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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 15:35
Mamadou Sanogo

Mamadou Sanogo

La sérénité n’est plus de mise dans la case des Républicains à Ouaninou, région du Bafing. Avant même la fumée blanche attendue du siège de la rue Lepic, deux camps et non des moindres s’accusent déjà de complot. Le vaste département de Ouaninou est constitué d’une unique circonscription composée de 2 sous-préfectures fonctionnelles (Ouaninou et Koonan), et 4 autres non ouvertes.

Pour le compte de cette circonscription, le Rdr a enregistré 4 candidatures à l’unique poste. Il s’agit de Bamba Moussa appelé « Vice », Lamine Koné (député sortant), Diomandé Komba (transfuge Pdci) et Mamadou Sanogo (ministre de la Construction et de l’Urbanisme). Les deux candidats qui se lancent des piques et philippiques depuis un moment à travers leurs états major sont Lamine Koné et Mamadou Sanogo.

Selon le 1er camp, le ministre de la Construction fait fi des pionniers locaux du Rdr pour prendre appui sur son filleul Dosso Youssouf, nouveau venu au Rdr à la faveur de son élection comme maire de Ouaninou en 2013. Ainsi, le député Koné et son camps se sentent frustrés car désormais en marge des prises de décisions concernant le parti. Aussi, il accuse le ministre d’être de connivence avec le SD (secrétaire départemental) Rdr Dosso Youssouf de vouloir écarter le député sortant de la nouvelle course à l’hémicycle.

C’est ainsi que la polémique a enflé la semaine dernière au sujet de la réception des dossiers de Lamine Koné pour la candidature à la candidature. Les dossiers du candidat Koné avait été réceptionnés sur le capot d’un véhicule, dit-on. Cela est une preuve que sa candidature est banalisée et boycottée par le SD qui est le bon petit du ministre, soutient le camp Lamine Koné.

Pour sa part, Dosso Youssouf se défend : « J’avais pourtant demandé au député de m’accorder 5 mn pour que mes collaborateurs mettent de l’ordre dans mon bureau afin que je l’y reçoive. Il m’a rassuré qu’il s’agissait juste de me remettre ses dossiers à main propre et que je n’avais qu’à signer simplement l’accusé de réception. Ce que j’ai fait alors que ses collaborateurs prenaient des photos. Je vois maintenant que c’était à dessein, tout se qui se passait ce jour là. Mais au nom de l’alliance culturel qui est entre les familles Dosso et Koné, le Tout puissant Dieu ne laissera pas impuni cet acte de trahison de ma bonne foi », dixit Dosso Youssouf par ailleurs maire de Ouaninou.

En fin de compte, il nous revient que la nouvelle clause du Rdr est également l’une des sources de la discorde. Selon cette clause, personne ne devra être candidat indépendant contre le candidat officiel du Rdr au risque d’être exclu du parti. Il y a également le nerf de la guerre étant donné que le candidat parrainé par le parti reçoit un appui financier. Sans compter avec sa bénédiction, surtout que le Rdr est majoritaire au Nord.

En attendant la décision finale venant de la rue Lepic, les camps Lamine Koné et Mamadou Sanogo se regardent en chiens de faïence. Et chacun se bat comme il peut pour avoir l’onction du parti à la case étant donné que trois schémas se présentent à eux : Primo, les différents candidats se concertent pour donner un nom ; sinon ils passent devant les secrétaires de sections qui opèrent le choix. Le troisième cas de figure est la solution finale du secrétariat du Rdr chargé des élections, à Abidjan.

Bayo Lynx, à Touba

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 15:29

Par Connectionivoirienne.net

La Côte d’Ivoire serait-elle devenue une prison à ciel ouvert ? Sous le fallacieux prétexte de la lutte contre l’impunité, on emprisonne à la pelle et on libère selon les humeurs et le bon vouloir du chef.

Il faut pourtant encourager la lutte contre l’impunité. Ne pas lutter contre l’impunité installerait notre pays dans le désordre et la chienlit. En toute chose, force doit rester à la loi.

Cependant l’emprisonnement systématique ne devrait pas constituer la réponse à toutes les transgressions de notre société toujours en quête d’un repère. L’emprisonnement, c’est l’option d’Alassane Ouattara depuis son accession au pouvoir. Loin de nous l’idée selon laquelle il faut bannir la prison. Quoique privative de liberté, la prison joue un rôle d’éducation et de resocialisation même si ces aspects sont souvent occultés au profit de ses aspects purement punitif et répressif. Mais se servir de l’épouvantail de la justice et de la prison comme d’un mode de gouvernance, nous semble aberrant dans une société ivoirienne en quête de réconciliation.
Hormis ceux qu’on qualifie de prisonniers de droit commun, les prisons ivoiriennes sous Ouattara regorgent de prisonniers d’opinion pour ne pas dire des prisonniers politiques, vocable rejeté par les tenants du pouvoir. Selon les sources, les chiffres de cette catégorie de prisonniers oscillent entre 240 et 450. Des chiffres qui seront revus à la hausse si l’on y intègre les prévenus des récents événements dans la crise des factures. C’est-à-dire ceux qui ont été arrêtés non pas en flagrant délit de destruction de biens mais dans les domiciles privés à Bouaké et ailleurs dans le pays.

 

« Un geôlier nous est né », affichait souvent en vignette un confrère de la presse bleue. Et rien ne semble arrêter « Ado solution » dans sa volonté de casser toute velléité de contestation de ses décisions et de saper le moral de ses opposants. Quel travail d’éducation aux valeurs de la République fait-il en amont pour amener ses compatriotes à se détourner des solutions désespérées ? « Je suis le prince, obéissez-moi simplement, je n’ai rien à vous expliquer », semble-t-il leur opposer.
Le chef de l’Etat ivoirien qui se réclame de la philosophie politique d’Houphouët exècre le dialogue, il considère la discussion et le débat comme du « bavardage inutile ». Ce n’est pas sa tasse de thé, ce n’est pas la matière dans laquelle il excelle. L’élève formaté dans le moule du Fmi et des oligarchies internationales est adepte des solutions rigides. « Je décide, vous appliquez et c’est tout ! »

Les étudiants des universités réclament de meilleures conditions d’étude depuis la réouverture de celles-ci à travers le slogan « départ nouveau ». Las d’attendre les solutions du gouvernement, ils déclenchent des mouvements de grève qui finissent dans la répression et dans l’emprisonnement. On déplace les problèmes sans les régler.
Des déguerpis de quartiers précaires s’élèvent contre le mode de déguerpissement qui les réduit au dénuement total, ils n’auront pour seule réponse que la prison. Des femmes qui n’en peuvent plus du manque d’eau dans la capitale tentent-elles de hausser le ton pour un mieux-être, elles seront rabrouées si elles ne sont jetées en prison pour trouble à l’ordre public.

Sous Ouattara, il n’y a pas d’alternative à la prison. L’héritier du père du dialogue, apôtre de la paix Félix Houphouët-Boigny fait fi des valeurs de tolérance et de la gouvernance de proximité. Enfermé dans sa bulle, il emprisonne, à tour de bras. Sans dialogue sincère, sans discussion comment peut-on appréhender les problèmes du peuple et les régler ? Ouattara aime le dialogue à son rythme et à ses conditions comme un bon chef d’entreprise. Il sait qu’il dispose de l’appareil répressif de l’Etat et peut en faire usage à tout moment. Il s’y adonne à cœur joie avec des emprisonnements choisis. Ce qui est scandaleux ici, c’est le caractère sélectif des candidats à la prison et la discrimination dans le traitement des dossiers par les juges. Tout est fait pour favoriser les amis du pouvoir ou les groupes influents et tout est mis en œuvre pour maintenir sans motifs valables derrière les barreaux, les ennemis et assimilés même pour les mêmes délits. Cela s’appelle de l’instrumentalisation.

SD à Abidjan

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