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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 23:05

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Denisot vs Gbagbo

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 20:56

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Interview intéresssante d'Alassane Ouattara faite en Dupleix d'Abidjan grâce a la complicité d 'I Télé . Où l'on peut voir que Ouattar ne sait qu'annôner les mêmes choses cnt fois dites et redites et n'a pas le courage de prendre position quand on lui pose des questions gênantes.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 03:21
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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 21:56

Le président tchadien Idriss Deby a estimé mercredi qu'une intervention militaire en Côte d'Ivoire n'était "pas la solution" et qu'il fallait favoriser un dialogue entre le président sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, qu'il considère comme légitimement élu.


"Les solutions militaires sont des trucs provisoires qui ne règlent rien. Il faut le dialogue. Qu'importe le temps. Il faut éviter une déchirure de la Côte d'Ivoire", a déclaré Idriss Deby à la chaîne France 24. "Nous savons tous qu'Alassane a gagné les élections. Mais il faut trouver une solution qui ne pousse pas la Côte d'Ivoire à la guerre civile", poursuit-il, plaidant pour un "dialogue entre les deux hommes".


La communauté internationale, se fondant sur les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne, a reconnu Alassane Ouattara comme le vainqueur de l'élection présidentielle dont le second tour s'est déroulé le 28 novembre.


Mais Laurent Gbagbo revendique aussi la victoire, que lui a attribuée le Conseil constitutionnel.


Après une nouvelle médiation africaine infructueuse la semaine dernière pour demander à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, le président sortant reste sous la menace d'une opération militaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays).


Depuis mi-décembre, des violences, essentiellement liées au processus électoral, ont fait plus de 200 morts dans le pays selon l'ONU.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 21:28

Dépêche AFP du 12/01/2011

 

CONAKRY- Les présidents guinéen, Alpha Condé, et bissau-guinéen, Malam Bacaï Sanha, ont appelé mercredi à un "règlement pacifique" de la crise en Côte d'Ivoire, a-t-on appris de sources officielles.

Les deux chefs d'Etat "ont exprimé leurs vives préoccupations face aux derniers développements de la situation en Côte d'Ivoire", selon un communiqué conjoint transmis à l'AFP.

Ils ont "vivement souhaité un règlement pacifique de la crise, gage certain de la paix, de la stabilité et du développement durable", selon la même source.

Ce communiqué a été publié après une visite de travail de 24 heures à Conakry du président bissau-guinéen.

"La Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest) et l'union africaine (UA) doivent tout faire pour que la sortie de crise en Côte d'Ivoire soit pacifique", a confirmé M. Sanha, dans une déclaration à la presse à son retour à Bissau.

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo est sous la menace d'une opération militaire de la Cédéao s'il ne cède pas le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de l'élection du 28 novembre par la communauté internationale.

Cinq policiers et un civil ont été tués mercredi à Abidjan lors de nouveaux affrontements violents entre forces de l'ordre loyales et habitants d'un quartier favorable à M. Ouattara. Selon l'ONU, la crise postélectorale a fait environ 200 morts depuis la mi-décembre.

Conakry et Bissau ont également annoncé mercredi leur souhait d'intensifier leur coopération pour une lutte plus efficace contre le trafic de drogue.

Ces deux pays voisins ouest-africains sont présentés comme des points importants du trafic de drogue d'Amérique latine vers l'Europe

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:42

On a pu voir pour la première fois aujourd'hui des chefs de section du PDCI-RDA prendre fait et cause pour les institutions républicaines de Côte d'Ivoire. Déjà il y a 15 jours les jeunes du PDCI-RDA s'était prononcés en faveur du camp présidentiel et avaient demandés aux jeunes du PDCI-RDA de suivre le seul gouvernement valable à leurs yeux : celui de M. Gbagbo Laurent.

 

Apparemment le parti du "Vieux" semble regretter amèrement de s'être laissé enfermer dans cette "machine infernale" qu'est le R.H.D.P., organisme qui servait surtout de tremplin au candidat Alassane Ouattara. Depuis le PDCI a dû avaler des couleuvres, voir un premier ministre issu de la rébellion prendre le pouvoir alors qu'entre les deux tours il avait été prévu que ce serait un 1er ministre d'obédience PDCI. Alassane Ouattara n'avait il pas dit et répété qu'il gouvernerait sous les conseils et selon les directives de son aîné M. Konon Bédié ??

 

Il est vrai que celui-ci avait été destitué en 1999, grâce a M. Ouattara et en 2000 ce dernier n'avait pas pu se présenter aux élections présidentielles car il n'était pas né de père et de mère ivoirienne.  On peut donc omprendre la revanche légitime de Ouattara sur Bédié.

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:53

Stéphane Kipré croit fortement que la Cedeao n’attaquera jamais la Côte d’Ivoire, et qu’il appartient aux Ivoiriens d’offrir des passerelles à la Communauté internationale qui ne sait plus comment faire machine arrière. Le Président de l’Union des Nouvelles Générations, l’a fait savoir dans une interview publiée sur son site web, www.kiprestephane.org, qui donne son point de vue sur les différents points de l’actualité nationale : pressions internationales sur Laurent Gbagbo, main tendue de celui-ci à ses adversaires, recomptage des voix, création d’une monnaie ivoirienne, le patron de l’Ung passe en revue tous ces points et propose une médiation ivoirienne à la crise, avec l’implication des chefs religieux et du Président du PDCI-RDA, M. Henri Konan Bédié.

Président, l’Union Européenne vient de vous inscrire sur sa liste de sanctions, au motif que vous
incitez à la haine, à la violence et la xénophobie. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

J’aurais vraiment aimé ne pas avoir à en parler, parce que cela pourrait paraître comme une justification ou un plaidoyer. Il faut comprendre comme les initiateurs mêmes des sanctions l’ont signifié, que celles-ci sont destinées à faire pression sur Laurent Gbagbo pour l’amener à partir du pouvoir. Sur cette liste, il y a tout le gouvernement de Laurent Gbagbo, les membres du Conseil  constitutionnel, des hommes de médias et des leaders d’opinion. Je suis heureux de constater  tout modestement que je fais partie de ces leaders d’opinion dont les têtes sont mises à prix pour que Laurent Gbagbo quitte le pouvoir. Mais encore une fois, toute cette fougue à la limite du zèle, indique clairement la nature de ce qui se passe actuellement. On veut nous condamner à l’inaction, et on veut également nous enlever le droit à la parole. Pour une crise post-électorale, c’est un peu fort.

Vous êtes monté récemment au créneau pour inviter la communauté internationale à voir d’un autre œil, la crise qui secoue la Côte d’Ivoire. Au regard du développement de l’actualité, pensez-vous avoir été entendu ?

Le temps est en train de faire son œuvre, parce que les gens commencent à comprendre que la Côte d’Ivoire n’est pas un Etat vassal de la France. Je crois même que l’étau se resserre progressivement sur Sarkozy qui est, à la vérité, le responsable de cette nouvelle situation de crise. Malheureusement, la communauté internationale ne sait plus comment faire machine arrière dans sa logique de coup de force. Elle a réussi à emballer la Cedeao qui a décidé du recours à la force, au cas où le Président Laurent Gbagbo refusait de quitter le pouvoir au profit du candidat du RDR.


Quelle appréciation faites-vous de cette situation ?

Je constate que la sagesse commence à habiter tout le monde. Personnellement, je ne comprends pas comment le peuple de Côte d’Ivoire se reconnaîtra dans un Président installé par la force, c`est-à-dire un Président qu’il n’aura pas choisi. Le recours à la force, le cas échéant par la Cedeao, est une décision qui lui a été dictée en réalité par la France, les Etats-Unis et bien d’autres. C’est une tentative de coup de force, qui n’est ni plus ni moins que le prolongement de la rébellion qui a commencé depuis septembre 2002.


D’aucuns pensent qu’il s’agit tout simplement d’un contentieux électoral qu’il faille vider. A partir de
là, pourquoi soutenez-vous qu’il s’agit du prolongement de la crise de 2002?

Vous avez dû remarquer que les protagonistes de la crise actuelle, sont les mêmes que ceux de la crise de 2002. Il y a d’un coté, Laurent Gbagbo et le peuple de Côte d’Ivoire. De l’autre, Alassane Ouattara, propriétaire de la rébellion, Guillaume Soro, Secrétaire Général de ladite rébellion et la communauté internationale. On a tous remarqué comment, en quelques heures seulement, Guillaume Soro a troqué sa veste de premier ministre contre celle de chef de guerre. Les propos incendiaires ont repris de plus belle, comme quand il était à Bouaké en 2002. On a assisté à des
affrontements entre les soldats de Soro et ceux de l’armée républicaine. Que les forces nouvelles aient cherché à occuper de nouvelles positions, c’est un peu gros pour une crise post-électorale. Elles occupent désormais Bangolo et on les a vu croiser le feu avec les fds à Tiébissou.


La majorité présidentielle parle de complot contre Laurent Gbagbo. Qu’est-ce qui justifierait ce
complot?

Il faut le demander à ceux qui accordent des accréditations aux ambassadeurs d’une République du Golf dont les décrets n’ont aucune emprise sur la vie des Ivoiriens. Il faut le demander à ceux qui brouillent les canaux de diffusion de notre télévision nationale. Il faut aussi le demander à ceux qui prolongent le mandat des forces onusiennes et de la force Licorne, alors que la Côte d’Ivoire n’en veut plus. Ces faits, pour ne citer que ceux-là, portent véritablement atteinte à notre souveraineté, c’est pourquoi, cette crise ne peut être pour moi, une crise post-électorale. C’est une agression extérieure que subit notre souveraineté.


Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que le monde entier se ligue ainsi contre Laurent Gbagbo ?

Les Etats n’ont pas d’amis, ils ont des intérêts. Je peux comprendre que les intérêts de certains ne puissent pas s’accorder avec les nôtres. Mais cela ne peut justifier un coup de force. On ne résoud rien avec la force. Et puis, ce n’est pas toujours que la force se trouve du coté des agresseurs. On a vu ce que cela a donné en 1954 avec la défaite de la France à Dien Bien Phu. Cette bataille a opposé les forces françaises aux forces vietnamiennes commandées par le général Giap.


Au cours de la toute récente rencontre que vous avez eue avec les délégués Ung d’Abidjan, vous avez demandé au Président Sarkozy de suivre les conseils de Dominique de Villepin. Est-ce à dire que vous épousez le point de vue de De Villepin sur la nouvelle crise ivoirienne ?

Nullement, parce que comme tous les autres, De Villepin admet que c’est Alassane Ouattara, le Président démocratiquement élu. Cela n’a pas de sens, parce que ce point de vue piétine notre souveraineté. En Côte d’Ivoire, il n’ya de président élu que de président proclamé par le Conseil constitutionnel. Par contre, il a pour lui au moins l’avantage de se soucier des pertes en vies humaines qu’occasionnerait une opération militaire. C’est précisément en cela que je demande à Sarkozy de faire preuve de clairvoyance, parce qu’il y a près de 15 000 ressortissants français qui vivent ici en Côte d’Ivoire et un peu plus de 600 entreprises françaises.


Vos propos sont très durs vis-à-vis des Présidents français et américains, alors que les chefs d’Etat de la CEDEAO soutiennent également Alassane Ouattara. Ils sont restés constants en demandant à Gbagbo de remettre le pouvoir au candidat du Rdr.

Aucun chef d’Etat africain ne soutient Ouattara, à part peut-être Blaise Compaoré dont l’implication dans les problèmes de notre pays n’est plus à démontrer. Aucun Président africain n’a adressé ses félicitations à Ouattara, comme cela est d’usage pour les candidats qui gagnent des élections. Aucun ambassadeur africain n’a fait le déplacement de l’hôtel du Golf depuis le déclenchement de cette crise. Il n’ya que ceux des occidentaux qui vont et viennent dans cette crise. Les occidentaux tiennent les Africains par l’économie et par la force, de sorte que les derniers ne peuvent dire le jour, ce qu’ils pensent la nuit. Les chefs d’Etats africains se contentent donc de faire des soutiens nocturnes, au risque de se voir fermer des robinets ou même de se faire renverser. Je peux donc comprendre que leur discours officiel soit une redite officielle, une sorte de photocopie conforme des diktats occidentaux. Il est cependant dommage que la sous-région manque aussi cruellement de leaders qui assument pleinement leurs convictions, un peu comme le font les angolais. C’est pour tout cela d’ailleurs que la Côte d’Ivoire mène la lutte de la liberté. Les Etats de la Cedeao peuvent compter sur nous parce que nous leur apporterons cette liberté tant recherchée.


Accorderiez-vous donc des circonstances atténuantes aux chefs d’Etats de la Cedeao?

C’est ce que je viens de dire à mots couverts. Cela dit, certains ont dû toucher à leur constitution pour être candidat une énième fois et gagner à 80%. Celui du Nigeria a bénéficié des mécanismes de la constitution pour succéder au défunt président Umaru Yar’Adua. Cela veut dire que tout se fait avec et autour de la constitution. Quand on en arrive à ignorer cela, cela veut dire soit qu’on est de mauvaise foi, soit qu’on est aux ordres. Je pense qu’il y a un peu des deux à la fois.


Peut-on croire que les adversaires de Laurent Gbagbo répondront favorablement à sa main tendue?

C’est dans notre intérêt commun que ce message soit entendu. Aucun sacrifice n’est trop grand pour la paix. Je sais que parmi les auteurs de cette nouvelle rébellion qui s’est installée à l’hôtel du Golf, certains n’ont aucun intérêt à ce que les choses s’apaisent. C’est une rébellion à deux têtes. Il y a d’un coté Alassane Ouattara qui essaie d’emballer les partis politiques comme le PDCI. Il y a de l’autre, Guillaume Soro et les forces nouvelles. Une de ces deux têtes, en l’occurrence Guillaume Soro, a remis ses habits de chef rebelle, et c’est lui qui constitue le véritable danger et l’obstacle fondamental à une normalisation de la situation. Tout le monde sait qu’il n’a aucun avenir en dehors de cette situation insurrectionnelle.


Qu’est-ce que cela vous fait-il que Monsieur Alassane Ouattara refuse catégoriquement le recomptage des voix ?

C’est assurément l’aveu de sa forfaiture. Je m’interroge vraiment sur les motivations d’une personnalité qui dit avoir gagné des élections, et qui refuse catégoriquement qu’on recompte les voix. C’est qu’il ne les a pas gagnées, ces élections. Nous sommes dans une situation où Monsieur Ouattara veut faire un passage en force. Le passage en force, militairement parlant ne lui a pas réussi en 2002. Il essaie aujourd’hui un passage en force sous le prétexte fallacieux qu’il aurait gagné des élections. C’est vrai qu’il bénéficie du soutien non pas de la communauté internationale, mais des Présidents Sarkozy, Compaoré et Wade. Cela ne lui réussira pas, tant qu’il n’a pas le soutien des Ivoiriens.


Pensez-vous réellement que la Cedeao mettra à exécution sa menace d’intervention militaire ?

Jamais la Cedeao ne prendra sur elle d’attaquer la Côte d’Ivoire. En dépit des déclarations intempestives, l’option militaire n’est plus à l’ordre du jour. Certains pays pourront continuer à servir de base arrière, comme ils l’ont toujours fait. Ils pourront toujours fournir des mercenaires pour attaquer la Côte d’Ivoire. C’est la même situation que nous avons vécue en 2002 qui revient. Mais comme en 2002, cette nouvelle rébellion échouera. En 2002, la rébellion était sensée renverser Laurent Gbagbo, en quelques jours seulement. Aujourd’hui encore, ce qui était prévu en deux ou
trois jours est en train de s’éterniser. Le temps que cette opération a déjà pris traduit d’ores et déjà son échec. Pour me résumer, il n’y aura pas d’intervention militaire en Côte d’Ivoire. Même la France qui donnait les ultimatums, se refuse d’envisager une opération militaire.


Pour autant, la communauté maintient et même renforce les pressions. Comment sortir de cet étau
qui se resserre progressivement ?

Pour imager, je vous dirai que nous sommes devant un hold-up qui prend du temps. La police a donc eu le temps de quadriller le secteur et les cambrioleurs sont enfermés dans la banque. Comment en sortir ? Cette image résume au mieux la situation de ceux qui au mépris de nos lois, ont voulu s’arroger le pouvoir d’Etat. Les commanditaires mettent la pression sur les autorités pour que les cambrioleurs puissent sortir de la banque.

Il n’empêche qu’avec les sanctions, le gouvernement de Laurent Gbagbo aura de plus en plus de mal à fonctionner.

J’ai une autre lecture de la situation. Avec les mesures qu’elle a déjà prises, la communauté internationale est allée tellement loin, qu’elle ne sait plus comment faire machine arrière. C’est à nous Ivoiriens qu’il revient de ramener les choses à leur juste proportion, pour lui permettre de desserrer sans honte, l’étau dans lequel, elle comptait enfermer injustement notre pays. La communauté internationale a déjà eu à faire machine arrière avec l’accord de Ouagadougou, qu’elle avait fini par endosser, après les échecs retentissants des résolutions de l’Onu. Elle peut toujours le refaire, à condition, bien sûr, que nous ivoiriens, arrivions à lui offrir des passerelles, c`est-à-dire l’occasion de sortir de ce bourbier. C’est là que notre responsabilité en tant qu’Ivoiriens est engagée.


Comment voyez-vous, la sortie de crise, aujourd’hui ?

Le Président de la République a déjà tracé les sillons de ce qui pourrait nous sortir de la crise. Asseyons-nous et discutons. Toute la solution se trouve dans l’aptitude de l’opposition politique et armée saisir la main tendue du Président de la République. Bien entendu, le Chef de l’Etat fait allusion à un dialogue entre les Ivoiriens. Personnellement, je propose une médiation conduite par nos chefs traditionnels et religieux.


Vous êtes vraisemblablement partisan d’une solution entre Ivoiriens, alors que les fils du dialogue entre les protagonistes sont rompus depuis la proclamation des résultats du 2nd tour. Comment pensez-vous, dans ces conditions, articuler un dialogue entre Ivoiriens, sans une médiation étrangère?

Il faut trouver un modus vivendi à cette situation qui n’honore personne, encore moins la communauté internationale. Je pense sincèrement que la solution viendra des Ivoiriens, parce qu’avec la communauté internationale, on ne fera que s’embourber. En tant qu’acteur politique, je m’interroge énormément sur certaines choses. Depuis le début de la crise, nous avons accueilli Thabo M’Beki, Jean Ping, et les présidents Yayi Boni, Ernest Koroma et Pedro Pires viennent de partir.
Pourquoi n’avons-nous jamais eu les suites des missions de M’Beki ou de Jean Ping. L’heure des concessions a sonné. Je crois que le Président du PDCI RDA peut jouer un rôle essentiel en facilitant la médiation qui pourrait être menée par les chefs religieux et traditionnels.


Pensez-vous vraiment que Monsieur Bédié se prêtera à cette mission?

C’est une voie à explorer. Dans tous les cas, cette voie me paraît plus intéressante que la solution du corps expéditionnaire de la CEDEAO. Bédié a le profil qu’il faut pour faire avancer les choses. Il a été une sorte d’arbitre pour le second tour. Il peut donc valablement accompagner la médiation de la crise qui en découle. Ancien chef d’Etat renversé par un coup d’Etat militaire, candidat malheureux au premier tour, il reste le chef d’un parti politique dont les positions comptent dans ce pays. Je crois qu’il doit se débarrasser de sa posture d’acteur de la crise pour emprunter celle d’un facilitateur. On se rappelle qu’il avait grandement contribué à désamorcer une marche insurrectionnelle, que le Rdr, avait voulu mener dans le cadre du RHDP. Ce dont je vous parle, c’est de responsabilité. Je pense que Monsieur Bédié peut et doit prendre les siennes.


Monsieur Bédié vous entendra-t-il avec le siège de son parti qui est actuellement occupé par la Police ?

Je lui demande justement d’avoir une posture nationale, plutôt qu’une posture partisane. Il n’y a jamais eu d’incidents entre les forces de défense et de sécurité et le siège du PDCI-RDA. Il faut reconnaître que depuis le deuxième tour, ce siège a accueilli beaucoup d’activistes du RDR qui ont fini par attirer l’attention des autorités policières. Ce qui s’est passé n’est pas une action dirigée contre un parti politique, autrement, les sièges PDCI du Plateau et de Treichville auraient été visités.
C’est une action ponctuelle sur un site donné pour repaire d’activistes. Monsieur Bédié peut bien comprendre cela, et se mettre au-dessus de la mêlée pour apporter sa contribution au retour de la paix.


Que pensez-vous de l’injonction faite par les Ministres de l’Uemoa à la Bceao de ne plus reconnaître la signature du Président Laurent Gbagbo ?

Les Ministres de l’Economie et des Finances de l’Uemoa ont outrepassé leurs compétences. Dans tous les cas, ce qui se passe n’est que la suite logique des pressions dont leurs chefs respectifs, sont l’objet. Cette décision pourrait se retourner contre eux, parce que de toutes les façons, la Côte d’Ivoire ne pouvait pas rester indéfiniment dans cet ensemble où elle représente près de 40%, sans songer à battre monnaie. Nous aurions tôt ou tard pensé à créer notre propre monnaie. Cette crise accélère les données, tant et si bien qu’il va falloir créer un comité d’experts pour réfléchir sérieusement à sa conception et à sa mise en œuvre. Je reste convaincu que cette monnaie aura une valeur plus forte que le Cfa, et qu’elle nous permettra de faire résolument un pas décisif vers notre développement.


A propos du Conseil des Ministres de l’Uemoa, est-il vrai que c’est M. Charles Diby qui y siège pour la Côte d’Ivoire, et non Désiré Dallo ?

Je suis mal placé pour le savoir, puisque je n’assiste pas au Conseil des Ministres de l’Uemoa.

Dans tous les cas, cela fait partie des machinations et autres manipulations de la France qui met une pression indescriptible sur nos chefs d’Etat. Si elle continue ainsi, elle finira par tuer économiquement, les autres pays membres de la zone Uemoa, qui supportent déjà difficilement les conséquences de la crise actuelle. C’est une chose évidente, parce que sa pression pourrait conduire la Côte d’Ivoire à sortir de cet ensemble, pour se donner de véritables outils pour son développement.

Quel appel lanceriez-vous aux Ivoiriens devant cette situation qui perdure?

J’invite les Ivoiriens au calme et surtout à la sérénité parce que Dieu est au contrôle. La Côte d’Ivoire reste une terre de paix. Mais cette paix, nous n’arriverons à la préserver qu’en nous considérant comme les enfants d’une même patrie. Restons à l’écoute du Président Laurent Gbagbo. Ce n’est pas son fauteuil qui est en jeu. C’est notre souveraineté qui est attaquée. Il a déjà tendu la main à l’opposition. Celle-ci doit prendre la pleine mesure de la situation et jouer elle aussi sa partition pour que nous retrouvions la paix.


Les élections ont eu lieu en 2010, et nous sommes aujourd’hui en 2011. Pensez-vous que cette crise s’installera dans la durée ?

Cela dépendra de nos capacités respectives à comprendre que personne ne règlera nos problèmes à notre place. La question que vous me posez me permet de rebondir sur la nouvelle année qui arrive.

Mais avant, je voudrais exprimer toute ma compassion aux familles endeuillées par cette nouvelle crise. Je m’associe à tous ceux qui, pour avoir placé un espoir en cette élection comme sortie de crise, sont aujourd’hui meurtris et attristés par tout ce qui se passe. A tous ceux-là, j’aimerais dire que demain sera meilleur, parce qu’il faut que demain soit meilleur. Je voudrais donc souhaiter une bonne et heureuse année à tous les Ivoiriens. Que cette nouvelle année nous apporte la paix,  qu’elle nous rassemble en tant que fils d’une même et seule nation, et qu’elle nous donne les armes
et la force d’affronter les défis du développement. Les attentes sont énormes et elles ont pour noms : l’emploi, l’accès aux soins de santé, le renouvellement de nos infrastructures, la sécurité des personnes et des biens. De tout cela, il n’y a aucune place pour les déchirements et les conflits.

Nos réponses doivent donc s’affranchir des bruits de bottes et des dictats de l’extérieur pour une meilleure prise en compte de nos préoccupations. Que 2011 nous éclaire dans notre prétention à travailler pour le développement de notre pays. Je l’ai dit et je le répéte : aucun pays n’a pu véritablement se consacrer à son développement sans avoir gagné le combat de la liberté. 2011 nous y aidera, parce que notre génération doit pouvoir mener le combat de son époque : celui de la liberté, condition sine qua non du développement. A toutes et à tous, je souhaite une bonne et
heureuse année 2011.

Source : www.kiprestephane.org

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:44

Les Occidentaux, au premier chef les dirigeants français et américains, utilisent à présent les chefs d`Etats de la CEDEAO pour régler, à leurs places, "son compte" à Laurent Gbagbo. Une manière hypocrite des Occidentaux de dire : c`est aux "barbares" de faire ce qu`ils savent faire le mieux, c`est-à-dire, se bagarrer... Et comme les "barbares" ne réfléchissent pas, voilà donc quelques chefs d`Etats africains prêts à faire la guerre pour renverser Laurent Gbagbo, et ainsi faire plaisirs aux grandes puissances qui tirent les ficelles à distance, peu importe les dégâts collatéraux d`une telle ignominie.

C`est comme les requins, dès qu`il y a une odeur de sang ils abondent pour participer au festin... Les Occidentaux veulent la tête du frère Gbagbo, pas de problème, ils l`auront "chieff", "merci messiéé".

Mais, regardez de plus près ces présidents de la CEDEAO qui reprochent à Laurent Gbagbo tous les pêchés du monde: la plupart sont arrivés au pouvoir à la suite d`opérations douteuses, de manœuvres dilatoires ou s`accrochent obstinément à la tête de leur pays dont ils ont fait leur propriété privée... Des exemples ? Oui. Blaise Campaoré, l`inamovible président du Burkina Faso, en place depuis l`assassinat crapuleux de Thomas Sankara le 15 octobre 1987 et récemment (le 25 novembre 2010) réélu dès le premier tour avec plus de 80% de suffrages, Abdoulaye Wade du Sénégal, arrivé au pouvoir par voie démocratique en 2000 se comporte depuis en véritable autocrate et pense même faire de son fils le successeur désigné à la présidence de la République du Sénégal, le togolais Faure Gnassingbé, c`est le prototype même de chef d`Etat africain que les Occidentaux savent installés au pouvoir pour finir par s`en débarrasser comme un Kleenex lorsqu`ils n`en ont plus besoin...

Qui encore ? J`en passe et des meilleurs. Les violations répréhensibles de constitution ajustée à répétition par les présidents en exercice pour éviter l`alternance politique, sont un mode opératoire qui n`a jamais irrité les puissances occidentales (USA, France, etc.) dès l`instant où leurs intérêts sont garantis. Assez ! L`Afrique n`est pas un département de la France encore moins un terrain de chasse pour les Occidentaux, et la Côte d`Ivoire n`est pas une sous-préfecture française...L`Afrique est libre de prendre attache avec les pays émergeants tels que la Chine, l`Inde et le Brésil, que cela plaise ou non à la France et aux Etats-Unis. L`interventionnisme des puissances occidentales dans les affaires africaines qui n`a pour but que de faire main basse sur les matières premières du continent noir, on ne le dira jamais assez, commence par agacer. Trop c`est trop ! Lumumba en a été victime, Kwamé Kruma en a souffert, Sékou Touré en a fait les frais, Marien Ngouabi en a payé de sa vie... Hier, c`était Lissouba au Congo Brazzaville, président élu démocratiquement mais chassé du pouvoir par les armes avec la complicité de qui vous savez, le centrafricain Anges Patassé renversé par un coup d`État le 15 mars 2005 de François Bozizé, un ancien réfugié politique en France... A qui le tour demain ? Nous savons tous qu`en Afrique noire les élections sont souvent truquées, les élus sont corrompus, la fraude dans tous les domaines est un sport national, la concussion une règle, la compromission fait office de programme, l`assassinat politique avec l`aide parfois de lointains complices est un moyen pour accéder au pouvoir, alors que veut nous faire croire la CEDEAO ? Qu`un seul chef d`Etat de la CEDEAO se lève et dise qu`il est propre, blanc comme neige... et je conseillerais alors à Laurent Gbagbo de quitter tout de suite le pouvoir. Amis Ivoiriens, je m`arrête ici avec cette crise qui s`éternise dans votre pays.

 

Ça commence à sentir mauvais votre histoire. Ça pue !!!.

Que dieu vous protège...

Source Sénéweb

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 22:21

  Il est fort possible que la Côte d'Ivoire sorte de l'UMEOA et de la CEDEAO si jamais se confirme le schéma qui se met peu à peu en place. Le fait de vouloir contrôler politiquement la BCEAO obligera la Côte d'Ivoire a transformer ma Banque Nationale d'Investissement de cCôte d'Ivoire en Banque Centrale, d'y ouvrir des comptes pour y verser les recettes fiscales et celles du café cacao qui échapperont ainsi à la BCEAO qui compte beaucoup sur la Côte d'Ivoire pour pouvoir financer les projets des états de la CDEAO.

 

En effet, le poumon économique de l'UEMOA c'est la Côte d'ivoire. Elle intervient a hauteur de 40% dans le financement de l'UMEOA qui est déjà en déficit chronique. Que deviendrait elle sans la Côte d'Ivoire ??

 

Le fait de battre monnaie ne serait qu'un détail et permettrait même d'avoir un taux de change favorable par rapport au FCFA, qui rappelons le est stoujours sous surveillance et gouvernance française. Les pays de la CEDEAO en ont d'ailleurs un amer souvenir lorsqu'en 1990, la France pour donner des gages de bonne conduite à l'Allemagne et pour éviter que le Franc CFA rentre dans le calcul de la futur monnaie Européenne, a dévalué sauvagement le franc CFA lui faisant perdre la moitié de sa valeur. A cette époque seule la Côte d'Ivoire était assez solide pour absorber un tel choc monétaire.

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 20:35
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