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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:27

le matin du dimanche 17 mars 2013, une macabre découverte a été faite à proximité de l'école primaire publique offerte, par le groupe musical « Magic system », aux gosses de Marcory-Anoumanbo, leur quartier.


Il s'agit de restes humains. Précisément, d'un fœtus. A.A.R, un vieux soudeur habitant le quartier, qui fait la découverte comme bien d'autres riverains, file au commissariat de police du 26ème arrondissement et signale les faits.

 

Des agents se rendent sur les lieux pour le constat d'usage. Ils y découvrent effectivement le fœtus emballé dans un sachet. Mais du fait de son état de putréfaction très avancé, les policiers se trouvent dans l'incapacité de lui attribuer un sexe.

 

Les services des pompes funèbres, informés, enlèvent le fœtus et vont le conserver à la morgue de l'hôpital général de Port-Bouët.


Madeleine TANOU

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:20

Prendre l’opinion nationale et internationale à témoin sur la détention jugée illégale depuis plusieurs mois de leurs époux, frères ou enfants. Tel est l’objet de la conférence de presse animée par la porte-parole du Collectif des femmes (épouses, mères, enfants, sœurs et amies) des détenus de la crise postélectorale, le vendredi 22 mars 2013 à la maison de la presse au Plateau.

 

«Notre objectif est d’informer de notre douleur de mères, d’épouses et de progénitures et aussi d’implorer les autorités et toutes les bonnes volontés pour analyser avec humanisme les préoccupations qui sont les nôtres. Nos époux, nos enfants sont détenus à la MACA, depuis bientôt 20 mois pour les uns, 12 pour les autres et plus de 4 à 6 mois pour certains, sans jugement (…) Malheureusement, certains de ces prévenus font l’objet d’exfiltrations nocturnes de la MACA pour être déportés vers des destinations inconnues», a rappelé Mme Kouakou Nathalie, porte-parole principale du collectif pour relever les difficultés qui sont les leurs à entrer en contact avec les proches.

 

Le dimanche 24 février dernier, ces femmes avaient organisé un sit-in devant la résidence du président de la CDVR et celle du Premier ministre Daniel Kablan Duncan. «Nous avons été reçues par le général Kouakou Nicolas, qui nous avait dit qu’il allait nous recontacter. Mais depuis, nous attendons. Les procédures judiciaires n’avancent pas, nos parents vont mourir en prison, parce que nous ne savons rien des traitements qu’ils subissent», s’est inquiétée la porte-parole de ce collectif. Pour ces femmes, la réconciliation dont on parle tant en Côte d’Ivoire, ne devrait pas se faire au détriment de ces centaines de détenus, de leurs familles et de leurs progénitures.


O.D

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:17

La première session ordinaire 2013 du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), est ouverte depuis hier vendredi à Abidjan. Plusieurs dossiers sont à l’ordre du jour. Cette réunion qui se tient à la salle des Conseils de l’agence principale de la BCEAO, au Plateau, s’est effectuée en présence du gouverneur de la BCEAO, Koné Tiémoko Meyliet, du président de la BOAD, Christian Adovelande, du président de la Commission de l’UEMOA, Cheikh Hadjibou Soumaré, ainsi que des ministres ivoiriens de l’Intégration africaine, Ally Coulibaly et celle déléguée à l’Economie et aux Finances, Mme Kaba Nialé.

 

Ouvrant les assisses, le président du Conseil, Tièna Coulibaly, a réitéré ses remerciements au Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, pour son ferme engagement en faveur de l’intégration. Il a déclaré placer 2013 sous le signe de l’espoir. Cette réunion permettra de mesurer le chemin parcouru afin d’apprécier les étapes qui restent à franchir pour atteindre l’horizon de convergence des économies des pays membres. « Nous devons reconnaître que ce principal levier du processus d’intégration reste fragile », a admis le président du Conseil des ministres de l’UEMOA.

 

Les sujets à aborder concernent aussi la situation de la micro-finance dans les Etats membres de l’Union, ainsi que les mesures récentes en faveur du secteur. « La micro-finance constitue en effet, un maillon important du mode de financement des économies dans notre espace communautaire », a fait observer Tièna Coulibaly. L’état d’avancement du dossier relatif à la reprise de la Banque régionale de la solidarité (BRS), les propositions de recrutement d’une Société nationale de recouvrement des créances compromises de ladite Banque, l’entrée du Royaume du Maroc au capital de la BOAD sont également à l’ordre du jour du Conseil.

 

Ces dossiers ont été approuvés jeudi, lors de la 88ème réunion du Conseil d’administration de la BOAD tenue à Abidjan. Les débats du Conseil des ministres portent, en outre, sur le Projet d’Acte additionnel instituant une revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, qui répond à une diligence de la dernière conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

 

Deux projets d’Actes additionnels portant l’un sur la création de l’Agence communautaire de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile et l’autre relatif à l’institution de la Politique commune de développement culturel au sein de l’UEMOA seront également examinés.


BS

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miaka Oureto, président par intérim du Front populaire ivoirien (Fpi), a volé, hier jeudi 21 mars 2013, dans les plumes du régime du président Alassane Ouattara.


C’était à l’occasion d’une conférence de presse à son siège provisoire de la Riviera Bonoumin. ‘’Dérives dictatoriales, gouvernance autocratique’’, voilà ce que pense le Fpi du régime Ouattara.  Sans mâcher ses mots, l’actuel patron du Fpi a dénoncé l’attitude du pouvoir Ouattara, qui, selon lui, a tout mis en œuvre pour l’écarter du jeu politique, dans la seule volonté de gagner seul les élections locales, mais aussi  parce que ‘’le pouvoir Ouattara a peur du FPI ’’.


Et Miaka d’en donner les raisons : « …Aujourd’hui dans l’opposition, le Fpi pèse plus lourd que chacun des principaux partis du Rhdp, le Pdci et le Rdr dont l’image s’est érodée avec l’exercice d’un pouvoir calamiteux. Le Rdr qui connait son score officiel (32.3%) obtenus lors du premier tour du scrutin présidentiel, sait qu’il pèse bien moins. le RDR étant un phénomène urbain principalement. Ce pouvoir a expérimenté l’absence du FPI aux législatives de décembre 2011 où près de 85% de l’électorat s’est abstenu de prendre part au scrutin à l’appel du Front Populaire Ivoirien’’.

 

 Climat de terreur

 


Dans cette dynamique, le pouvoir, a expliqué le Fpi, refuse que le président Gbagbo recouvre la liberté, ne veut pas d’une loi d’amnistie, de la recomposition de la Commission électorale indépendante ‘’dominée à 90% par le Rdr’’, de revoir le découpage électoral et de sécuriser le jeu démocratique. ‘’Le pouvoir Ouattara sait que face à ses dérives dictatoriales maintes fois décriées par les ONG des droits de l’Homme, que le Front Populaire Ivoirien est aujourd’hui en Côte d’Ivoire, la seule alternative démocratique crédible. C’est pourquoi ce pouvoir est aussi convaincu, que la seule issue pour lui, de gouverner encore pour un temps, est de régner dans une terreur absolue pour renforcer ses assises ethno-tribales’’, a fait observer le parti créé par Laurent Gbagbo.


Pour Miaka et ses camarades du Fpi, voilà ce à quoi correspond la gestion du pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire : ‘’ le climat de terreur ; la confiscation des médias d’Etat avec pour conséquence le retour du monopartisme; la justice des vainqueurs ; le sabotage du processus conciliatoire ;  le blocage du dialogue-direct ; l’exclusion du plus grand parti politique – le Fpi – des élections du 21 avril 2013 ; l’entretien des foyers de conflits fonciers en faveur des ex combattants pro Ouattara ; la modification de la démographie nationale, dans un but  électoraliste’’. 

 

Le Fpi réclame 1 ,6 milliard de FCFA au pouvoir

 

En conséquence, Miaka Oureto a dit que le Fpi ne reconnaîtra pas les résultats des élections du 21 avril, autant qu’il a invité ses militants à ne pas y prendre part ‘’sous peine de s’exposer aux sanctions disciplinaires prévues par nos textes’’. Toutefois, il a appelé la communauté internationale à se réveiller en interpellant le régime Ouattara. Par ailleurs, répondant aux questions des journalistes, dans le second volet de son intervention, le président par intérim du chef de fil de l’opposition, a réclamé au pouvoir Ouattara la somme de 1, 6 milliard de F CFA, au titre de la subvention des partis politiques.


‘’ Au terme d’une réunion, le premier ministre nous a dit que ce sont 10 millions de F CFA qu’on remet aux partis en guise de perdiem. Nous avons reçu 10 millions de FCFA et non 200 millions de F. Mais ce n’est pas avec 10 millions de FCFA qu’on va acheter le Fpi’’. Selon lui, si la présidentielle 2015 est organisée dans des conditions transparentes ; « Le Fpi battra proprement Ouattara et son Rdr. Et le peuple installera le Fpi au pouvoir. Car, le peuple a toujours raison de la dictature’',  a conclu le conférencier.

 

Alain  BOUABRE 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:10

Ils sont au nombre de 501, les Ivoiriens, partisans du président Gbagbo ou soupçonnés comme tels, qui croupissent, sans jugement, depuis deux ans, dans les géôles du régime Ouattara. Ce chiffre a été fourni par Boubacar Koné, membre de la direction du FPI, recemment au cours d’une conférence publique prononcée par Me André Kouassi, secrétaire national chargé de la Formation politique au FPI. Cette information, révélée au grand public, justifie les raisons pour lesquelles l’ancien parti au pouvoir non seulement fait de la libération des siens une priorité, mais aussi et surtout pourquoi il ne pouvait accepter d’aller aux élections.


Mais cette occurrence n’est pas la seule, il existe bien d’autres raisons pour lesquelles le parti à la rose se suiciderait s’il acceptait d’aller au casse pipe. La première, c’est que de nombreux candidats potentiels de la plus grande formation politique ivoirienne sont en exil. La crise postélectorale qui a résulté de la volonté du candidat Ouattara de ne pas reconnaître la victoire du président Gbagbo, donc sa défaite, s’est soldée par la guerre. Pour ne pas perdre la vie, des milliers d’Ivoiriens, militants et/ou sympathisants du Fpi, ont pris le chemin de l’exil. Parmi eux, de très nombreux cadres de ce parti qui détenaient, pour certains, un mandat électif à même d’être renouvelé.


Ces cadres, aujourd’hui, se trouvent encore traqués, jusque dans les pays où ils ont trouvé refuge, pour se protéger de la folie meurtrière des Frci dont les exploits en matière de crimes et d’assassinats sont bien connus. Du reste, le dernier rapport de l’organisation de défense des Droits de l’Homme, Amnesty International, décrit, avec force détails, leurs hauts faits de crimes et assassinats qui sont sans équivoque quant au respect qu’ils ont de la vie humaine.


La deuxième, c’est qu’en plus des militants Fpi moins connus qui sont incarcérés, le président de ce parti lui-même, Affi N’Guessan, est embastillé à Bouna, dans le nord-est du pays. Avec lui, il faut citer les figures de proue telles que Abou Drahamane Sangaré, Simone Ehivet Gbagbo, anciennement député de la circonscription d’Abobo. Aller aux élections, alors que ces derniers sont privés de leur liberté pour délit politique, serait moralement inacceptable.


Pour ainsi dire, les femmes et hommes à même de défendre valablement les couleurs du Fpi au cours d’une élection sont soit en exil, soit en prison. On ne parle pas bien évidemment de ceux qui ont eu moins de chance et qui ont été simplement massacrés par les Frci. Pour ces deux raisons donc, le Fpi ne pouvait accepter d’aller aux élections. Mais, ne voulant pas donner dans l’intransigeance, la direction de ce parti a demandé un dialogue direct avec le gouvernement, pour aborder toutes les questions pouvant accélérer le processus de réconciliation nationale.


Malheureusement, alors que les discussions sont encore en cours, le pouvoir a pris la décision de fixer la date des élections locales, de façon unilatérale, excluant de fait l’ancien parti au pouvoir des prochaines élections, municipales et régionales. Le bon sens aurait voulu que des questions importantes comme la libération des prisonniers politiques, la composition de la Commission électorale indépendante ( ???!!!), le découpage électoral, etc., soient réglées, pour offrir aux différents partis une égalité de chances, mais cela n’est pas le cas. Cela est bien dommage.


Jean Josselin

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:07

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les armes ont encore tonné, dans la nuit de mercredi à hier jeudi 21 mars 2013, à l'Ouest. Cette fois, c'est la localité de Tuobly, située à sept (7) km de la frontière libérienne, dans le département de Toulepleu, qui a été prise pour cible.


Selon le sous-préfet de Tuobly, M. Kouassi Koffi, dont les propos ont été rapportés par l'Agence ivoirienne de presse (Aip), «les assaillants composés de jeunes libériens et de miliciens originaires de la région sont venus du Libéria. Aux environs de 1h du matin, ils ont encerclé ma résidence. Selon leurs propos, ils voulaient en faire leur base», a expliqué le sous-préfet, soulignant que ces visiteurs armés avaient infiltré la localité la veille de l'attaque.


Alertées de la présence de ces assaillants, les éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) se sont déportés sur les lieux. S'ensuivront alors des échanges de tirs, à l'issue desquels des assaillants seront faits prisonniers. «Heureusement que la riposte des FRCI a été prompte. Cela leur a permis d'appréhender deux assaillants, un Libérien et un fils de la région», a poursuivi M. Kouassi. D'autres sources dénombrent trois assaillants arrêtés, dont deux Ivoiriens et un Libérien. Il a été enregistré, toujours selon les mêmes sources «quelques blessés» du côté de la gendarmerie qui a pris part à la riposte.


Une enquête a été ouverte, et des opérations de ratissage ont été lancées dans toute la zone jusqu'à la frontière du Libéria d'où seraient venus les assaillants. Jusqu'à ce que nous mettions sous presse, aucune perte en vie humaine ne nous avait été signalée. Faut-il le souligner, cette attaque survient seulement une semaine après celle perpétrée contre la localité de Zilébly dans le département de Bloléquin, et qui avait fait plusieurs morts dont deux éléments de FRCI.


Le Mouvement Ivoirien des Wê pour le Retour à l'Ouest (MIWRO) avait revendiqué cette attaque de Zilébly, avant d'annoncer une autre attaque «plus violente». Le ''général'' Guéi Flavien, commandant du Miwro, et ses hommes disent vouloir récupérer, ainsi, leurs terres et leurs biens occupés par des populations allogènes.

 

Serait-ce cette attaque annoncée qui a été perpétrée hier ? Difficile de dire ! Ces bruits de canons, précédés de folles rumeurs d'attaque dans la région, ont fini par créer une psychose généralisée au sein des populations, notamment dans la région du Cavally (Guiglo, Toulépleu, Bloléquin, Taï). C'est, donc, à un exode massif des populations que l'on assiste dans la zone. Les habitants des localités ciblées par les assaillants fuyant leurs villages vers des zones plus sécurisées.


Hamadou ZIAO

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:03

L’année scolaire en cours n’augure pas d’une bonne fin. La fracture entre les enseignants et leur ministre de tutelle, depuis la grève du 4 au 8 février dernier, s’agrandit, de jour en jour.

 

En effet, hier, les responsables du Mouvement des Instituteurs pour la défense de leurs droits (Midd) ont tenu un point de presse, à son siège sis à Marcory Hibiscus, pour dénoncer la ponction opérée sur les salaires de 47ooo enseignants du fait de grève, équivalant à une valeur de 75 millions F Cfa. Les prélèvements vont de 43000 F Cfa à 60 000 F Cfa, certainement, selon la mesure de ce qui leur est reproché.

 

Les enseignants se sont dit surpris et indignés par cette mesure. «De quoi s’agit-il ? Que cache une telle mesure orchestrée par notre ministre de tutelle Kandia Kamissoko Kamara ? Pour le Midd, c’est un paradoxe que de reconnaitre la justesse d’une revendication et de prendre, dans le même moment, des sanctions. A quelle fin ?», se sont-ils interrogés.

 

En tout cas, Mesmin Komoé et ses camarades n’entendent pas plier l’échine devant l’intransigeance du Gouvernement. «Ce que nous revendiquons est contenu dans les textes. Nous allons inviter le Gouvernement à respecter ses textes. Si cette mesure s’applique, elle pourrait produire des conséquences graves. La riposte sera à la hauteur de la provocation», a averti le secrétaire général.

 

Néanmoins, un brin d’espoir reste toujours porté sur le dialogue social initié par le Premier ministre Kablan Duncan. «Le Midd lance un appel pressant à Sem le Premier ministre pour que cette mesure de ponction sur les salaires ne prospère pas, et l’invite à honorer le rendez-vous manqué du 18 mars 2013 avec les Fonctionnaires du monde de l’Education comme il l’a fait récemment avec ceux de la santé, pour un retour de la santé à l’école», mot de fin du secrétaire général.


JB KOUADIO

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 14:34
                                                                                                                                                                                                       Le Village des technologies de l’information et de la biotechnologie, en abrégé Vitib a été créé en   novembre 2006 pour exploiter la Zone Franche de Grand-Bassam elle-même créée par la loi du 30 août 2004. Le Vitib avec un capital de 3.000.000.000 Fcfa ambitionnait de créer à terme, 40.000 emplois.En plus du prêt indien de 10 milliards obtenu avec le gouvernement indien sous le Président Laurent Gbagbo, ce sont 18 milliards additionnels qui ont été obtenus en mars 2009. Ce beau projet qui tenait tant à cœur au Président Laurent Gbagbo est aujourd’hui menacé de disparition faute de transparence, de vision et pour mauvaise gouvernance.
 
Effets dévastateur de la politique de rattrapage ethnique
 Koné Nabagné Bruno fraîchement nommé ministre des Ptic n’a pas pris le temps de comprendre le projet avant de courir à la Primature et à la Présidence pour réclamer la tutelle d’une entreprise privée et régie par l’Ohada. Le Vitib, c’est seulement 10% de parts de l’Etat de Côte d’Ivoire et moins de 40% pour l’Etat et ses démembrements tels que Atci, Sir, Petroci, etc.
Sans vérifier les textes du Vitib et les lois de la Zone Franche, Soro alors Premier Ministre et Ouattara s’accordent et transfèrent la tutelle de la société au ministère des Postes, télécommunication, internet et communicative (Ptic). Il leur a été dit qu’elle était rattachée à la Présidence de la République et qu’il fallait la mettre désormais sous la tutelle du Ministère de Ptic. Ainsi sans vérification, une entreprise privée qui ne pouvait donc pas être rattachée à la Présidence et qui est régie par Ohada est mise sous la tutelle du ministre des Ptic. Il aurait pu en être ainsi pour n’importe quelle compagnie privée avec une faible participation de l’Etat.
Pourquoi Koné Bruno qui a été Dg de Citelcom sachant par exemple que l’Etat y a 48% des parts n’a pas demandé que cette structure soit sous sa tutelle au lieu de se retrouver phagocytée de force par Orange? En fait, il pensait que le Vitib était une société d’Etat. Après avoir commis son forfait et s’étant rendu compte de la gaffe, il a annoncé lors d’un point de presse qu’il opterait pour la nationalisation de la société.
Deuxième gaffe, car la loi de la Zone Franche et le décret d’application interdisent la nationalisation de toute société dans la Zone Franche afin de ne pas effrayer les investisseurs qui y accourent. Pire comment peut-on être le Porte-parole d’un gouvernement libéral et préconiser la nationalisation ?
Après avoir obtenu le « transfert de tutelle », dès le 1er Juillet 2011, Bruno Koné court à Vitib pour marquer ses territoires et faire barrage aux velléités de Charles Koffi Diby qui avait déjà illégalement pris des arrêtés pour nommer Seri-Assia Jérôme comme Pca et Fadiga Kaladji comme Dg. Rappelons-le, Vitib est une entreprise privée où l’Etat a 10% des actions et est gouverné par l’Ohada. Lors de sa visite début juillet 2011, Koné Bruno promet aux employés de Vitib, une nouvelle gouvernance et reconnait que le projet de Gbagbo est un très bon projet, et que le problème de la structure était un problème de gouvernance. Il revendique avoir été de ceux qui ont soutenu la création du projet quand il était le Dg de Citelecom. Koné Bruno qui n’a jamais reconnu le Pca illégal de Charles Koffi Diby se voit proposer Aka Boni Léon comme Pca par Ouattara.
 Aka Boni Léon, un Pca d’une autre ère à la tête d’une entreprise High Tech
Pdg de Iintelci puis de Citelcom ancêtre de Côte d’Ivoire Télécom   de 1970 à 1995, une époque où en Afrique et presque partout dans le tiers monde, il n’y avait ni Internet, ni email, le neveu d’Houphouët-Boigny a été l’un des dirigeants de télécom les moins performants du continent. Pendant son règne à Citelcom,   on pouvait attendre plus de 4 ans pour avoir une ligne de téléphone fixe. Il exigeait à un nouveau locataire, de payer les arriérés de factures téléphoniques de son prédécesseur dans le local avant de réactiver la ligne téléphonique existante !
Il signait personnellement toutes les demandes d’attribution de ligne de téléphone. Voilà pourquoi on pouvait attendre plus de 4 ans pour avoir une ligne de téléphone. Cela explique aussi en partie, le succès de la téléphonie mobile dans le pays. Ses souvenirs en technologie remontent à la téléphonie rurale et au fax. Il adore le minitel à Paris, mais n’a jamais pu faire le lien avec Internet. A ce jour, il n’a ni email, ni ordinateur dans son bureau. Comment peut-il définir la stratégie d’un village de technologie ? Pendant qu’il était le tout puissant Pdg de CiTelcom, il n’y avait ni audit ni obligation de résultats.
 Comment a-t-il pu être proposé par Ouattara himself comme Pca de Vitib ?
Tout neveu d’Houphouët qu’il est, il a été renvoyé sans droit par Henry Konan Bédié en 1995. Frustré, il a déposé ses valises au Rdr devenant ainsi un des premiers membres la famille Houphouët à militer dans ce parti, dissident du Pdci-Rda. Il est le propriétaire de l’hôtel Pergolat où il fait tenir illégalement des Conseils d’administration du Vitib et se fait payer. Il se vante à qui veut l’entendre, d’avoir abrité dans son hôtel, des réunions secrètes du Rhdp.
 Il est tout sauf un gestionnaire
Dès son arrivée à Vitib, rattrapage ethnique oblige, il fait recruter sa nièce et une « amie intime » Mme Varango qui semble avoir des amitiés intimes avec tous les régimes, comme juristes. Cette dernière bien que consultante assurera les intérims du Pdg, oui du Pdg, car Aka Boni s’est arrangé au vu et su de Koné Bruno, pour cumuler temporairement, les fonctions de Dg et de Pca de Vitib, en attendant le recrutement d’un Dg et après avoir unilatéralement mis fin à l’intérim du Dg intérimaire choisi par le Conseil d’administration.
Mme Varango Mireille, née Doukouré sœur cadette de Doukouré Moustapha ex maire de Yopougon, jouit de ses relations privilégiées avec Aka Boni pour réactiver son contrat de consultante juriste avec un salaire de plus de 2.000.000 Fcfa par mois plus les autres avantages. Elle obtient un véhicule mis à sa disposition bien que son contrat ne le lui permet pas. Quand ce véhicule n’est pas disponible, Aka Boni préfère lui céder le véhicule de fonction qui revient normalement au Dg, mais qu’il a confisqué. Dame Varango doit véritablement être indispensable à la société.
Les projets de rapport du commissaire aux comptes Pwc qui indiquaient qu’elle avait trop perçu sous l’ancienne gouvernance ont été très miraculeusement corrigés sans qu’elle n’ait eu à rembourser ce qu’elle devait. En tout cas, Mme Varango qui a été à la fois proche de Seydou Diarra à Chocodi et de Laurent Gbagbo, tire bien son épingle du jeu quel que soit le pouvoir. Aka Boni n’hésite pas à exiger des comptables de la société d’augmenter le salaire de sa nièce seulement un mois après son embauche. Il se bat et obtient du ministère et des administrateurs de la société, une augmentation de son propre salaire. Il touche plus de 4.000.000 Fcfa par mois en net, plus les autres avantages. Finis les tapages médiatiques où on publiait les salaires des Dg et Pca de l’ère Gbagbo et on promettait un maximum de 2.000.000 Fcfa comme salaire des Pca.
 L’appel à candidature, de la poudre aux yeux.
 Koné Bruno a maintes fois répété devant la presse que le nouveau Dg de Vitib sera choisi par appel à candidature. Le ministre qui a eu le temps de déchanter du projet Vitib, a commencé à prendre ses distances avec le projet et n’a pas de toutes les façons, d’emprise sur ce baron du Rdr et de loin son ainé dans les télécoms. Ainsi, Aka Boni ruse avec l’appel à candidature en faisant nommer un de ses poulains qu’il a fait venir du Canada. L’appel d’offres organisé par un cabinet local à la demande du ministère des Ptic (?) n’a pas respecté les critères des candidatures. Des personnes qui ne remplissaient pas du tout, les conditions ont été interviewées. Pango Philippe protégé de Aka Boni qui lui échappera très tôt a été imposé en violation des résolutions du Conseil d’administration de Vitib où les administrateurs avaient très majoritairement exigé que les Cv des trois candidats retenus leurs soient proposés afin qu’ils choisissent le directeur général de la société. Rien ni fit, Pango était le choix de Aka Boni et Bruno a laissé faire.
Pango Philipe, un «inventeur» là où il n’y a plus rien à inventer
Avec la nomination de Philippe Pango en mai 2012, Bruno Koné devrait avoir tenu la promesse faite aux employés de Vitib en juillet 2011 de leur donner la gouvernance qu’il faut pour faire avancer ce beau projet de Laurent Gbagbo. Tard vaut mieux que jamais a-t-on coutume de dire. Notons qu’il a fallu presqu’un an à Koné Nabagné Bruno pour mettre en place, la nouvelle direction de Vitib après le départ de l’ex Pdg puis Pca Kragbé Gadou Vincent et du Dg Demba Traoré remerciés illégalement parce qu’ils sont proches de l’ancien régime. Pango Philippe puisque copté par Aka Boni, va   servir de bras séculiers pour régler ses comptes.
Ainsi donc le Daf, le Cto et le Dg par intérim seront remerciés en même temps que tous ceux qui avaient été recrutés par l’ex Dg Demba Traoré. Même les chauffeurs ne seront pas épargnés. Motif officiel, chômage économique. Et pourtant, au même moment le Pca , et le Dg obtiennent du Conseil d’administration une augmentation de leurs salaires. C’est le lieu de rappeler ici aussi que contrairement à ce que les journaux proches du pouvoir dénonçaient, Pango Philippe est payé à plus de 5.500 000 Fcfa net par mois, plus les avantages divers. Signalons que le cumul des salaires de l’ensemble du petit personnel licencié n’atteint guère le salaire de la consultante juriste sans compter que la société à des avocats pour défendre ses intérêts au tribunal de Grand-Bassam où elle se retrouve tous les mois en litige avec soit un opérateur économique, soit avec des ex employés. A son recrutement, il a été annoncé comme un inventeur à la tête du Vitib. Est-ce pour cela qu’il se sent obligé de réinventer la roue là où il fallait plutôt gérer ?
 Le rattrapage, la règle d’or en Côte d’Ivoire
 Pango Philippe ayant suivi à partir du Canada d’où il vient, la politique de rattrapage ethnique d’Alassane Ouattara, il a fait sienne cette nouvelle norme de gouvernance en Côte d’Ivoire. Premièrement, il embauche son frère consanguin comme chauffeur. Deuxièmement, il embauche après annonce dans un journal de la place, sa cousine qui était en fonction à Dakar comme son assistante. A-t-il oublié comment lui-même a été recruté ? L’appétit venant en mangeant, il décide de remplacer l’un des directeurs licenciés en recrutant un nouveau directeur qui n’est personne d’autre que son cousin ! Malheureusement entre temps, le torchon brûle entre lui et son bienfaiteur le Pca. Celui-ci informe le Conseil que le candidat proposé par le Dg est son cousin et que depuis son recrutement, il ne fait que recruter ses parents ! Quel poignard dans le dos ! Le Conseil d’administration n’a pas eu d’autres choix que de s’opposer au choix de Pango. Plus grave, le Pca dit ne pas avoir été associé au licenciement massif après chômage technique que le Dg venait de faire. Il s’ensuit une altercation et les administrateurs rappellent à l’ordre, le Pca et son poulain et ils leurs rappellent que cela rassemble à un passé pas trop lointain à Vitib qu’ils ne souhaiteraient pas revivre. Rebelote, Koné Bruno vient d’échouer. Car s’il y avait un problème de gouvernance à Vitib, il reste entier.
Les banques menacent le Vitib
 Aka Boni qui se vante d’avoir été rappelé de sa retraite forcée depuis quinze ans, par Alassane Ouattara himself pour son efficacité, est le Pca de Vitib depuis le 7 octobre 2011,   soit depuis 17 mois, et Pango lui nommé Dg depuis mai 2012, soit depuis 10 mois, et rien avance. Absolument rien. Sinon à reculons. Le Vitib est supposé créer des emplois, mais jusque-là, ils n’ont fait que licencier.
En plus, des subventions de l’Etat, la société générait des revenus propres. Pire, les gouvernants actuels de Vitib n’ont pas été en mesure d’inscrire la subvention de 1 milliard par an au budget 2013, et seront donc au bon vouloir des payeurs qui prendraient des risques de faire des paiements non budgétisés ! Si cela est fait, ce serait tout sauf de la bonne gouvernance ! Quand le tandem Aka Boni – Philippe Pango est arrivé avec la bénédiction de Koné Bruno, ils ont trouvé 10 milliards de Fcfa de prêt EximBank India et 18 milliards de prêts Boad-Bidc en place.
Des entreprises de renommée mondiale avaient commencé à opérer dans la Zone Franche (Hp, Orange Global Services, etc..). Aujourd’hui, ces entreprises fuient la Zone Franche, faute de visibilité et de transparence. Pire EximBank a suspendu sa ligne de crédit jusqu’à nouvel ordre, faute de bonne gouvernance. Pour rappel, le décaissement du prêt Boad-Bidc est conditionné par celui du prêt indien. C’est donc dire que les 28 milliards négociés et obtenus sous le Président Laurent Gbagbo malgré la guerre sont aujourd’hui menacés.
Que vaut le Vitib sans ces prêts ? Violente question à Koné Nabagné Bruno qui disait le 1er juillet 2011, lors de son tour du propriétaire à Vitib que très peu a été fait depuis le lancement du projet en 2006. Mais est-il besoin de lui rappeler qu’il est ministre des Ptic depuis bientôt deux ans et que le Vitib est sous sa tutelle depuis sa nomination. Et ce si beau projet de Gbagbo au lieu d’avancer, recule pour n’être aujourd’hui que l’ombre de lui-même ?
 Enise Kamagaté
 
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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 14:20

C’est le deuxième président de la Ve République à être mis en examen à l’issue de son mandat. Après Jacques Chirac en 2009 dans le cadre des emplois fictifs, c’est Nicolas Sarkozy qui est, cette fois, mis en cause.

 

L’ex-président fait l’objet d’une mise en examen pour abus de faiblesse dans le dossier Liliane Bettencourt. Les auditions, qui ont duré plusieurs heures jeudi 21 mars au palais de justice de Bordeaux, devaient déterminer si Nicolas Sarkozy s’est rendu, pendant sa campagne présidentielle en 2007, au domicile de l’héritière et s’il a eu des contacts avec elle à cette occasion.

 

L'abus de faiblesse est passible de trois ans de prison, 37 5000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 13:13

"La réponse du FPI à son exclusion du jeu électoral par le régime Ouattara"

(Déclaration lue par Dr Kodjo Richard, Secrétaire général par intérim & Porte-parole)

Mesdames et messieurs les journalistes ;

Mesdames et messieurs les invités ;

Je salue votre présence, vous qui nous avez fait l’amitié et l’honneur de répondre à notre invitation.

Mesdames et messieurs les journalistes, par cette conférence, je souhaite vous prendre à témoin par rapport aux dérives autoritaires persistantes du régime Ouattara. Je voudrais exprimer avec gravité et indignation, qu’en dépit de quelques cris d’indignation et de rapports d’ONG dénonçant la recrudescence des exactions, arrestations arbitraires et autres atrocités perpétrées depuis le 11 avril jusqu’à ce jour, le régime Ouattara n’est nullement inquiété. Il agit à sa guise, assuré qu’il est de toute impunité.

Après avoir attendu près de deux années avant d’accepter le dialogue direct avec le Front Populaire Ivoirien, le pouvoir Ouattara a multiplié les actes de sabotage de ce dialogue manifestement pour pousser le FPI à quitter la table de négociation.

Et pourtant, le FPI, en prenant l’initiative de demander le 22 septembre 2011, le dialogue direct avec le Gouvernement, exprimait ainsi sa volonté de contribuer à la normalisation de la vie socio politique en Côte d’Ivoire.

Ainsi, le FPI a non seulement affiché son désir d’entrer dans le jeu politique, mais il a surtout réaffirmé, dans ce dialogue direct sa ferme volonté de participer aux élections locales à venir.

Ainsi les points qui restaient encore à négocier concernent, (i) la réconciliation par le sommet, (ii) l’amnistie générale, (iii) la réforme de la CEI, (iv) la sécurisation du jeu démocratique, (v) la désignation d’un arbitre et d’un comité de suivi par consensus. Tous ces points visent justement à créer au-delà de la réconciliation nationale, les conditions objectives d’un scrutin juste, transparent, équitable et inclusif.

A ce stade de mon propos, nous devons convenir ensemble, mesdames et messieurs les journalistes, que le pouvoir Ouattara a peur du FPI et ne veut point de lui aux élections. Et cela pour plusieurs raisons :

- Le Front Populaire Ivoirien pour avoir été crédité de 38,04% de l’électorat ivoirien au premier tour du scrutin présidentiel d’octobre 2010, est le premier parti politique de Côte d’Ivoire. Aujourd’hui dans l’opposition le FPI pèse plus lourd que chacun des principaux partis du RHDP le PDCI et le RDR, dont l’image s’est érodée avec l’exercice d’un pouvoir calamiteux.

- Le RDR qui connait son score officiel (32.3%) obtenus lors du premier tour du scrutin présidentiel, sait qu’il pèse bien moins. le RDR étant un phénomène urbain principalement.

- Ce pouvoir a expérimenté l’absence du FPI aux législatives de décembre 2011 où près de 85% de l’électorat s’est abstenu de prendre part au scrutin à l’appel du Front Populaire Ivoirien.

Voilà qui fonde son refus d’élections justes, transparentes et ouvertes à tous.

C’est aussi pourquoi le pouvoir Ouattara refuse obstinément :

1- Que le Président Laurent Gbagbo recouvre la liberté parce que, comme le reconnait la CPI elle-même, il est devenu tellement populaire qu’il reprendra aussitôt le pouvoir par les urnes si un scrutin venait à être organisé.

2- De prendre une loi d’amnistie qui permettrait au FPI de retrouver toutes ses forces ce qui conduirait inévitablement à une débâcle électorale du RDR et du RHDP.

3- Que la CEI qui dans sa composition comprend encore des représentants du MPIGO, du MJP et du MPCI, et est par ailleurs dominée à 90% par le RDR soit réformée.

4- Que le découpage électoral qui lui est favorable soit revu.

5- Que le jeu démocratique soit sécurisé pour tous. Parce que aussi bien dans le Nord que partout ailleurs, seuls les électeurs du RDR seront sécurisés au détriment de ceux de tous les autres partis qui par peur s’abstiendront de prendre part au vote.

Le pouvoir Ouattara sait que face à ses dérives dictatoriales maintes fois décriées par les ONG des droits de l’Homme, que le Front Populaire Ivoirien est aujourd’hui en Côte d’Ivoire, la seule alternative démocratique crédible.

C’est pourquoi ce pouvoir est aussi convaincu, que la seule issue pour lui, de gouverner encore pour un temps, est de régner dans une terreur absolue pour renforcer ses assises ethno-tribales.

Non, le Front Populaire Ivoirien ne se taira pas. C’est un parti attaché à la paix, mais il n’est pas aveugle. Il est conscient qu’en portant ces coups systématiques à notre camp – c’est toute la Côte d’Ivoire que le régime des vainqueurs est en train de déstructurer, voire d’engloutir. Oui, chers frères et sœurs du RHDP, en particulier du PDCI et du RDR, le pays brûle au sens vrai comme au sens figuré. Le FPI, victime principale des attaques des vainqueurs, ne se taira pas face à cette barbarie.

La Côte d’Ivoire brûle par sa gouvernance autocratique caractérisée par cette phobie du dialogue que je nomme « agoraphobie » ; résultat, le Gouvernement seul se prépare à gagner brillamment des élections régionales et municipales non inclusives mais que l’on prévoit déjà démocratiques.

La Côte d’Ivoire brûle du côté du Nord avec les affrontements à répétitions entre autochtones et allochtones ; le régime Ouattara qui ne peut prospérer qu’en mobilisant des loyautés ethniques, se tait dans le secret espoir de tirer profit de cet autre drame foncier.

Mesdames et messieurs les journalistes, la Côte d‘ivoire brûle mais le régime Ouattara non content d’avoir fait consumer bien des vies, des ressources économiques, financières et agricoles en l’espace de 24 mois, prépare, ici et là, d’autres foyers, notamment dans les régions où le candidat Laurent Gbagbo a gagné dès le 30 octobre 2010

En effet, pour se donner toutes les chances de remporter à l’avenir n’importe quel scrutin, le régime Ouattara est en train de modifier la démographie de ces zones là en y naturalisant massivement des communautés étrangères. Un acte qui va contre les intérêts de la Côte d’Ivoire dans la mesure où cette fabrication de bétails électoral dresse les nationaux contre les étrangers en plus du fait qu’elle viole la constitution. Mais ce n’est pas tout.

Alors récapitulons, mesdames et messieurs, en dénonçant ce qui se passe en Côte d’ivoire au vu et au su de tous :

1°) le climat de terreur ;

2°) la confiscation des médias d’Etat avec pour conséquence le retour du monopartisme;

3°) la justice des vainqueurs ;

4°) le sabotage du processus conciliatoire ;

5°) le blocage du Dialogue-Direct ;

6°) l’exclusion du plus grand parti politique – le FPI – des élections du 21 avril 2013 ;

7°) l’entretien des foyers de conflits fonciers en faveur des ex combattants pro Ouattara ;

8°) la modification de la démographie, nationale, dans un but électoraliste.

Au regard de ce qui précède, et vu que le régime Ouattara a tout mis en œuvre pour exclure le FPI des élections municipales et régionales à venir, notre parti en prend acte et décide de ce qui suit :

1. Le FPI n’est pas concerné par les élections du 21 Avril 2013,

2. Aucun militant du FPI ne doit en aucune manière prendre part à ces élections, à savoir : ne figurer sur aucune liste, ni faire campagne pour une liste, encore moins voter, sous peine de s’exposer aux sanctions disciplinaires prévues par nos textes;

3. Le FPI ne reconnaîtra pas les résultats de cette mascarade électorale ;

4. Le FPI saisira les instances compétentes pour dénoncer l’incompétence et l’illégalité de la CEI devenue caduque après les législatives de 2011;

5. Le FPI appelle tous les militants à la vigilance, à la sérénité, à la discipline.

Le FPI lance encore une fois un appel solennel et pressant au pouvoir afin qu’il se ressaisisse et s’engage sans faux fuyant dans la voie de la vraie réconciliation. A cet égard , nous invitons instamment le Gouvernement au strict respect de l’unique résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU qui lui enjoint et je cite : « de veiller à ce que les prochaines élections locales soient ouvertes, transparentes, libres et régulières et se déroulent dans le calme, et à ce qu’elles favorisent la représentativité politique et la réconciliation en choisissant une date opportune, en assurant la sécurité, et en procédant aux réformes électorales utiles ».

En tout état de cause, le FPI ne désespère pas de voir la communauté internationale veiller à ce que la seule résolution contraignante qu’elle a produite sous le régime Ouattara soit effectivement appliquée dans l’intérêt de la paix en Côte d’ivoire.

Mesdames et messieurs les journalistes de tous les médias, de la presse nationale et internationale, je vous remercie pour votre aimable attention et reste à votre disposition pour vos questions.

Abidjan, le 21 mars 2013

Le Président

 

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