des propositions de personnalités devant siéger au Gouvernement. Ayant eu vent du projet de remaniement ministériel, Yao N’Gbala s’est lancé dans une campagne de dénigrement de son président, afin d’être le leader du parti, dans la perspective de son entrée au gouvernement. Il aurait déposé son Cv à la présidence.

Au niveau du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda), Henri Konan Bédié a désigné ses hommes. Avant son départ hier à Daoukro, il a eu une rencontre à huis clos avec le ministre d’Etat, Jeannot Kouadio-Ahoussou. La liste des nouveaux membres de l’exécutif a été concomitamment validée par les deux hommes.

Selon des sources, Henri Konan Bédié a fait prévaloir la compétence de ses hommes et la géopolitique. Des ministres du Pdci seront issus de Bouaké, Didiévi et de Toumodi. Représentant le Grand est, dans le découpage du Pdci-Rda, le ministre Adjoumani restera au gouvernement, de même que son collègue des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby. Il est annoncé dans le gouvernement Duncan II, Théophile Ahoua N’Doli, actuellement directeur de cabinet du Premier ministre.

Des carriéristes du Gouvernement sont sur le départ. Le président de l’Udpci, Albert Mabri Toikeusse sera appelé à d’autres fonctions. On l’annonce à la tête d’une Institution de l’Etat. Sorti du gouvernement en novembre 2012, Albert Flindé pourrait faire son retour dans un département ministériel au compte de son parti, l’Udpci.

Au Rdr, le chef de l’Etat, opte pour le rajeunissement de ses lieutenants. S’agissant d’une probable entrée de l’opposition dans cette nouvelle équipe, le ministre Jeannot Kouadio-Ahoussou est à la manœuvre.

Konan Kan

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:16

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A noter que les quatre premières nations africaines seront des représentants continentaux au prochain Mondial au Brésil, le Nigeria, champion d’Afrique 2013 et quatrième nation africaine du classement FIFA, pointant au 36e rang.

Le cinquième représentant de l’Afrique au Brésil, le Cameroun, occupe le 51e rang, soit une progression de huit places.

Progression encore plus importante du côté de l’Egypte.

Les Pharaons sont 38e au classement FIFA, soit 13 places de mieux que leur précédent pointage.

Une amélioration significative, deuxième plus grosse progression de ce classement, après celle de Cuba qui gagne 27 positions.

Juste derrière l’Egypte, on trouve le Cap Vert, 39e, le Mali, 42e et la Tunisie, 49e.

Au fond de la classe côté africain, on trouve le Tchad, qui perd 8 places pour descendre à la 164e position.

Tout en haut, l’Espagne championne du Monde et d’Europe en titre reste première, devant l’Allemagne et l’Argentine.

L’Angleterre, 13e, perd trois places.

BBC Afrique

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:09

4econvention

Côte d’Ivoire: plus de 11 milliards de francs CFA pour améliorer la santé maternelle et infantile

Par Norbert

Des organisations non gouvernementales (ONG) internationales vont être appuyées à hauteur de 11,8 milliards de francs CFA pour leurs activités de terrain en vue de l’amélioration de la santé maternelle et infantile en Côte d’Ivoire, a-t-on appris jeudi auprès de la Primature ivoirienne.

L’annonce de cet appui financier a été faite à l’occasion de la signature d’une convention de partenariat mercredi entre la Côte d’Ivoire et la France, indique une note d’information de la Primature.

4econvention

Côte d’Ivoire: plus de 11 milliards de francs CFA pour améliorer la santé maternelle et infantile

Le financement va permettre à quatre ONG, Terre des hommes, la Croix-Rouge française, Médecins du monde et International Rescue Committee, travaillant en partenariat avec le service d’aide humanitaire et de protection civile de la Commission de l’Union européenne (ECHO), de bénéficier d’un transfert de 11,8 milliards de francs CFA pour la réalisation de leurs activités.

Le partenariat va porter, entre 2014 et 2016, sur l’offre d’un « accès continu aux soins de santé gratuits » pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans dans 17 districts sanitaires à l’ouest de la Côte d’Ivoire et dans la périphérie d’ Abidjan.

Il devrait permettre aux ONG « de poursuivre leurs activités, d’ intensifier leur appui aux centres de santé, aux directions régionales et départementales de la Santé, de mettre en oeuvre de nombreuses réhabilitations ainsi que de nouvelles constructions de centres de santé de premier contact », précise la note d’ information.

Le partenariat intervient dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D), signé le 1er décembre 2012 entre la France et la Côte d’Ivoire et mis en oeuvre par l’ Agence française de développement (AFD).

La première tranche du C2D, d’un montant de 413,25 milliards de FCFA (630 millions d’euros) s’aligne sur le Plan national de développement (2012-2015) et couvre six secteurs d’intervention.

Le volet santé du C2D, d’un montant de 45,8 milliards de FCFA ( 69,9 millions d’euros) vise à l’amélioration de la santé des populations les plus vulnérables en Côte d’Ivoire grâce à une meilleure accessibilité à des services de santé de qualité.

Il s’appuie sur le développement des ressources humaines paramédicales, le renforcement de la disponibilité en médicaments essentiels, l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité des services de santé maternelle et infantile et de planification familiale et le renforcement des capacités institutionnelles du ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida. F

Source: Agence de presse Xinhua

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:02

gnonzie

Revenu dans son pays, la Côte d’Ivoire, le lundi 18 novembre 2013, mettant fin à plus de deux ans et demi d’exil au Ghana, Gnonzié Ouattara prendra les rênes de son parti la semaine prochaine. A la veille de cet événement par ses militants, celui que ses proches appellent affectueusement « le SG », s’est confié à L’Intelligent d’Abidjan.

Réalisée par Dosso Villard

Monsieur Gnonzié, qu’estce qui a réellement motivé votre départ en exil ?

Je pense que dans ma déclaration, j’ai indiqué tout cela. J’étais menacé, poursuivi. Je n’ai pas envie de remuer le couteau dans la plaie et puis je n’avais le choix, que de partir, parce qu’il y a eu assez de morts. Maintenant, quant à mon retour, j’ai indiqué aussi pourquoi je suis revenu. Je suis rentré parce que j’ai perçu un certain nombre de signaux, j’ai vu un certain nombre d’initiatives de la part du pouvoir, j’ai analysé et je me suis dit que je n’avais plus rien à faire à l’extérieur. Et j’ai pris la décision de revenir. Pour l’instant, rien n’est venu contrarier mes analyses. Donc, pour l’instant, je pense que j’ai eu raison d’être là.

Dans quel état d’esprit avez-vous retrouvé votre parti le Rpp après deux ans d’exil ?

En ce qui concerne le parti, j’ai retrouvé un Rpp qui est resté debout, qui a continué ses activités. En ce qui concerne les perspectives, naturellement, c’est avec la direction du parti que nous allons envisager cela, quand nous allons prendre service la semaine prochaine. Donc, nous allons faire un programme ensemble. Mais pour l’instant, permettez que je n’en dise pas grandchose parce que même si j’ai des idées, ce sont actuellement des projets qui doivent être validés par les autres membres de la direction.

Vous allez reprendre votre poste de secrétaire général au sein du Rpp, est-ce à dire que vous allez avoir des négociations avec les autorités actuelles ?

Moi, en tant qu’individu, je n’ai aucun projet concernant ces choses-là. J’attends que le parti me dise ce qui a été fait et ce qui est en train d’être fait. Pour le moment, ces choses-là ne font pas partie de mon agenda personnel. Mais, si c’est mon parti, il est évident que si la direction est d’accord et qu’on s’est entendu, on fera la démarche qu’il faut. Si c’est pour la paix, on y va, parce que nous sommes un parti de paix et nous sommes prêts à parler à tout le monde, comme le président Fologo l’a dit et comme le disent nos textes. Pour faire la paix, il faut pouvoir parler avec tout le monde.

Deux ans en exil, comment avez-vous vécu ce moment là ?

Ça n’a pas été facile, mais je dois reconnaître que nous devons rendre hommage aux populations et aux autorités Ghanéennes. Ils constituent un peuple très hospitalier qui nous ont aidés. Mais, quand on n’est pas chez soi, on n’est jamais tout à fait à l’aise. Donc, je suis revenu et je suis content d’être là. Je m’étais organisé tous les matins, je faisais du sport. Je me consacrais à la lecture et je regardais la télévision, l’ordinateur. Voilà en gros comment je passais mes journées.

N’aviez-pas d’autres activités au Ghana ?

D’abord, il y avait le handicap de la langue. Sinon, il y a eu des ouvertures de formation des journalistes et quand les gens ont vu mon parcours, ils auraient souhaité que je puisse aller donner des cours pratiques de télévision: présentation du journal et autres. Mais, il y avait le handicap de la langue. J’ai préféré revenir.

Quels étaient vos rapports avec les autres exilés Lmp ?

J’étais à Accra, on ne me voyait pas régulièrement et ceux qui voulaient me voir, me voyaient parce qu’en exil, on ne vivait pas en communauté. Chacun vit chez-soi, chacun a sa maison. Il y a la majorité des jeunes qui sont dans les camps. Donc, pour les voir, il fallait aller dans ces camps et pour me voir, il fallait venir chez moi. Mais, j’ai souvent rencontré certains dans des cafés ou dans la rue. En tout cas, je n’ai pas vécu en communauté avec quelqu’un. J’avais quand même des amis que je voyais de temps en temps.

Est-ce qu’à votre niveau, vos avoirs ont été gelés ?

Bien sûr, mes comptes sont gelés depuis juillet ou août 2011. Quand on m’a appelé la première fois d’Abidjan pour me dire qu’il y a une liste des personnalités dont les comptes sont gelés, j’ai dit à la personne de ne pas s’en faire, car je pense que c’était normal. Dans un premier temps effectivement, je trouvais cela normal. « Voilà des gens qui viennent d’arriver au pouvoir et ils veulent savoir ceux qui ont volé et ceux qui n’ont pas volé ». Et j’ai dit à la personne que mes comptes allaient être dégelés rapidement parce que je l’ai ouvert depuis que j’étais agent de la RTI. Aujourd’hui, avec l’ordinateur, en 30 secondes, un banquier vous fait l’historique d’un compte bancaire. Donc, on sait les virements que vous avez reçus, d’où ils sont venus. Dans mon cas, si on fait cela, on se rendra compte que je n’ai reçu que des virements de salaires, de la RTI quand j’y étais, du conseil quand j’y étais et les dernières fois du gouvernement. Je pensais bien que mes comptes seraient dégelés et c’est là que je n’ai pascompris.

Mais, est-ce que vous acceptez qu’on considère votre passage dans le gouvernement Aké N’Gbo comme un passage à vide ?

J’ai été ministre de la Communication sous Gbagbo. J’ai siégé au Conseil des ministres. Et ça, on a beau fait dans l’histoire, c’est incontestable. J’ai siégé au gouvernement et j’ai été membre du gouvernement. Donc, c’est clair, je ne vais pas renier cela.

Y a-t-il également eu des mandats d’arrêts contre vous?

Je ne suis pas parti de la Côte d’Ivoire parce que j’avais la justice à mes trousses. Je ne suis pas parti de la Côte d’Ivoire parce que je voulais me soustraire à la justice. J’ai indiqué les conditions dans lesquelles je suis parti. Cela dit, parlant de la justice, je le dis à tout le monde, je connais des hommes et des femmes qui exercent au sein de la justice ivoirienne. Elle a en son sein des hommes et des femmes qui ont une grande valeur, une grande probité, qui sont dignes de confiance et qui sont crédibles et j’ajoute souvent que pour pouvoir conforter leur crédibilité et la confiance des populations en terme de justice et surtout auprès des investisseurs qui sont regardants sur la justice, il faut tenir la justice ivoirienne à l’écart des querelles politiciennes.

Justement parlant de justice, quel est votre point de vue sur le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Cpi ?

Aujourd’hui, la procureure Fatou Bensouda s’évertue à trouver des preuves complémentaires contre votre ancien leader. Oui, j’observe comme vous, que lorsqu’il s’est agi de confirmer ou d’infirmer les charges, les juges ont estimé que le dossier n’était pas suffisamment lourd et que le procureur devrait retourner pour rechercher des preuves complémentaires. On n’a pas besoin d’avoir été proche ou d’aimer Gbagbo, ce qui suppose qu’il n’est coupable de rien et qu’il devrait être logiquement libéré.

Votre avis sur la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire…

Je n’ai pas suivi la méthodologie de la réconciliation. Donc, je ne sais pas quelle était la méthodologie et comment elle s’est faite. Mais, en me référant au dictionnaire, je leur dis que se réconcilier, c’est remettre en accord des amis qui se sont brouillés. Si les Ivoiriens se sont brouillés, certainement. C’est pourquoi, on veut faire la réconciliation. Mais, pourquoi, se sont-ils brouillés ? Ils se sont brouillés parce qu’il y a eu des élections. Mais, quels étaient les principaux animateurs des élections ? C’était M. Alassane Ouattara et M. Laurent Gbagbo. Donc, ce sont eux qui étaient véritablement des amis, ils ont constitué ensemble le front républicain, en 1995, ils ont fait le boycott actif ensemble et ils sont restés amis jusqu’en 1999 lorsqu’il y a eu le coup d’Etat. Ils se sont brouillés à partir des élections de 2000 qui étaient les premières élections contestées. Et puis, leur amitié s’est encore désagrégée en 2002 avec la rébellion qui était la conséquence de l’élection contestée de 2000. Le couronnement a été l’élection de 2010. Donc, si on doit réconcilier des amis qui ont été brouillés, il faut commencer par les deux têtes. Parce que si vous réconciliez le corps, c’est-à-dire les populations qui ont suivi les autres parce qu’ils sont soit, militants, soit électeurs, vous pouvez les réconcilier. Mais le jour où les deux têtes vont se mettre en état de belligérance, ils vont reprendre leurs positions. Donc, il faut commencer par là. Il faut les réconcilier M. Alassane Ouattara et M. Laurent Gbagbo.

A vous entendre, une réconciliation sans Ouattara et Gbagbo ne marchera pas ?

Ça ne sera pas de longue durée.

Avez-vous un message à l’endroit de vos militants et des Ivoiriens ?

Je veux dire que le Rpp comme son président l’indique par rapport à son nom même, est un parti de paix. Aujourd’hui, si nous voulons avoir une paix de longue durée, il faut qu’on accepte la réconciliation. Il faut une réconciliation qui soit vraie, sincère, c’est-à-dire, qui prenne en compte tout le monde. Toutes les ethnies, toutes les religions, toutes les parties et les grands leaders, la société civile. Tout le monde doit pouvoir avoir son mot à dire dans la réconciliation. Maintenant, il y a eu des exactions qui ont eu lieu et il y a eu des victimes de part et d’autre. Vous ne pouvez pas rencontrer une famille où il n’y a pas eu de victime pendant cette crise. Donc, c’est un pardon réciproque qu’il faut. Quand je parle de pardon réciproque, je veux dire par là qu’il n’y a pas un groupe de gens qui doit s’asseoir pour attendre le pardon et puis il y a un autre qui va aller demander pardon. C’est réciproquement qu’on doit se pardonner. C’est le même message que nous allons dire à nos militants. La stratégie, nous allons la concevoir ensemble avec la direction du parti.

N’avez-vous pas peur qu’à l’issue de cette interview, vous soyez interpellé pour vos propos ?

Je vous ai dit qu’avant de venir, j’ai fait des analyses et j’ai observé un certain nombre de faits, de déclarations et de gestes. Et à partir de ces gestes, je me suis dit que je n’ai plus ma place en exil et je suis venu. Et je dis que pour l’instant, rien n’a contrarié les analyses que j’ai faites et je pense que j’ai eu raison de venir. On ne peut pas menacer même un simple citoyen qui n’a pas de responsabilités politiques. On ne doit pas le menacer parce qu’il a parlé. Le droit à l’expression fait partie des droits démocratiques et je ne pense pas que pour des choses aussi anodines, qu’on puisse créer des difficultés à quelqu’un, surtout à un homme politique.

L’Intelligent d’Abidjan

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:00

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La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) vient de débloquer une dizaine de millions d’euros pour augmenter la production de riz en Côte d’Ivoire. Selon les autorités régionales, environ 800 millions d’euros ont été engagés dans ce qui est baptisé « l’offensive riz ».
Objectif : assurer la sécurité alimentaire en augmentant la production rizicole en Afrique de l’Ouest.

RFI.fr

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 16:56

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Jean Louis Billon, ministre du commerce, de l’artisanat et de la promotion des Pme, entend lutter efficacement contre la contrefaçon. Dans un entretien accordé aux confrères d’Onuci Fm, le ministre a d’abord situé les responsabilités avant de s’engager à mettre fin à toutes ces mauvaises actions.
Pour lui, il n’y a pas que les producteurs qui sont coupables, mais les utilisateurs de ces produits contrefaits sont aussi responsables de cet acte qui freine la croissance économique du pays. Il a dénoncé la complicité des consommateurs. A en croire le ministre Billon, cette lutte doit prendre en compte tous les acteurs intervenant depuis la production jusqu’à la consommation. C’est aussi le lieu d’interpeller les autorités sur l’ampleur que prend la pauvreté dans le pays. 
L’agent économique rationnel cherche toujours les biens de consommation dont les prix sont abordables, en raison de leur pouvoir d’achat qui est faible. Et c’est ce calcul qui amène les individus à choisir les produits contrefaits, parce que cela revient moins cher par rapport au produit original. Il faut donc lutter contre la pauvreté avant toute autre action.

Le Mandat

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