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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:47

« Il y a un risque certain du retour des associations mafieuses d’étudiants sur les campus universitaires (…), si des dispositions fermes et courageuses ne sont pas prises...

Nous entendons saisir la tutelle afin que le Ben (ndlr, Bureau exécutif national) du Syeeci soit poursuivi pour les nombreux faits et violences perpétrées sur notre site. Nous allons saisir dès le mardi 21 mai, le conseil de discipline de notre institution pour que les Ben locaux du Syeeci et de la Fesci répondent de leurs actes. Nous allons proposer la suspension ou la radiation des auteurs qui seront identifiés après une enquête. Si la sanction est exemplaire, ça va être une source de dissuasion », a laissé entendre Pr Lacina Coulibaly, vice président de l’Université Nagui Abrogoua (Una).

C’était lors d’une conférence de presse tenue, dans l’enceinte de cette université, le vendredi 17 mai 2013. Selon le conférencier, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, en plus des dérives constatées chez les étudiants depuis janvier dernier, c’est la bagarre pour le contrôle de l’Una qui a eu lieu entre les associations rivales (Fesci et Syeeci), le jeudi 16 mai 2013 et qui a fait sept blessés.

Les étudiants avaient, entre autres, manifesté, pour le départ des tenancières de maquis, l’ouverture de toilettes, le fonctionnement des laboratoires, l’annulation de l’exigence de cartes d’étudiants pour payer les cartes de bus. « Nous invitons la Police universitaire à davantage de vigilance pour étouffer toute activité violente sur notre campus (…) Pour tout ce qui concerne les problèmes pédagogiques, des dispositions sont en train d’être prises pour permettre l’exécution des Tp, dans les délais », a relevé Pr Lacina Coulibaly

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:44

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Plus de répit pour le chef de guerre Amadé Ouérémi et ses combattants, qui ont commencé à croiser le fer avec les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), depuis le jeudi 16 mai 2013, dans le cadre de l'opération qu'il convient d'appeler '' Amadé dehors '

En effet, occupant la forêt classée du Mont Péko, le planteur-chef de guerre et ses milliers de combattants armés jusqu'aux dents, avaient été sommés par l’État de Côte d'Ivoire de vider les lieux. Face à leur refus de s'exécuter, le gouvernement a décidé de passer à l'offensive le jeudi dernier. Les gendarmes et les éléments des FRCI se sont déployés, dans un premier temps, aux alentours de la forêt du Mont Péko.
 
A l'aide d'un mégaphone, selon nos sources, ils ont demandé aux populations de quitter les lieux. Ils ont précisé qu'ils ne sont pas venus en ennemis, mais en amis, pour les sensibiliser à partir et à rejoindre des parents et connaissances dans des villages et villes loin du Mont Péko. Passé cette étape, une première colonne des forces ivoiriennes a tenté de pénétrer l'antre d'Amadé Ouérémi par la porte principals du parc, pour continuer, dit-on, la sensibilisation à l'effet d'obtenir le départ des populations. Elle sera repoussée par des tirs venant de la forêt. Les soldats ivoiriens comprendront alors qu'ils ne sont pas les bienvenus en ce lieu. Surtout pas pour faire partir Amadé Ouérémi et ses hommes, décidés à en découdre. Ils vont battre en retraite, pour mieux organiser l'offensive.`
 
Hier vendredi 17 mai, au deuxième jour de cette opération de déguerpissement, c'est une colonne conduite par les forces françaises de l'opération Licorne, apprennent nos sources, qui prend position aux abords de la forêt. Elle sera suivie par les gendarmes et militaires ivoiriens, commis pour l'expédition. Ils vont encore une fois demander aux populations de dégager des lieux, avant de se déployer aux alentours du Mont Péko, de sorte à en bloquer  toutes les issues.  A en croire une source militaire sur place, que nous avons eue hier au téléphone, « c'est le début de la fin pour Amadé et ses hommes. Si tout se passe bien, la forêt classée du Mont Péko pourrait être libérée de ses occupants d'ici à la fin de cette semaine ».
 
Alertées de la présence des militaires, les populations civiles qui s'étaient établies dans cette forêt ont commencé à fuir. Certaines ont été aperçues hier vendredi, avec leurs bagages en main ou sur la tête, se dirigeant vers les villages de Nidrou et de Bagohouo situés à la lisière de la forêt classée ; ou encore vers la ville de Duékoué. D'autres ont trouvé refuge dans des grands campements qui foisonnent dans la zone. Les hostilités armées n'avaient pas encore été engagées, en tout cas pas avant que nous mettions sous presse. Les éléments des FRCI et les forces internationales étaient prépositionnées dans divers endroits stratégiques, espérant qu'Amadé Ouérémi et ses hommes soient, enfin, habités par la raison, et se rendent pour éviter un autre bain de sang à l'Ouest.
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:40

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La journée du jeudi 16 mai2013, première journée de lavisite du président SylvainMiaka Ouretto dans le Zanzan,n’a pas été de tout repos. Commencée à 10h30min, heure de départ d’Abidjan, elle a pris fin à 00h45min par le repas du soir.
 
Arrivée à 18h30, le président Miaka et sa délégation ont rendu visite, avant toute chose, au secrétaire général de la préfecture, qui assurait l’intérim du préfet de région en congé. Miaka et sa délégation ont également rendu visite aux autorités coutumières, à la reine mère et aux autorités religieuses. La rencontre avec les structures de la fédération de Bondoukou a commencé à 23h30min avec la remise de 7 grosses motos offertes par le secrétaire national chargé du Zanzan, N’Guettia Yao Kouman, fédérations Fpi que compte le Zanzan. «Camarade Président, le travail d’implantation du parti a été fait ici par les camarades Marie Odette Lorougnon, Christine Konan, Kouamé Sécré Richard et Komoué Koffi. Nous prenons la relève pour faire la remobilisation. C’est dans ce cadre que mes partenaires et moi offrons modestement ces motos aux 7 fédérations que compte notre région pour faire effectivement le travail que vous nous avez confié», a indiqué le national N’Guettia Yao Kouman.
 
Lequel a souligné qu’en venant honorer la mémoire de secrétaire de section Toin Bénoît, le président Miaka et sa délégation confirment l’un desprincipes fondateurs de leur parti, la solidarité. «C’est un signe d’espoir à continuer la lutte pour nous, car nous savons que nous ne serons jamaisseuls». A la suite de N’Guettia, le secrétaire général de la fédération de Bondoukou a, au nom de ses pairs, exprimé leur détermination à se battre pour que, très rapidement, le Fpi reprenne le pouvoir d’Etat.

Dans son intervention, le président Miaka a d’abord tenu à rendre hommage à N’Guettia : «A ma dernière rencontre avec le président Gbagbo, il m’a dit : «Miaka, je te félicite pour la marque que tu as imprimée au parti. Mais il faut maintenant aller sur le terrain à la rencontre des militants pour les remobiliser». Et on ne peut aller à la rencontredes militants si on n’en a pas les moyens. En offrant ces motos aux fédéraux, le camarade NGuettia traduit les instructions du président Gbagbo dans les faits. Il y en a qui ont de gros moyens, mais qui refusent d’aider le parti. MaisN’Guettia, lui, ne fait aucuncalcul quand il s’agit d’agir pour le parti. Je voudrais donc que tout le monde fasse un ban au camarade N’Guettia».
 
Se tournant ensuite vers l’ensemble des militants qui ont pris d’assaut la salle, certains depuis 11 h du matin, semble-t-il, le président du Fpi lance à leur endroit : «Je sais que vous attendez des nouvelles fraiches du président Gbagbo». C’est par des cris de joie que ceux-ci répondent. Et le président Miaka de les rassurer : «Le président Gbagbo se porte très bien. La dernière fois que je l’ai vu, il rayonnait de santé et il a même demandé après tout le monde. Vous avez suivi l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges. Le président Gbagbo a indiqué qu’au plan politique, le monde entier a vu qu’on a gagné le combat. Mais il a quitté le terrain du droit pour revêtir le manteau politique. Nous devons donc nous remettre en ordre de bataille».
 
Mais, pour le président Miaka, il faut surtout éviter les provocations du pouvoir. En ce sens que Ouattara et les siens veulent forcément donner du Fpi, l’image d’un parti violent. C’est pourquoi ils donnent dans la provocation. Et le cas de la Première Dame, Simone Gbagbo, qu’on a ramenée de force à Odienné alors qu’elle était encore sous anesthésie, entre dans ce cadre-là. «Elle même (Simone) me charge de vous dire de ne pas paniquer. Qu’elle est suffisamment forte pour supporter toutes ces épreuves. La seule chose qu’elle nous recommande, c’est de ne jamais baisser les bras».
 
A en croire Miaka Ouretto, chaque chose a son temps. Ainsi pense-t-il que «l’heure d’agir est arrivée». Mais agir avec les moyens conformes à la ligne que le Fpi s’est imprimée: la transition pacifique à la démocratie : «L’avocat du président Gbagbo m’a indiqué que le parti l’a beaucoup aidé par son attitude. Parce qu’on voulait dire que Gbagbo est violent. Mais, en évitant toutes les provocations, nous avons facilité la tâche à l’avocat et à son équipe. C’est donc par des moyens démocratiques que nous allons vider Ouattara du palais pour reconquérir le pouvoir d’Etat». C’est pourquoi Miaka demande aux militants de son parti d’avoir un langage rassurant aussi bien en interne qu’à l’extérieur. En interne, ils doivent, a-t-il lâché, dire à ceux qui hier ont suivi Ouattara de bonne foi et qui ont été déçus pas la suite que le Fpi n’est pas revanchard. Par conséquent, il ne se vengera de personne s’il reprend le pouvoir.
 
Sa mission est par excellence de rassembler tous les Ivoiriens autour de l’idéal de paix et de démocratie prôné par le président Gbagbo. A l’endroit des gens de l’extérieur, notamment les Occidentaux, Miaka recommande aux militants de son parti de leur expliquer que leur parti n’est nullement contre eux. Tout ce qu’il demande, c’est d’être respecté comme il respecte tout le monde. Le moins qu’on puisse dire au sortir de cette première rencontre avec les militants FPI de Bondoukou, la toute première du genre depuis la crise postélectorale, c’est que les militants du Fpi avaient soif de voir les responsables de leur parti et surtout d’avoir les nouvelles de leur leader Laurent Gbagbo et sonépouse.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 11:21

Par G.D.A

Le Néerlandais Bert Koenders comme nous l’annoncions il y a de cela quelques semaines [info démentie en son temps par l’ONUCI], quitte bel et bien la Côte-d’Ivoire pour le Mali.

Agé de 55 ans, le très francophile, ancien député et ministre travailliste au Pays-Bas, prendra la tête de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Koenders, qui est resté moins de deux ans en poste en Côte-d’Ivoire, sera remplacé par l’ancienne ministre nigérienne [Niger] des Affaires étrangères Aïchatou Mindaoudou Souleymane, qui prend les commandes de l’ONUCI.

La diplomate Aïchatou Mindaoudou Souleymane était Représentante spéciale conjointe adjointe à l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies (MINUAD)au Darfour. Agée de 53 ans, Mme Mindaoudou est titulaire d’un doctorat et d’une maîtrise en droit de l’Université de Paris et d’une licence en droit de l’Université d’Abidjan.

L’actuel président du Niger Mahamadou Issoufou dont Aissatou Mindaoudou est la protégée, est réputé très proche du président socialiste français François Hollande. Rappelons que le Niger avait été durablement frappé dans la crise ivoirienne, avec les assassinats [toujours non élucidés] de sept [7] de ses casques bleus en juillet 2012.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 11:16


Jean Blé Guirao est Secrétaire Général Adjoint III de l’UDPCI chargé de l’Organisation et de la Mobilisation, Ancien Président des Jeunes de ce parti fondé par le Généra ROBERT GUEI, Ex leader la FESCI, membre fondateur et Ex Président du RJDP. Au cours d’un Panel en vidéo conférence avec la presse nationale et internationale autour de deux points essentiels l’UDPCI et le RHDP, il a bien voulu répondre aux différentes préoccupations du moment.

Interview verité du « DOUGLOUDOU » National

« Comment expliquer que tous nos cadres mécontents se soient retrouvés candidats sous la bannière de ce parti allié. Quand on est allié, il ya un minimum qu’on ne dépasse pas, il y a des choses qu’on ne fait pas à son allié au nom d’une certaine éthique morale »

« Sinon comment peut-on expliquer l’absence de réunions des instances du RHDP, l’absence de concertation au niveau de la conférence des Présidents, l’arrogance, la trop grande suffisance et le manque d’humilité des cadres du RDR envers les alliés »

« L’UDPCI aura donc son candidat comme le stipule la plate forme du RHDP mais l’UDPCI aura son candidat pour rester en conformité avec la volonté de l’écrasante majorité de nos militants »

« Regarder bien, tous les cadres du MFA ou de l’UDPCI sont chaque jour recrutés par l’allié RDR comme pour affaiblir les autres. Le RDR essaie de nous dépecer vivant. Mais à quelle fin répond cette stratégie si vraiment on est ensemble »

« A ce niveau, le bilan est catastrophique. Plus de réunions des instances, chacun se cherche dans son parti, les nominations se font dans un seul sens. L’allié MFA n’est plus dans le gouvernement commun et est tenu loin malgré les appels de son leader, l’arrogance et le manque d’humilité ont pris le dessus, les gens sont devenus trop suffisants, méprisants et inaccessibles. Tout le monde est taxé d’être contre le Président ADO. Le climat n’est pas rassurant et certains actes nous séparent, chaque jour d’avantage. Rien n’est fait pour renforcer la cohésion au sein des alliés. Le décor est planté pour un divorce consommé. Il faut tirer la sonnette d’alarme pendant qu’il est encore temps ».

« Pour le reste, depuis le 30 avril 1990 on a vu la gauche démocratique, on a vu le front républicain, on est entrain de voir le RHDP. Demain, je ne serai pas surpris de voir autre chose car rien n’est immuable sur cette terre des hommes ».

1/ Monsieur le Secrétaire Général Adjoint, êtes-vous satisfait des résultats de votre parti à l’occasion des élections couplées du 21 avril 2013 ?

Je voudrais faire remarquer que ces élections locales couplées se déroulaient pour la plupart, à part la présence de quelques militants LMP qui se sont présentés en indépendant, entre nous militants du RHDP. Les observateurs de la vie politique ivoirienne étaient curieux de savoir comment, après les Présidentielles acquises de haute lutte, dans une solidarité agissante et un engagement total des Ivoiriens, comment nous allons nous comporter surtout après les ratés observés lors des dernières législatives. Vous avez tous vu et observé, a part quelques localités, que nous n’avons pas pu aller en RHDP partout alors que nos militants le demandaient. L’autre constat, c’est que partout où il y a eu une liste RHDP, ces listes étaient conduite par des cadres du PDCI RDA. Dans le même temps et bizarrement, partout où les listes RHDP ont volé en éclat, cela l’a été du fait des cadres du RDR, le CAVALLY, ma région en est l’illustration parfaite de cette boulimie qui a fait beaucoup de tort au RHDP le présentant comme une alliance opportuniste, valable dans un seul sens quand cela arrange l’allié RDR et non valable pour les autres alliés de la plate forme. Je ne sais pas, je ne vois pas comment après toutes ces violences verbales et physiques observées ça et là, comment on pourra relancer la machine à la base et dire à nos militants de venir à une réunion du RHDP.

Pour en revenir à votre question, et en attendant la chambre administrative de la cour suprême, je dirais que c’est un triple sentiment de déception, de colère et de joie qui m’anime. Joie de ce que l’UDPCI et son Président, le Docteur Albert TOIKEUSSE MABRI aient gagné dans le TONKPI fermant ainsi une grosse parenthèse qui hélas, commençait à nous coller à la peau de manière inéluctable. Joie aussi de savoir que dans le CAVALLY, là où nous sommes allés sur une liste PDCI RDA-UDPCI conduite par le Ministre DAGOBERT BANZIO, après le retrait inexplicable et inopportun de certains cadres du RDR qui sont allés faire une liste avec notre sœur, la Ministre ANNE OULOTO DESIREE. Nous avons fait une campagne de survie et nos parents nous ont compris. Joie enfin de la victoire du camarade YAO KOUADIO à la mairie de GUITRY, qui fait que notre parti sort la tête dans une zone qui n’est pas l’ouest et qui nous ouvre de réels espoirs et de nouvelles perspectives. Mais je suis furieux de la grande pagaille qui a fait qu’on a perdu des communes importantes dans notre fief, dans le TONPKI. Le mode de désignation des candidats, pour ma part, à été mauvais et nous a crée plein de problèmes. Des gens qui ne sont pas candidats, parce que mis dans un comité électoral, ont passé leur temps à régler des comptes qu’à choisir les meilleurs chevaux pour la victoire. Cela s’est vu aux législatives et plus encore à ces dernières élections où le nombre important de candidatures indépendantes à fini de convaincre que la démocratie en interne dans nos partis ne peut s’accommoder de choix qui sortent des décisions de la base. Ce sont les militants et eux seuls qui doivent choisir ceux avec qui il faut aller à une élection. Nous avons perdu des communes importantes et symboliques, dans notre fief, comme Man ou DANANE par notre propre faute.


La colère c’est bien sur contre le RHDP où l’allié RDR est entrain de nous charcuter. Comment expliquer que tous nos cadres mecontents se soient retrouvés candidats sous la bannière de ce parti allié. Quand on est allié, il ya un minimum qu’on ne dépasse pas, il y a des choses qu’on ne fait pas à son allié au nom d’une certaine éthique morale.

2/ Le ministre Albert FLINDE a défendu les couleurs de l’UDPCI à Man, capitale du TONKPI votre fief. Comment expliquez-vous sa défaite face au RDR ?

C’est une des défaites qui fait mal au Parti pour deux raisons essentielles. MAN est la Capitale du fief de notre Parti. Quand vous perdez la capitale dans un combat, c’est que vous êtes entrain de tout perdre. Dieu merci, les régionales avec la victoire éclatante du Président MABRI peut nous permettre de rêver encore ou d’espérer. Mais c’est la carrure de notre candidat, maire sortant, le Ministre FLINDE, homme très organisé qui véritablement nous laisse pantois. On attend le bilan qui sera fait pour en savoir un peu plus. Mais j’observe que la commune de MAN a donné plus de 10 000 voix au candidat de l’UDPCI à la régionale et un peu plus de 4000 voix à notre candidat au Municipal. Qu’est ce qui n’a pas marché pour que le report soit systématique ? On attend ce bilan comme celui de toutes les autres localités où l’indiscipline et les ambitions négatives de certains cadres nous ont fait perdre.

3/ Avez-vous le sentiment que votre parti, l’UDPCI, recule dans son bastion traditionnel ?

Mathématiquement on pourrait le penser car sur 10 communes nous nous en sortons avec 04 maires.la moisson n’est pas bonne à ce niveau. Mais je vous l’ai dit, le fait que les populations aient décidé de confier la région au Président MABRI et à l’UDPCI est un réel défi en terme d’espoir qui vient combler cette apparente défaite du parti dans notre fief traditionnel. La personnalité, l’aura du Président MABRI ont été déterminant dans une région où il s’est complètement investi. Pour le reste, nous ferons le bilan sans état d’âme et nous irons au Bureau Politique et ensuite au congrès du Parti pour relancer la machine. Nos ambitions sont grandes et légitimes pour ce pays avec l’UDPCI et les Ivoiriens sont nombreux à espérer et compter sur notre parti et son Président. Nous n’avons pas le droit de nous y dérober, nous n’avons pas le droit de trahir la confiance placée en ce parti par de nombreux Ivoiriens qui voit l’UDPCI comme une alternative crédible. Le prochain congrès de notre parti dont les dates seront connues à l’issue du Bureau Politique de juin prochain devra clairement clarifier notre position dans notre volonté de bâtir ce pays.
Sous l’ex Président LAURENT GBAGBO, les militants ont décidé que notre parti ait son candidat à la présidentielle. C’était une candidature pour exister. Au prochain congrès, je pense, qu’en plus d’exister nous devons réaffirmer nos ambitions légitimes pour ce pays. L’UDPCI aura donc son candidat comme le stipule la plate forme du RHDP mais l’UDPCI aura son candidat pour rester en conformité avec la volonté de l’écrasante majorité de nos militants. J’entends des bruits de couloirs, mais je demande à ceux qui ont des thèses ou des arguments contraires d’attendre pour les exposer devant le congrès du parti. En tout état de cause, notre parti ne pourra jamais s’accommoder de la théorie du cavalier et du cheval ou du fleuve et de l’affluent. Nous avons des ambitions pour ce pays et nous devons revoir notre organisation interne pour coller à cette réalité sans état d’âme. Ce sera la volonté de nos militants.et il faut que chacun se mette au travail au sein de sa structure en interne, au sein de sa région. Nous sommes entrain de préparer un plan de relance de remobilisation à soumettre aux instances car le parti est dans une léthargie inexplicable de par la volonté de certains cadres qui ne bougent pas en terme de prise d’initiatives et attendent tout du Président MABRI qui doit faire leur réunion de village ou de quartier.

4/Le président de la JPDCI, Kouadio Konan Bertin, révélait lors de sa dernière conférence de presse que le RDR est en train de préparer son divorce d’avec le Rhdp. Quel est votre commentaire sur cette question ?

J’étais à cette conférence de presse. Je voudrais féliciter mon ami et frère KKB pour son courage politique et sa clairvoyance. Il a dit tout haut ce que, malheureusement, de nombreux Ivoiriens pensent tout bas dans leurs salons feutrés. Dans une alliance comme dans un mariage, se dire la vérité est le premier aspect de l’amour ou de la volonté de continuer avec l’autre. Ce que KKB a dit ou fait n’est qu’une interpellation mais c’est sa volonté de voir cette alliance survivre en mémoire de nombreux Ivoiriens qui sont tombés pour la cause commune. Je voudrais rappeler à ceux qui semblent être soudainement amnésiques que déjà en avril 2002, au moment où beaucoup d’entre eux se tairait, ODJE, KKB et moi, dans une atmosphère difficile de relations entre nos différents leaders, les Présidents BEDIE, OUATTARA et GUEI, nous nous sommes assis pour penser union et jeter les bases du RJDP et le RJDP a mené le combat contre ce que nous appelons la dictature de l’Ex Président Laurent GBAGBO. Hier, sous GBAGBO justement, ce sont les cadres qui étaient réfractaires à la verité et aux réalités du vécu des Ivoiriens préférant les théories et slogans Ivoiritaires du genre « il n’y a rien en face ». Tout ce qui venant de l’autre était contre GBAGBO. Le résultat est connu. GBAGBO est à ce jour, malheureusement, seul à la HAYE, loin de ses nombreux conseillers ou journalistes va t’en guerre qui tiraient sur tout, rejetant tout sans analyse objective. Nous sommes en alliance au sein du RHDP, tous nous avions pris des coups, à quelques niveaux que ce soit, pour la victoire du candidat du RHDP. Mais avant, le 18 octobre 2010 à Yamoussoukro nous avons pris l’engagement de gouverner ensemble. Deux ans après est que nous sommes dans cette dynamique ? Est ce que nous sommes d’accord avec ce qu’on a appelé « la gestion commune du pouvoir par le RHDP ? ». Est ce que la grande motivation et l’euphorie de départ des militants et cadres qui faisaient qu’on dormait pratiquement au siège du PDCI RDA existent toujours ? Quand on est allié il y a des choses qu’on ne fait, il y a des actes qu’on ne pose, il y a des paroles qu’on ne sort pas par éthique et par respect de l’allié. On sert d’élections couplées où il y a eu, dans plusieurs endroits, la violence partout alors que ce sont des alliés qui s’affrontent. Ce sont de ces choses qui mettent mal notre alliance que KKB a parlé et soulevé. Maintenant, j’observe un débat et une réplique malsaine depuis lors. En tout cas j’observe et je suis d’accord avec KKB que notre allié qu’on a soutenu au second tour conformément à nos engagements communs, sous nos yeux, est entrain de nous clochardiser comme s’il s’apprêtait à nous « divorcer ». Les actes parfois parlent plus que la parole et sont synonymes de notre volonté d’agir. Les actes trahissent la pensée. Sinon comment peut-on expliquer l’absence de réunions des instances du RHDP, l’absence de concertation au niveau de la conférence des Présidents, l’arrogance, la trop grande suffisance et le manque d’humilité des cadres du RDR envers les alliés.
Sans beaucoup de bruits, l’allié RDR est entrain de s’apprêter à « aller seul » en compétition en 2015. Regarder bien, tous les cadres du MFA ou de l’UDPCI sont chaque jour recrutés par l’allié RDR comme pour affaiblir les autres. Le RDR essaie de nous dépecer vivant. Mais à quelle fin répond cette stratégie si vraiment on est ensemble. J’entends les gens dire que « ton Président MABRI est le bon petit du Président OUATTARA ». Je veux bien et nous en sommes honorés mais le parti et les militants du bon petit du Président de la République gagnent quoi dans tout cela.

On pense à l’UDPCI que c’est une trouvaille pour nous endormir car il y a des choses qu’on ne fait pas à « son bon petit ».

5/ Monsieur le Secrétaire général adjoint, comment jugez-vous le bilan du RHDP après son accession au pouvoir ?

Trois niveaux de bilan. Avant la chute de GBAGBO le bilan de la lutte est plutôt positif. Après la chute de GBAGBO, gestion commune du pouvoir avec son corolaire de comportements et fonctionnement du RHDP. A ce niveau, le bilan est catastrophique. Plus de réunions des instances, chacun se cherche dans son parti, les nominations se font dans un seul sens. L’allié MFA n’est plus dans le gouvernement commun et est tenu loin malgré les appels de son leader, l’arrogance et le manque d’humilité ont pris le dessus, les gens sont devenus trop suffisants, méprisants et inaccessibles. Tout le monde est taxé d’être contre le Président ADO. Le climat n’est pas rassurant et certains actes nous séparent, chaque jour d’avantage. Rien n’est fait pour renforcer la cohésion au sein des alliés. Le décor est planté pour un divorce consommé. Il faut tirer la sonnette d’alarme pendant qu’il est encore temps.

Le dernier niveau de bilan c’est au niveau de mon parti. En février 2002, alors que le FPI était au pouvoir et que nous étions en alliance, à YOPOUGON à l’académie de la mer, nous avons fait les ateliers bilan d’avec ce parti, sans état d’âme. Le bilan étant jugé catastrophique, nos militants ont demandé que cette alliance soit rompue et qu’on retourne dans l’opposition. Une porte avait été laissée au parti au pouvoir. Mais n’ayant pas compris ils ont continué dans leur mépris et arrogance. Le 13 septembre 2002, le Président Rober GUEI a rompu officiellement cette alliance. Nous allons, dans les prochains jours faire le bilan et le congrès décidera de la conduite à tenir. En tout état de cause, nous sommes sereins et imperturbables.

6/ Le FPI a lancé un appel au PDCI en vue de construire une nouvelle alliance sur les cendres du RHDP. Quel est votre commentaire ?

Je remarque avec vous qu’une alliance politique est un jeu d’intérêt. Il n’y a donc pas d’alliance à vie. FHB nous rappelle que la politique est la saine appréciation des réalités du moment. L’appel du FPI au PDCI s’adresse à tous les IVOIRIENS. Il n’est pas exclusif et tout le monde devra l’analyser car tous, nous vivons sur ces 322 000km2 et les Ivoiriens nous regardent. Je constate avec vous que le processus de réconciliation a du plomb dans les ailes malgré la volonté du Chef de l’Etat et ses nombreux efforts. Vous avez pourquoi ? A cause de la lenteur des procédures de justice. Des gens ont été arrêtés mais pourquoi depuis deux ans maintenant, on n’arrive pas à les juger et si possible, à les condamner ou à les libérer.

Les cadres du FPI et les militaires en prison, il faut accélérer les procédures de justice pour qu’ils connaissent leur sort. En les détenant sans jugement dans ces conditions là on est entrain de créer d’autres problèmes qui par la suite seront difficiles à résoudre.
La prison devra garder son caractère de maison de correction.
Pour le reste, depuis le 30 avril 1990 on a vu la gauche démocratique, on a vu le front républicain, on est entrain de voir le RHDP. Demain, je ne serai pas surpris de voir autre chose car rien n’est immuable sur cette terre des hommes.

Je vous remercie

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 11:13

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Par Fatima Berthe Gooré à Abidjan

Il faut le dire tout net, après les législatives , le ver était profondément dans le fruit. Les récentes locales et les tiraillements parfois violents entre « alliés », avaient fini de convaincre l’opinion publique ivoirienne de la fin de cette alliance circonstancielle du Tout Sauf Gbagbo, à la faveur de la présidentielle de 2010. C’était donc devenu un secret de polichinelle.

Le RHDP ne tenait plus sur ses deux pieds depuis belle lurette. Ouattara le sait, Bédié aussi, Anaky Kobena l’avait annoncé depuis de longs mois. Les dignitaires du PDCI [y compris Bédié] qui n’ont jamais accepté cette alliance dans laquelle figure le RDR «un parti politique violent aux antipodes de la philosophie d’Houphouët», peuvent donc ricaner. Ils avaient raison. A part le poste de Premier Ministre [promesse de campagne] octroyé dans la douleur au PDCI, le parti cher à Houphouët-Boigny, dirigé par Henri Konan Bédié [80 ans], se sent-il concerné ou associé à la gestion d’un pays où le Parlement lui échappe, le président issu du RDR gouvernant par ordonnance ? Que nenni !

Qui contrôle l’armée FRCI et les dozos ? etc. Le vieux parti comprend peut-être tardivement qu’un pays ne se gère pas à deux. Et qu’une alliance fut-elle entre partis politiques dans un régime fortement présidentiel, ne devrait se faire sans prendre en compte les modes de gestions des uns et des autres. L’un préférant le dialogue, l’autre adepte invétéré de la violence sinon de la délinquance en politique.

Les partis politiques, membres du défunt RHDP en s’alliant mettaient uniquement le ‘’Tout sauf Gbagbo’’ en marche. Oubliant du coup qu’après Gbagbo et son régime, il allait falloir gouverner le pays et s’entendre sur le minimum, malgré leurs différences. Les dernières locales [municipales et régionales] étaient la goutte d’eau qui devait faire déborder le vase. Et KKB l’a affirmé hier haut et fort «Ces dernières élections ont montré que malgré la présence de Gbagbo à la Haye, les élections ont été organisées dans la violence… depuis 2001, le PDCI n’a plus gagner d’élections. La raison est toute simple et je le dis à nos alliés. J’ai déjà fait le constat. La zone CNO est réservée exclusivement au RDR. La concurrence n’y est pas possible ».

Et un observateur averti de la scène politique ivoirienne à Abidjan d’enfoncer le clou «Bon nombre de poids lourds du RDR ont lamentablement chuté aux dernières élections locales malgré les moyens financiers colossaux mis en œuvre [au fait d'où venaient ces montagnes d'argent ?] – ça devrait faire réfléchir mais malheureusement je suppose qu’aucune leçon ne sera tirée de ce fiasco ! » comme s’est empressé de le faire Bakary Nimaga, journaliste au quotidien proche du RDR Le Patriote, moins de 24H après la sortie de KKB.

Par Fatima Berthe Gooré à Abidjan

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 11:09

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xivQE3fed7U

Amadé Ouérémi se serait rendu aux FRCI durant ce samedi. Ce ressortissant Burkinabé, supplétif pour les «sales besognes» des ex-rebelles ivoiriens et des Forces républicaines de Côte-d’Ivoire [FRCI], occupait depuis plusieurs années, avec des hommes lourdement armés, la forêt classée du Mt Péko dans le Guémon [Bangolo-Duékoué].

Cette reddition aux FRCI et non pas aux gendarmes partis à ses trousses, selon nos informations, a été possible après que le bourreau du quartier carrefour de Duékoué [voir la vidéo], ait reçu des garanties [sécuritaires et judiciaires] de ses « mentors » de l’armée FRCI et du RDR, parti du président Alassane Ouattara.

La presse officielle [TV, journalistes pro Ouattara] parle de capture. Dans les faits une reddition. N’empêche. Dans l’un ou l’autre des cas, tout porte à croire que le Mt Péko est désormais «débarrassé durablement ?» d’Amadé Ouérémi contre lequel, court un mandat d’arrêt de la CPI.

Restez connectés, plus d’infos suivront.

Hervé Coulibaly
Connectionivoirienne.net

Amadé a terre

Amadé à terre

Konda

Ici avec Koné Daouda [Konda] ex chef Frci de Duékoué, actuel commandant FRCI de Bangolo

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Duékoué: Amade Ouérémi et deux de ses éléments arrêtés

Saint-Tra Bi
Source: Fraternité Matin

Le chef milicien qui occupait la forêt classée du mont Péko dans l’Ouest de la Côte d’ivoire, Amadé Ouérémi, a été mis aux arrêts dans la nuit du 17 au 18 Mai par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) placés sous le commandement du Lt Coulibaly Moussa. L’information est donnée de source militaire.
Selon la source, Amadé Ouérémi était dans son campement situé à environ 4 km de la sous-préfecture de Bagohouo dans le département de Duekoue quand il a été appréhendé.
« Deux de ses éléments Ganame Yssouf et Kanssare Amidou qui ont voulu empêcher son arrestation ont eux aussi été arrêtés », indique un témoin. Ils sont interrogés par la gendarmerie dans l’enceinte du camp militaire des Frci de Duekoue.
La source indique que depuis le jeudi 16 mai 2013 des éléments des forces républicaines de Côte d’Ivoire ( Frci) et gendarmes lourdement armés ont pris la direction de la sous-préfecture de Bagohouo situé à la lisière de la forêt classée du Mont Peko.
En effet, occupant la forêt classée depuis plusieurs années, Amadé Ouérémi, et ses combattants avaient été sommés par l’État de Côte d’Ivoire de libérer les lieux.
Face à leur refus de s’exécuter, le gouvernement ivoirien a décidé de passer à l’offensive le jeudi dernier. Les gendarmes et les éléments des Frci se sont déployés, dans un premier temps, aux alentours de la forêt du Mont Péko.
Faut-il le rappeler, Invité récemment à la plateforme d’échanges du groupe fraternité Matin, le chef d’Etat-major général des Frci, Général de Division Soumaïla Bakayoko a martelé avec fermeté : « Pour parler d’un milicien qui serait dans la forêt du Mont Péko, c’est le lieu de rappeler que hormis les militaires et agents de sécurité (police, gendarmerie), personne n’a le droit de porter une arme, encore moins d’en faire usage (…). Nous irons ratisser toute la région de Duékoué. Une opération « le Mont Péko » sera lancée et nous rencontrerons le milicien dont vous parlez. Il faut qu’on arrête ces pratiques. Nous allons tout faire pour que la sécurité dans cette région soit garantie ».

Saint-Tra Bi

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 11:07

Un autre deuil frappe les militaires de la force Licorne. Jeudi, un convoi de cette force française en Côte d’Ivoire a fait un grave accident sur l’axe Odienné-Gbagéléban, selon plusieurs sources. « Hier matin (jeudi ndlr) entre 10h et 11h, un véhicule de l’armée française en route pour Gbéléban a fait un tonneau à environ cinq kilomètres de la ville d’Odienné », a indiqué hier un témoin.

Selon lui, cet accident a fait plusieurs victimes. « J’ai vu trois corps enveloppés dans des bâches », a précisé la source. Une source militaire ivoirienne qui a confirmé l’accident, précise qu’un hélicoptère a été affrété d’urgence pour évacuer les victimes, certainement en direction du 43ème Bima (bataillon d’infanterie de marine) à Abidjan. Si les autorités administratives et militaires d’Odienné se sont refusées à tout commentaire, elles n’ont pas infirmé l’information relative à l’accident.

Fao Sangaré à Odienné
Nord Sud 18 mai 2013

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 11:02
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Ivory Coast's President Ouattara attends an extraordinary meeting of the Economic Community of West African States in Senegal's capital Dakar

C’était le 11 octobre 1968. Il y a longtemps. Mais puisque Margaret Thatcher vient d’être enterrée en grande pompe en Angleterre et que sa politique « libérale » est encensée (encore) par quelques adeptes, cela vaut le coup de rappeler l’interrogation qui était celle de la « dame de fer » (quand elle ne l’était pas encore ; elle appartenait au Shadow Cabinet de Ted Heath). C’était à l’occasion de la conférence annuelle du Conservative Political Centre (CPC). Thatcher, qui avait alors 43 ans (mais près de dix ans d’expérience comme députée), était l’étoile montante de la vie politique britannique mais pas encore la star qu’elle deviendra quelques années plus tard, avait posé la question dans un texte fondateur du « thatchérisme » : « What’s wrong with politics ? ».

Elle y prônait une « politique de conviction » contre la « politique de consensus » en vigueur dans les rangs des conservateurs. La démocratie, disait-elle, « suppose l’alternative politique et un contre-gouvernement prêt à prendre en main les rênes du pays […] Aucun grand parti ne peut survivre sur des bases qui ne soient pas celles d’une ferme conviction de ce qu’il veut faire ». Elle ajoutait : « Il n’est pas de politique qui vaille en dehors des réalités ».

Cette interrogation (« Qu’est-ce qui ne marche pas en politique ? ») et ces propos thatchériens me reviennent en mémoire alors que la Côte d’Ivoire est confrontée à l’émergence d’une nouvelle crise politique.

Les élections régionales couplées, déjà reportées, viennent de se dérouler de la façon la plus indescriptible qui soit. Impréparation, faible participation, confusion… et, tout naturellement, en fin de parcours, affrontements violents dans plusieurs villes du pays. Un K.O. annoncé pour le parti au pouvoir, le RDR, et un chaos avéré pour la République de Côte d’Ivoire qui n’avait pas besoin de cela.

Deux ans après avoir prêté serment (6 mai 2011), Alassane D. Ouattara se trouve, une fois encore, confronté à la réalité politique et sociale de son pays alors qu’il ne semble s’intéresser qu’à une virtualité économique (l’émergence en 2020) à laquelle l’encouragent, hélas, ses partenaires mondiaux et les institutions internationales qui l’ont formaté.

« Il n’est pas de politique qui vaille en dehors des réalités ». Quand donc ADO va-t-il les prendre en compte ? En novembre 1988, à Washington, alors qu’il se préparait à quitter le FMI pour le gouvernorat de la BCEAO, il me disait que « les bonnes politiques économiques, ce sont des recettes de bonne femme, des choses très simples » et que pour les mettre en œuvre il fallait « un assainissement préalable du terrain ». O.K. pour l’économie, c’est son job. Mais en matière politique, le « libéral » qu’il est (ce que je ne suis pas, loin de là) devrait relire Thatcher qui a des « recettes de bonne femme » qui pourraient lui permettre de ne pas être dégagé en touche avant l’heure : « Aucun grand parti ne peut survivre sur des bases qui ne soient pas celles d’une ferme conviction de ce qu’il veut faire ».

Or, le RDR ne semble vouloir rien faire d’autre que d’avoir le pouvoir pour quelques uns de ses « grottos ». ADO en a pris les rênes à l’été 1999 – cela fait quand même pas loin de quatorze ans – et ce parti n’a, depuis, cessé de se « déconstruire ». Le RDR accède au pouvoir après avoir raté le coche à de multiples reprises et, après deux années d’exercice, ne semble pas en mesure d’être un pôle de mobilisation de la vie politique de la droite libérale ivoirienne.

L’impréparation se doublerait d’incompétence ?

Le RDR, c’est le maschmallow de la vie politique ivoirienne. Aucune consistance ; goût factice. Amadou Soumahoro, son secrétaire général par intérim depuis le 14 juillet 2011, en a été le secrétaire général adjoint de 2005 à 2011 (il aurait été battu, ce week-end, à Séguéla). On se demande ce qu’il a « foutu » toutes ces années. Et quels sont les conseils distillés en 2011-2012 à Ouattara (il était son conseiller spécial en charge des affaires politiques). Djeni Kobina, fondateur du RDR, et Henriette Dagri Diabaté, qui a pris sa suite jusqu’à la nomination d’ADO à la présidence du parti le 1er août 1999, avaient une vraie personnalité (même s’ils avaient des insuffisances organisationnelles). Ce n’étaient pas des maschmallows. Le 4 avril 2013, à la veille de la campagne pour les régionales, Soumahoro « imaginait » déjà la victoire de Ouattara « au premier tour » de la présidentielle… 2015.

« La Côte d’Ivoire, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, est plongée dans le clameurs et les vivats de joie et de bonheur ». Il ajoutait : « Nous devons démontrer que nous sommes prêts pour 2015, en faisant de ces élections régionales et municipales un succès républicain et populaire ». Raté.

Le site du RDR fait état, en lieu et place de sa victoire, « des violences post-électorales » dans plusieurs villes du pays, précisant que « l’armée quadrille la ville d’Abidjan ». Ces élections n’auront pas été « un succès républicain et populaire ». Ce qui serait « républicain et populaire » (et salutaire pour le RDR) c’est que Soumahoro aille exprimer ailleurs son incompétence politique. Mais comme me le répétait Balla Keïta : « Si tu es au milieu des crapauds accroupis, ne demande pas une chaise ».

Les régionales devaient être l’étape « du rassemblement et de l’unité pour l’édification d’une Côte d’Ivoire paisible, réconciliée et prospère » prédisait Soumahoro. Le FPI boycottait le scrutin ; il ne restait sur la scène politique que le RDR et le PDCI-RDA et des « indépendants » parfois instrumentalisés par Soumahoro.

Les deux partis s’étaient rassemblés, au second tour de la présidentielle 2010, pour faire gagner (de justesse) Ouattara. Une crise post-électorale (déjà) particulièrement meurtrière et deux années de pouvoir ont eu raison de cette alliance sans que, pour autant, puisse s’exprimer une opposition viable. Résultat de la « politique de consensus » dénoncée par Thatcher. Qui exprimait une donnée gastronomique : « Nous n’avons pas beaucoup « bouffé » pendant dix ans, nous avons, du même coup, plus d’appétit que d’ordinaire ». Or chacun sait que les « grottos » ivoiriens ne sont pas anorexiques !

Le pari de Ouattara c’est : impasse sur la politique (il déteste son « ambiance délétère ») ; relance de l’économique (ce qu’il pense savoir faire). Du même coup, « les populations voyant leurs conditions de vie améliorées [vont] massivement renouveler leur confiance au président » (pronostic de Soumahoro/maschmallow le 4 avril 2013). Sauf que ça ne marche pas comme cela. Et Toussaint Alain, le communicant du FPI, peut évoquer une « traversée du désert électoral ». « Les Ivoiriens, dit-il, dans leur ensemble, ont manifesté leur désintérêt aux élections locales, Alassane Ouattara a été incapable de rassembler les Ivoiriens ».

On peut ne pas partager l’engagement de Toussaint Alain, on ne peut que partager son diagnostic. « Même sans opposition pro-Gbagbo, qui a décidé de boycotter le scrutin, commente Jeune Afrique sur son site, la Côte d’Ivoire ne peut visiblement pas organiser un scrutin sans que des violences ne se déclenchent […] Ces nombreux incident mettent essentiellement en cause des partisans du RDR du président Alassane Ouattara et du PDCI de l’ex-chef d’Etat Henri Konan Bédié ».

La presse pro-Gbagbo, bien sûr, s’en donne à cœur joie. Mais quelques jours après que le chef de l’Etat ait décidé de faire l’impasse sur une Assemblée nationale où le RDR est pourtant majoritaire pour gouverner par ordonnances, ce (double) fiasco électoral (échec du RDR + échec gouvernemental) annonce des lendemains difficiles pour Ouattara. Il est temps de se ressaisir et de prendre conscience que la Côte d’Ivoire 2013 n’est pas celle des années « Houphouët ».

Personne n’a intérêt à ce que le pays renoue avec une crise politique d’ampleur.

« On lui reproche de vouloir créer un apartheid, un développement séparé pour quelques privilégiés et un statut de seconde classe pour les masses » disait-on de Thatcher en 1968 qui finira par imposer ses « convictions » plutôt que la négociation. C’est ce qu’on dit de Ouattara en 2013. Il est urgent, en Côte d’Ivoire, de repenser le mode de production politique. Si tant est qu’il y en ait un.

Par Jean-Pierre BEJOT de La Dépêche Diplomatique.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 08:58

Le contentieux électoral est désormais entre les mains de la Cour suprême. Après les élections municipales et régionales du 21 avril dernier, ce sont au total 163 requêtes en annulation qui ont été envoyées à la Commission électorale indépendante sur 519 têtes de listes pour les municipales. Toutes ont été adressées par la CEI à la Cour suprême.


Marcory, Port Bouët, Bingerville, 82 communes sont concernées, soit près de la moitié du pays. 163 têtes de liste ont déposé une requête en annulation. Ce qui représente 30% des candidats. Les motifs de plainte sont multiples : connivences entre les présidents des bureaux de vote et certains candidats, procès verbaux falsifiés, bourrage d’urnes, opacité du processus électoral dans les bureaux. Des suspicions de fraude dénoncées pour certaines avant même l’ouverture du scrutin.

Sans parler de la violence qui a entouré l’élection le jour du vote et les heures qui ont suivi. C’est la Commission électorale indépendante qui a compilé toutes ces requêtes. Certaines ont été acceptées au-delà du délai légal de cinq jours.

Mais la CEI n’est pas compétente pour se prononcer sur la recevabilité de ces recours. Elle les a donc transmis à la chambre administrative de la Cour suprême, seul organe habilité à le faire. En attendant, ces requêtes en annulation n’étant pas suspensives, la Commission électorale présentera cette semaine le tableau final de ces élections.

Source Rfi

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